Château de Villerouge-Termenès
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Autres lieux à voir autour
"Le plus beau ! Rôtisserie médiévale "
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"belle cité médiévale avec château cathare GR jusqu'à Lagrasse"
@lou.coulet
"À une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Carcassonne, Villerouge-Termenès est la porte méditerranéenne des Hautes Corbières. Située au cœur du village, la masse importante du château impose le respect. Les premières données historiques le concernant remontent au début du XIIe siècle. À cette époque et jusqu’à la Révolution française, les puissants archevêques de Narbonne sont les seigneurs du château et du village. Cependant, le château de Villerouge-Termenès fut plusieurs fois occupé et convoité. Le château fut classé monument historique en 1976. Il fait actuellement l'objet d'une candidature à la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO avec sept autres châteaux "cathares" de la région ! 𝐋𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐫𝐨𝐲𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐋𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞𝐝𝐨𝐜 𝐞𝐧 𝐥𝐢𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥 ! Perchées au sommet de crêtes vertigineuses ou veillant sur d'anciens chemins frontaliers, huit forteresses extraordinaires racontent l'histoire d'un territoire qui, au Moyen-Âge, fut le théâtre de croisades, de rebellions et d'une dure guerre de conquête. Aguilar, Carcassonne, Lastours, Montségur, Quéribus, Peyrepertuse, Puilaurens et Termes forment un ensemble exceptionnel, réparti entre l'Aude et l'Ariège : les forteresses royales du Languedoc. Ce réseau de fortifications est candidat au patrimoine mondial de l'UNESCO. Portée par le Département de l'Aude et l'Association Mission Patrimoine Mondial, la démarche mobilise élus, habitants et experts pour révéler ce patrimoine, transmettre son histoire et ouvrir de nouvelles perspectives au territoire. 𝑯𝒖𝒊𝒕 𝒄𝒉𝒂̂𝒕𝒆𝒂𝒖𝒙, 𝒖𝒏𝒆 𝒉𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 Les forteresses royales du Languedoc forment un impressionnant système défensif du XIIIe siècle, témoin de la volonté des rois de France d'imposer leur autorité sur un territoire nouvellement conquis. Organisé autour des fortifications de Carcassonne, qui protègent le château du sénéchal, représentant direct du roi, le réseau de forteresses couvre un vaste territoire, jusqu'aux limites de l'ancien royaume d'Aragon. En un temps record, la Couronne transforme d'anciennes places féodales en châteaux sentinelles, selon un programme coordonné à l'architecture homogène. Les principes de l'architecture capétienne, élaborés dans les plaines du nord de la France, doivent ici s'adapter aux reliefs escarpés. Positionnées sur des crêtes rocheuses, ces forteresses dessinent une ligne de défense monumentale, encore clairement lisible dans des paysages magnifiques. 𝑫𝒆 𝒍𝒂 𝒄𝒓𝒐𝒊𝒔𝒂𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝑨𝒍𝒃𝒊𝒈𝒆𝒐𝒊𝒔... Le terme « catharisme » désigne aujourd'hui un ensemble de contestations religieuses et sociales qui concernent l'ensemble de la chrétienté médiévale. Inspirés des premières communautés chrétiennes, ces dissidents rejettent les richesses et l'autorité de l'Église catholique romaine, qui les considère comme hérétiques. Persécutés dans toute l'Europe, les cathares trouvent un temps refuge dans certaines régions, comme la Lombardie ou les terres des comtes de Toulouse. En 1209, le pape Innocent III déclenche la « croisade contre les Albigeois », dirigée contre les cathares occitans. Les croisés, venus du nord du royaume, affrontent les vicomtes de Carcassonne et les comtes de Toulouse afin de les contraindre à réprimer la dissidence. Le pouvoir royal, qui y voit un intérêt politique et stratégique, reprend progressivement l'opération à son compte. ... 𝒂̀ 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒏𝒒𝒖𝒆̂𝒕𝒆 𝒓𝒐𝒚𝒂𝒍𝒆 ! En 1229, à l'issue de vingt années de croisades et de guerres méridionales, le roi de France annexe à ses domaines le territoire conquis, appelé désormais le Languedoc. Cette prise de contrôle offre au royaume un accès direct à la Méditerranée et aux Pyrénées, renforçant son pouvoir dans le sud. Une vaste réorganisation politique et militaire s'engage : les fortifications existantes sont renforcées, de nouvelles sont construites. Il s'agit de contenir les ambitions aragonaises au sud, de surveiller les comtes de Foix à l'ouest, et d'imposer l'ordre royal sur un territoire encore rebelle. 𝑪𝒂𝒓𝒄𝒂𝒔𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆, 𝒄œ𝒖𝒓 𝒅𝒖 𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒂𝒖 𝒓𝒐𝒚𝒂𝒍 Implantée entre Montagne Noire et Corbières, Carcassonne verrouille un axe stratégique reliant Atlantique et Méditerranée. Fortifiée dès l'Antiquité, elle devient, au XIIIe siècle, le cœur et la tête du dispositif royal dans le Languedoc conquis. Le château du sénéchal y matérialise l'autorité capétienne, tandis que les remparts, élargis et renforcés, imposent un pouvoir encore contesté. Carcassonne devient alors le centre d'un système de fortification jalonnant tout le territoire de la sénéchaussée et contrôlant la frontière sud du royaume jusqu'au XVIIe siècle. L'exceptionnelle conservation de ses fortifications, restaurées au XIXe siècle par Viollet-le-Duc, a conduit à son inscription au patrimoine mondial en 1997. 𝑫𝒆́𝒇𝒆𝒏𝒔𝒆𝒔 𝒓𝒐𝒚𝒂𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆𝒔 𝒇𝒐𝒓𝒕𝒆𝒔 𝒊𝒎𝒑𝒓𝒆𝒏𝒂𝒃𝒍𝒆𝒔 En 1240, alors que le pays semblait en cours de pacification, une attaque surprise est lancée depuis la frontière catalane par une armée de seigneurs méridionaux poursuivant la résistance. Pris au dépourvu, le sénéchal réussit difficilement à défendre Carcassonne. Après ce péril, une nouvelle mise en défense s'impose : les faubourgs sont rasés, une double enceinte les remplace, et l'administration royale se retranche dans un château-fort au cœur de la cité. Ces énormes travaux transforment profondément la ville, repoussant la population sur la rive gauche de l'Aude, où naît la ville basse. 𝑳𝒂 𝒇𝒊𝒏 𝒅'𝒖𝒏𝒆 𝒓𝒆́𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆 Avant leur transformation en châteaux royaux, Lastours, Termes, Aguilar, Quéribus, Peyrepertuse, Puilaurens et Montségur appartenaient à des seigneurs farouchement opposés à la domination française. Parmi ces places-fortes féodales, Montségur occupe une place particulière : le lieu fut le principal refuge de l'Église cathare persécutée. En 1243, le sénéchal de Carcassonne assiège le site. Les combats durent 11 mois et se terminent par le bûcher de 200 cathares ayant refusé d'abjurer. Les unes après les autres, les dernières places rebelles se rendent au roi. La résistance armée s'achève en 1255, avec la soumission de Quéribus. 𝑫𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆𝒔 𝒇𝒆́𝒐𝒅𝒂𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒇𝒐𝒓𝒕𝒆𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒓𝒆̂𝒕𝒆𝒔, 𝒔𝒆𝒏𝒕𝒊𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒖 𝒑𝒐𝒖𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒓𝒐𝒚𝒂𝒍 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝑳𝒂𝒏𝒈𝒖𝒆𝒅𝒐𝒄 𝒏𝒐𝒖𝒗𝒆𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒇𝒓𝒂𝒏𝒄̧𝒂𝒊𝒔 En 1258, le traité de Corbeil, signé entre Louis IX et Jacques Ier d'Aragon, fixe la frontière méridionale du royaume de France au sud des Corbières. Autour de Carcassonne, certaines places fortes sont confisquées et transformées en châteaux royaux, selon les techniques les plus avancées de l'architecture militaire capétienne. Souvent appelées à tort « châteaux cathares », les forteresses des Corbières et de la Montagne Noire ont en réalité été rebâties par la couronne de France. Les cathares, eux, n'ont jamais construit de fortifications. Sous l'autorité du sénéchal de Carcassonne, les forteresses royales sont des pôles de contrôle militaire et administratif. Installées sur des pitons rocheux, elles surveillent les frontières, les axes de circulation et les ressources du territoire. Par leur architecture imposante et leur efficacité défensive, elles forment, avec la Cité de Carcassonne, un rempart contre l'invasion et l'insurrection. Leurs garnisons, composées de 10 à 20 hommes, sont ravitaillées et armées par l'administration royale. Dans les Corbières, certains châteaux ont été attaqués à plusieurs reprises, jusqu'au traité des Pyrénées en 1659, qui déplace la frontière à son emplacement actuel. Les châteaux royaux sont alors peu à peu abandonnés. 𝑫𝒆 𝒏𝒐𝒖𝒗𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒇𝒐𝒓𝒕𝒊𝒇𝒊𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒅'𝒂𝒗𝒂𝒏𝒕-𝒈𝒂𝒓𝒅𝒆, 𝒄𝒉𝒆𝒇 𝒅'œ𝒖𝒗𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍'𝒊𝒏𝒈𝒆́𝒏𝒊𝒆𝒓𝒊𝒆 𝒎𝒊𝒍𝒊𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆 Au milieu du XIIIe siècle, la Couronne entreprend la reconstruction des fortifications de Carcassonne et de son réseau de châteaux, transformant radicalement l'architecture militaire en Languedoc. Les ingénieurs royaux mettent en œuvre un langage architectural normé : plans géométriques, tours circulaires, multiplication des ouvertures de tir. Cette architecture venue du nord s'adapte aux reliefs escarpés du pays, affichant une monumentalité ostentatoire et témoignant d'une véritable prouesse architecturale. Ces forteresses marquent le paysage du sceau de l'autorité royale. Construits au même moment, par les mêmes équipes et dans un but commun, les châteaux sentinelles présentent de nombreuses similitudes avec la Cité de Carcassonne. Standardiser les formes permet de bâtir plus vite et à moindre coût. Chaque chantier peut mobiliser entre 150 et 200 ouvriers. La pierre est extraite sur place, dans des carrières ouvertes à l'emplacement même du château. Tailleurs de pierre et maçons représentent les deux tiers des effectifs, aux côtés des charpentiers, forgerons, muletiers et autres artisans. 𝑼𝒏𝒆 𝒂𝒓𝒄𝒉𝒊𝒕𝒆𝒄𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒄𝒂𝒑𝒆́𝒕𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆 𝒆𝒏 𝒔𝒆́𝒓𝒊𝒆, 𝒆𝒕 𝒖𝒏 𝒈𝒓𝒂𝒏𝒅𝒊𝒐𝒔𝒆 𝒑𝒂𝒕𝒓𝒊𝒎𝒐𝒊𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒄𝒉𝒆́ 𝒆𝒏 𝒉𝒆́𝒓𝒊𝒕𝒂𝒈𝒆... Pensées et construites par le pouvoir royal, les forteresses du Languedoc adoptent des formes codifiées, signes d'un projet cohérent et centralisé. Tracé géométrique des remparts, tours rondes, bâtiments adossés aux murailles, voûtes sur croisée d'ogives, archères « en étrier » ou « en bêche », ces éléments communs définissent un langage architectural venu du nord, adapté aux reliefs difficiles du Languedoc. Par leur redoutable efficacité et la qualité de leur mise en œuvre, ces standards s'imposent rapidement comme la nouvelle façon de concevoir les fortifications, tant chez les vassaux du roi que dans les royaumes voisins. Des forêts sombres de la Montagne Noire aux crêtes lumineuses des Corbières, des gorges étroites incisées dans la roche aux sommets des Pyrénées ariégeoises, le territoire des forteresses royales du Languedoc révèle une nature grandiose et préservée. Perchées sur leurs pitons rocheux, les forteresses veillent encore sur un territoire riche de découvertes : grottes, rivières et ruisseaux, châteaux en ruines, abbayes anciennes, vignes ensoleillées et villages médiévaux suspendus dans le temps. Ici, le patrimoine dialogue avec les paysages, et chaque pas raconte une histoire. 𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆(𝒔) : 𝒆𝒙𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒅'𝒖𝒏 𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒍𝒆 𝒅𝒖 𝒃𝒍𝒐𝒈 « 𝑵𝒐𝒕𝒓𝒆 𝑩𝒆𝒍𝒍𝒆 𝑭𝒓𝒂𝒏𝒄𝒆 » ; 𝒅𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍'𝑨𝒖𝒅𝒆 ; 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑰𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆"
@histoireitinerante
"Entièrement restauré, le château s'impose avec son architecture militaire médiévale des Corbières. Sa situation peut surprendre en raison de sa situation au coeur du village. L'enceinte quadrangulaire percée de hautes archères est parfaitement conservée. Une tour ronde est positionnée sur chaque angle ; la plus haute est la tour sud-est avec ses 23 m, elle servait alors de donjon. Bien qu'en partie détruit, vous remarquerez le crénelage qui reste apparent par endroits. L'aile est du château est ouverte sur trois niveaux à une visite guidée audiovisuelle. Vous y découvrirez la vie de Guilhem Bélibaste, dernier " parfait cathare ", ainsi que l'histoire du catharisme et la puissance l'archevêque de Narbonne : Bernard de Farges. Bélibaste tue un berger du village au cours d'une rixe, une procédure est alors lancée contre lui. Pour sauver sa peau, il abandonne femme et enfants et rejoint le cercle des parfaits cathares. Dénoncé puis capturé, il va finir brûlé vif à Villerouge en 1321. La visite muséographique, utilisant documents audio, guide, vidéos, diaporamas, maquettes, mais aussi fresques d'époque, plonge le visiteur sept siècles en arrière, en pleine époque cathare ! Profitez du chemin de garde pour apprécier la vue sur l'église Saint-Etienne du village."
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