Svyato-Troitskiy Ipat'evskiy Muzhskoy Monastyr'

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ulitsa Prosveshcheniya Kostroma 156004 Russia

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RUSSIE

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Dénomination latine un peu incongrue mais très employée, notamment par les guides francophones. Datant de 1275, c'est l'un des plus anciens monastères du nord de la Russie. Une fort belle légende en raconte la fondation à l'époque de la coexistence plus ou moins pacifique entre Russes et Tatars. Un Tatar converti, du nom de Tchet (certains historiens affirment que ce nom est dérivé du mot tchort qui signifie "  le diable  "), émit l'intention de passer au service du prince moscovite Ivan Kalita, qui portait le titre de "  grand rassembleur de la terre russe  " et fondateur de la Grande Moscovie. La principauté de Kostroma, alors indépendante, allait passer grâce à Tchet dans le giron de la Grande Moscovie. Afin de gagner Moscou, il entreprit de remonter le fleuve à bord d'une galère, faisant halte à Kostroma, alors l'une des dix plus grandes villes de Russie. La nuit même de cette escale, il tomba malade et perdit connaissance. Il eut alors une vision  : la Sainte Vierge, accompagnée de l'apôtre Philippe et du saint martyr Hypati, lui promettait de le guérir en lui demandant de se convertir et de fonder le monastère Saint-Hypati. A son réveil, il se trouva guéri. Désireux d'obéir à la Sainte Vierge, il se convertit et versa une somme d'argent considérable pour la construction du monastère, sur une sorte de péninsule entre la Volga et la Kostroma (un affluent de la Volga qui porte le même nom que la ville). La légende est jolie, mais, dans la réalité, le monastère fut probablement construit dans un souci défensif. La cour intérieure est paisible  : des églises, un clocher à carillon, des bouleaux... Initialement, ce monastère du XIII e  siècle était entièrement construit en bois de chêne, une espèce alors très répandue dans les forêts russes qui en sont aujourd'hui totalement dépourvues. C'est seulement vers la fin du XVI e  siècle que les moines ont eu la possibilité de reconstruire en brique tout le monastère, grâce à l'aide des Godounov, qui descendaient du fameux Tatar Tchet, devenu Zakharia après son baptême et ancêtre de plusieurs familles russes (dont les Godounov). Ce qui explique les liens étroits entre cette famille et le monastère, sur le territoire duquel ont été enterrés cinquante-deux Godounov, dont plusieurs avaient terminé leur vie dans ce même lieu comme moine. Aujourd'hui, il ne subsiste qu'une seule crypte contenant sept tombes (les autres n'ont pas été détruites par les bolchéviks, mais par les moines et sur l'ordre de leur supérieur au cours d'une reconstruction  : il s'agissait d'une vengeance politique, car sous les Godounov, des Romanov furent contraints à l'exode et persécutés). C'est donc Boris Godounov et son oncle Dimitri, en 1570, qui ont contribué les premiers aux travaux de reconstruction du monastère, dont le prix se montait à 1 000 RUB, une somme énorme pour l'époque. A gauche de l'entrée, les cellules des moines occupent un bâtiment à un étage, dont le rez-de-chaussée date de la fin du XVI e  siècle. Située au centre du monastère, la cathédrale de la Trinité est édifiée en 1652. Elle possède de remarquables fresques du XVII e  siècle. Celles du narthex, contemporaines (1912) sont imitées de fresques anciennes. Sur le mur opposé à l'entrée, la fresque du Jugement Dernier, date de la construction. L'iconostase est l'oeuvre d'artistes locaux. Elle a été réalisée sur fond de tilleul, un bois tendre qui se travaille bien. Chaque colonne est sculptée dans un tronc de tilleul, que l'artiste a brûlé et ouvragé jusqu'à obtenir une colonne complètement ajourée, décorée de grappes de raisin et de feuilles d'acanthe. L'ensemble est doré à la feuille d'or très fine. Une pièce de la cathédrale, à droite du choeur, est réservée à la conservation des icônes les plus fameuses, que l'on sortait uniquement à l'occasion des fêtes. On y trouve en particulier une très rare icône sur tissu, représentant la Vierge de Feodorovskaïa, et brodée par la mère du premier tsar Romanov, Michel. La salle du fond a été offerte à la cathédrale par les Romanov, celle du milieu par les Godounov. La salle des Romanov contient un certain nombre d'icônes intéressantes, comme cette Vierge du XVI e  siècle caractérisée par l'Enfant, toujours sur le bras droit, portant un rouleau de papier et montrant le chemin avec deux doigts. Située à l'extérieur de la cathédrale, à droite, sur l'emplacement de l'ancienne église d'hiver, la nécropole abrite la tombe des parents de Boris Godounov, mais aussi celle du fameux Tchet (le fondateur présumé du monastère) et celle d'Ivan Soussanine (ce qui est encore moins probable) qui se seraient trouvées parmi les tombes détruites au XIX e  siècle.

SAINT PÉTERSBOURG - VOLGA

SAINT PÉTERSBOURG - VOLGA

Dénomination latine un peu incongrue mais très employée, notamment par les guides francophones. Datant de 1275, c'est l'un des plus anciens monastères du nord de la Russie. Une fort belle légende en raconte la fondation à l'époque de la coexistence plus ou moins pacifique entre Russes et Tatars. Un Tatar converti, du nom de Tchet (certains historiens affirment que ce nom est dérivé du mot tchort qui signifie "  le diable  "), émit l'intention de passer au service du prince moscovite Ivan Kalita, qui portait le titre de "  grand rassembleur de la terre russe  " et fondateur de la Grande Moscovie. La principauté de Kostroma, alors indépendante, allait passer grâce à Tchet dans le giron de la Grande Moscovie. Afin de gagner Moscou, il entreprit de remonter le fleuve à bord d'une galère, faisant halte à Kostroma, alors l'une des dix plus grandes villes de Russie. La nuit même de cette escale, il tomba malade et perdit connaissance. Il eut alors une vision  : la Sainte Vierge, accompagnée de l'apôtre Philippe et du saint martyr Hypati, lui promettait de le guérir en lui demandant de se convertir et de fonder le monastère Saint-Hypati. A son réveil, il se trouva guéri. Désireux d'obéir à la Sainte Vierge, il se convertit et versa une somme d'argent considérable pour la construction du monastère, sur une sorte de péninsule entre la Volga et la Kostroma (un affluent de la Volga qui porte le même nom que la ville). La légende est jolie, mais, dans la réalité, le monastère fut probablement construit dans un souci défensif. La cour intérieure est paisible  : des églises, un clocher à carillon, des bouleaux... Initialement, ce monastère du XIII e  siècle était entièrement construit en bois de chêne, une espèce alors très répandue dans les forêts russes qui en sont aujourd'hui totalement dépourvues. C'est seulement vers la fin du XVI e  siècle que les moines ont eu la possibilité de reconstruire en brique tout le monastère, grâce à l'aide des Godounov, qui descendaient du fameux Tatar Tchet, devenu Zakharia après son baptême et ancêtre de plusieurs familles russes (dont les Godounov). Ce qui explique les liens étroits entre cette famille et le monastère, sur le territoire duquel ont été enterrés cinquante-deux Godounov, dont plusieurs avaient terminé leur vie dans ce même lieu comme moine. Aujourd'hui, il ne subsiste qu'une seule crypte contenant sept tombes (les autres n'ont pas été détruites par les bolchéviks, mais par les moines et sur l'ordre de leur supérieur au cours d'une reconstruction  : il s'agissait d'une vengeance politique, car sous les Godounov, des Romanov furent contraints à l'exode et persécutés). C'est donc Boris Godounov et son oncle Dimitri, en 1570, qui ont contribué les premiers aux travaux de reconstruction du monastère, dont le prix se montait à 1 000 RUB, une somme énorme pour l'époque. A gauche de l'entrée, les cellules des moines occupent un bâtiment à un étage, dont le rez-de-chaussée date de la fin du XVI e  siècle. Située au centre du monastère, la cathédrale de la Trinité est édifiée en 1652. Elle possède de remarquables fresques du XVII e  siècle. Celles du narthex, contemporaines (1912) sont imitées de fresques anciennes. Sur le mur opposé à l'entrée, la fresque du Jugement Dernier, date de la construction. L'iconostase est l'oeuvre d'artistes locaux. Elle a été réalisée sur fond de tilleul, un bois tendre qui se travaille bien. Chaque colonne est sculptée dans un tronc de tilleul, que l'artiste a brûlé et ouvragé jusqu'à obtenir une colonne complètement ajourée, décorée de grappes de raisin et de feuilles d'acanthe. L'ensemble est doré à la feuille d'or très fine. Une pièce de la cathédrale, à droite du choeur, est réservée à la conservation des icônes les plus fameuses, que l'on sortait uniquement à l'occasion des fêtes. On y trouve en particulier une très rare icône sur tissu, représentant la Vierge de Feodorovskaïa, et brodée par la mère du premier tsar Romanov, Michel. La salle du fond a été offerte à la cathédrale par les Romanov, celle du milieu par les Godounov. La salle des Romanov contient un certain nombre d'icônes intéressantes, comme cette Vierge du XVI e  siècle caractérisée par l'Enfant, toujours sur le bras droit, portant un rouleau de papier et montrant le chemin avec deux doigts. Située à l'extérieur de la cathédrale, à droite, sur l'emplacement de l'ancienne église d'hiver, la nécropole abrite la tombe des parents de Boris Godounov, mais aussi celle du fameux Tchet (le fondateur présumé du monastère) et celle d'Ivan Soussanine (ce qui est encore moins probable) qui se seraient trouvées parmi les tombes détruites au XIX e  siècle.

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