Pic du Midi Observatory

Pic du Midi Observatory

65200 Bagnères-de-Bigorre France

http://www.picdumidi.com/
+33825002877
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GUIDE DE L’ASTRO-TOURISME

GUIDE DE L’ASTRO-TOURISME

S'il y a bien un haut lieu de l'astronomie - au propre comme au figuré - à visiter en France, c'est l'Observatoire du Pic du Midi ! Car à l'observatoire lui-même, particulièrement spectaculaire à découvrir, s'ajoute un site remarquable de hautes montagnes, à faire de jour et aussi la nuit. Un peu d'histoire... Le "Pic" est depuis très longtemps un site astronomique réputé ! Ainsi, dès le début du XVIII e siècle l'astronome français François de Plantade y monte pour étudier la couronne du Soleil lors de l'éclipse totale du 12 mai 1706. Il y retourne à plusieurs reprises dans les décennies suivantes avant d'y perdre la vie en 1741. D'autres expéditions et mesures scientifiques sont effectuées par la suite, mais c'est vraiment au milieu des années 1860 que le sommet est mis en valeur grâce à un groupe de passionnés et d'explorateurs qui fonde la société Ramond, dans le but de promouvoir l'exploration scientifique et touristique dans les Pyrénées. Une fois prise la décision de construire un observatoire, les premiers travaux de terrassement ont lieu en 1875 et certains bâtiments deviennent habitables en 1881. En 1907, un premier télescope est installé qui permet notamment de réaliser des observations d'une qualité jamais atteinte en planétaire. Les astronomes peuvent alors infirmer avec certitude la présence de canaux sur Mars, une thèse alors défendue avec force par l'astronome américain Percival Lowell. Au fil du temps, les locaux et coupoles d'observation sont construits et aménagés. Un premier téléphérique est installé en 1952. Au début des années 1960, un imposant bâtiment interministériel est construit, regroupant un certain nombre d'activités scientifiques et techniques (astronomie, météorologie, télévision et navigation aérienne). Au milieu des années 1990, l'observatoire est en grande difficulté financière et nécessite une prise de décision importante : il deviendra un haut lieu touristique ! Un téléphérique accessible au public est alors construit, et certains bâtiments sont réhabilités : le nouvel ensemble voit définitivement le jour en l'an 2000. L'observatoire de nos jours De nombreux bâtiments et coupoles sont aujourd'hui présents sur le site. Tous ne sont pas équipés de matériels scientifiques actifs et/ou accessibles au grand public. Parmi ceux-ci signalons le télescope de 2 m de diamètre, baptisé TBL (Télescope Bernard Lyot), destiné à l'étude des champs magnétiques des étoiles. C'est le plus grand télescope de France métropolitaine, à la coupole caractéristique située à l'ouest du sommet, derrière le bâtiment interministériel et son impressionnante antenne TDF de 104 m de haut, chargée de diffuser les émissions de radio FM et de télévision numérique dans tout le sud-ouest de la France. La coupole du télescope de 1 m de diamètre jouxte la terrasse où se retrouvent la plupart des touristes dans la journée. Cet instrument est dédié à l'observation du Système solaire et demeure très performant grâce à la grande stabilité de l'atmosphère autour du pic : en 2017, il réalise ainsi une des images les mieux résolues de Jupiter et Saturne jamais obtenues depuis un observatoire terrestre. La coupole du coronographe, instrument d'étude du Soleil, est peut-être la plus impressionnante de l'observatoire, en tout cas celle que l'on voit parfaitement depuis l'arrivée du téléphérique jusqu'à la terrasse touristique. En journée, dès que le soleil pointe le bout de son nez, son cimier est ouvert et le coronographe ne cesse "d'imager" l'activité solaire. D'autres coupoles sont visibles, comme celle du T60 (télescope de 60 cm de diamètre réservé aux missions de groupes d'astronomes amateurs), ou encore celle dite de "Baillaud" faisant aujourd'hui partie intégrante de l'espace muséographique et planétarium accessible au public. Les conditions à remplir pour monter là-haut Tout dépend de la météo ! Le pic peut être inaccessible durant plusieurs jours en fonction des mauvaises conditions climatiques (vent et neige). Eh oui, à 2 877 m d'altitude nous sommes en plein régime de haute montagne, les vents peuvent être extrêmement violents (258 km/h relevés en janvier 2009 !) et les tempêtes de neige bloquer totalement les rotations du téléphérique. Petit conseil : en plus de prendre connaissance des conditions météo générales en montagne, il est surtout impératif de connaître les prévisions au sommet du pic lui-même ! Pour quelle raison ? Parce que le pic jouit d'un climat particulier ; il n'est pas rare d'avoir des mers de nuages. Autrement dit, il est tout à fait possible que le temps soit complètement bouché dans les vallées alentour, comme à La Mongie, point de départ du téléphérique, alors que l'observatoire se situe au-dessus de la couche nuageuse, bénéficiant d'un ciel bleu azur et du spectacle exceptionnel des sommets pyrénéens émergeant de magnifiques "mers cotonneuses" ! Les visites en journée Pour les visiteurs qui souhaitent rester la journée entière à l'observatoire, le plus simple est donc, après avoir consulté les prévisions météo, de prendre un "forfait journée" qui inclut le voyage en téléphérique depuis La Mongie, et la visite de l'espace muséographique. Sur place, des restaurations sont possibles et en période d'affluence il est préférable de ne pas tarder à venir réserver sa table une fois midi sonné (pas de réservations en ligne ou par téléphone). En hiver, le restaurant est ouvert uniquement pendant les vacances scolaires alors que le bistro est ouvert tous les jours. La montée jusqu'à l'observatoire est à elle seule une véritable aventure ! En effet, si le premier tronçon jusqu'au Pic du Taoulet à 2 314 m d'altitude s'avère sans surprise, le second tronçon qui amène jusqu'au Pic du Midi offre une vue vertigineuse sur la vallée 200 m plus bas ! Suspendu ainsi au-dessus du vide, avec en point de mire ce qui semble être un minuscule piton rocheux d'où émergent quelques bâtiments, le visiteur a de quoi frémir en attendant d'arriver à bon port. Au sommet, le soleil peut cogner dur et il est primordial de s'équiper des incontournables lunettes et crème solaires. Même chose en cas de froid qui peut être intense. Ensuite, libre à chacun de déambuler entre les bâtiments et coupoles, de profiter des points de vue en direction du nord et surtout du sud (c'est là que les montagnes sont les plus présentes), et de visiter les diverses infrastructures (les coupoles ne sont hélas accessibles qu'aux personnes inscrites aux Nuits au sommet !). En été, les plus sportifs peuvent rallier le pic en randonnée depuis La Mongie ou le Tourmalet à condition qu'il n'y ait pas de neige. Au passage, on apprécie de profiter du joli lac d'Oncet situé en contrebas de l'observatoire, enneigé une grande partie de l'année, mais bien visible aux beaux jours en août et septembre généralement. Les visites en soirée et la nuit C'est bien entendu ce que nous vous conseillons de faire absolument ! A la condition que la météo soit favorable (ciel bien dégagé) et que la lune ne soit pas trop gênante (privilégiez les périodes de nouvelle lune), passer une partie de la nuit dans l'observatoire, à une telle altitude et sous un ciel aussi transparent, est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie. Et cela permet de comprendre pourquoi on surnomme cet observatoire "le vaisseau des étoiles" : la sublime voûte étoilée au-dessus de la tête et les horizons rejetés vers les contrebas donnent l'impression très nette d'être sur une pointe orientée droit vers le firmament ! Une vision qui donne le vertige à plus d'un visiteur, notamment lorsqu'il approche du parapet nord de l'observatoire et admire les lueurs scintillantes de Tarbes. En été, il n'est pas rare aussi d'assister, incrédule, aux lointains orages se déchaîner sur le bassin méditerranéen. Deux forfaits sont proposés pour les nocturnes au pic... La Soirée étoilée offre un programme assez complet avec montée en téléphérique, observation du coucher de soleil (souvent spectaculaire à souhait), dîner au restaurant panoramique, découverte du ciel et des constellations, et séance de planétarium. La Nuit au sommet est pour sa part un must absolu... Car au programme précédent viennent s'ajouter une nuit en chambre dans l'enceinte de l'observatoire (une bonne condition physique est demandée, et ne pas hésiter à prévoir le nécessaire en cas de maux de tête le lendemain matin), une soirée d'observation à travers un télescope de grand diamètre amené pour la circonstance par la Ferme des Étoiles, l'observation du lever de soleil au petit matin ainsi que la visite des quartiers scientifiques (coupoles). Pour celles et ceux qui optent pour cette nuit complète, nous ne pouvons que formuler les conseils suivants : être équipé de vêtements très chauds, notamment en hiver où la température peut descendre très largement en dessous de zéro, amener avec soi une lampe à l'éclairage rouge afin de ne pas éblouir et s'éblouir durant les manipulations et promenades nocturnes, amener son pied photo si l'on souhaite immortaliser la voûte céleste et les coupoles, et enfin profiter de chaque instant passé sur site, même lorsque la nuit est très avancée et qu'on a une seule envie, celle d'aller se coucher.

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