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Ce qu'en disent les utilisateurs
Autres lieux Ă voir autour
"5 hĂ´tels particuliers enduit blanc larges baies"
@stephaniechampion3
"L'interieur vaut aussi la visite si vous en avez l'occasion."
@clement.junca
"La rue Mallet-Stevens est une anomalie extraordinaire à Paris. Une rue entière "offerte" comme terrain de création à un architecte de renom, parmi les plus novateurs de son époque. Près d'un siècle après son édification, elle est toujours dans l'état qui était le sien à l'époque (même si les bâtiments vieillissent avec des fortunes diverses), et ouverte aux passants. Sans aucun commerce, elle apparaît comme un simple plaisir des yeux pour amateurs et amatrices d'architecture. Commande d'un banquier pour lotir un terrain de 3 827 m2 dont il est propriétaire, la réalisation de la rue est confiée à Robert Mallet-Stevens en 1924. Âgé de 41 ans et œuvrant alors surtout comme décorateur de cinéma, l'architecte acquit un an plus tard une immense notoriété à la suite de l’Exposition internationale des arts décoratifs, où il construisit le spectaculaire Pavillon des renseignements et du tourisme. C'est le 20 juillet 1927 que le Tout-Paris se presse dans le quartier d’Auteuil, où la rue est inaugurée en grande pompe. Pour Mallet-Stevens, elle constitue un véritable manifeste architectural. Bâtie sur le modèle des "villas" parisiennes, c’est une impasse de 77 mètres de long bordée de cinq hôtels particuliers aux volumes cubistes de proportions variées. Les bâtiments sont peints à l’enduit blanc souligné par des serrureries noires, percés de larges baies et surmontés de toits-terrasses. Ils ressemblent à des sculptures abstraites avec leurs empilements et porte-à -faux, et constituent un ensemble urbain cohérent, bien que tous soient singuliers. Unique maître d’œuvre de "sa" rue, Mallet-Stevens s’est néanmoins entouré de collaborateurs reconnus à l’époque, dont le maître verrier Louis Barillet, la designer Charlotte Perriand ou encore le ferronnier Jean Prouvé, excusez du peu. La crise de 1929 aura toutefois raison du projet d'extension de la rue. Si les hôtels particuliers ont été surélevés dans les années 1950 et si le mobilier urbain d’origine a disparu, la rue Mallet-Stevens reste un vestige remarquable de l’élan moderne architectural à Paris pendant l’entre-deux-guerres. Robert Mallet Stevens L'apport de Mallet-Stevens (1886-1965) n'a été pleinement apprécié que longtemps après sa mort. Même au-delà des années 1970, les historiens de l'architecture le considèrent comme un dandy ou un couturier… Ce n'est que dans les années 1980 que son œuvre a commencé à être reconnue comme une sorte d'optimum des années 1930, entre recherche esthétique et exigence de fonctionnalité. Cette redécouverte, marquée notamment par une rétrospective au Centre Georges-Pompidou en 2005, a entraîné la réhabilitation de plusieurs bâtiments. Il est aujourd'hui considéré comme l’une des figures majeures de l’architecture française de l’entre-deux-guerres."
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"Architecturally magnificent street"
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"Modernisme, ontwerper Belg "
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