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"Plus d'infos dans le Cartoville Tirana_Albanie 2025 (Quartier A) !"
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"Moins intéressant que le bunker mais à faire "
@rh6bxp8jpg
"Musee sur l’histoire du communisme"
@lucilleleger05
"musee des feuilles 9h-16h/19h. Fermé lundi hors saison. 700 lek. Encore une visite axée sur la dictature communiste dont l’Albanie a souffert pendant si longtemps. Visiter l’Albanie, c’est un peu faire du tourisme de mémoire, tout en rendant hommage à des victimes finalement très proches de nous. Au Musée des Feuilles, également nommé Musée de la Surveillance, fut pendant 47 ans le siège de la « Technique opérationnelle » des Services secrets du pays. Ce musée révèle non seulement les opérations secrètes qui s'y sont déroulées, mais également des facettes de la société albanaise dominée par un régime obsédé par le contrôle absolu du peuple. Dédié aux victimes des interceptions, surveillances et espionnages, le musée est organisé au cœur de 31 pièces. Bon à savoir : un audioguide en français est disponible en ligne, accompagné de plans détaillés de chaque étage, accessible via le lien fourni. Ouvert en 2017, ce musée national consacré à la dictature communiste est installé dans la maison « des Feuilles » (Shtëpia me Gjethe). Bâtie en 1931, cette discrète bâtisse en brique entourée d’arbres a servi de centre de torture et d’écoute à la Sigurimi, la terrible Direction de la sûreté de l’État. Conçue au départ comme une maternité, la maison est devenue le siège de la Gestapo en 1943, puis celui de la Sigurimi, un an plus tard. Pendant onze années, c’est d’ici que furent dirigés les 26 centres régionaux de l’organisation, c’est aussi ici que furent menés les interrogatoires, les tortures et les liquidations de milliers de victimes du régime. En 1955, l’endroit change de fonction. Du fait de sa proximité avec le principal centre de télécommunication de Tirana, il devient l’antenne technique de la Sigurimi avec pour mission le contrôle des correspondances et des appels téléphoniques. Laissés par les Allemands, les premiers appareils utilisés, frappés de la croix gammée, sont toujours visibles. Ils étaient capables d’écouter 10 lignes téléphoniques en même temps. C’est aussi ici que sont traitées les conversations enregistrées dans les hôtels de Tirana où descendaient les visiteurs étrangers : 60 micro-espions sont placés au Dajti, 30 au Tirana International et 30 à l’Arbëria. Utilisée par les renseignements jusqu’en 2003, la maison abrite aujourd’hui un musée très bien fait, conçu en collaboration avec le mémorial Berlin-Hohenschönhausen (ancienne prison de la Stasi). Mais l’entretien des installations laisse à désirer."
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"Ce musée créé en 2017 est consacré aux services de renseignement pendant la période communiste. Il est installé au pied de la tour Evergreen, le plus grand building de la capitale (85 m de hauteur), dans une discrète bâtisse des années 1930. Entourée d'arbres au feuillage couvrant sa façade, celle-ci est depuis longtemps surnommée la " Maison des Feuilles " par les habitants de Tirana. Derrière ce nom poétique et ces beaux murs en brique rouge se cache une histoire beaucoup moins reluisante. Histoire du bâtiment Durant la période communiste (1944-1991), c'est ici que la terrible Direction de la sureté de l'État, communément appelée Sigurimi, organisait l'espionnage des citoyens albanais et des rares ressortissants étrangers. À la manière de la Stasi en Allemagne de l'Est, la Sigurimi disposait ici d'une vaste panoplie d'appareils : matériel d'écoute téléphonique allemand, appareils photo japonais avec téléobjectif, micro-canons et autres systèmes miniaturisés. Si la Sigurimi n'avait rien à envier au niveau technique des polices politiques du bloc de l'Est, elle se reposait surtout sur le " renseignement humain " pour obtenir ses informations, à savoir l'interception du courrier, la délation, le chantage, les interrogatoires, la torture. Maternité et Gestapo - À l'origine, la Maison des Feuilles fut une clinique d'obstétrique et de gynécologie. Construite en 1931, elle fut la première maternité gratuite du pays. C'est ici que naquit le 5 avril 1939, Leka Zogu (1939-2011), fils du roi Zog I er et de la reine Géraldine. Deux jours plus tard, le pays est envahi par l'Italie de Mussolini. Le bâtiment est alors réquisitionné pour accueillir les bureaux de la police fasciste. Puis, à partir de l'été 1943, il devient le siège de la Gestapo en Albanie et principal centre d'interrogatoire de la police secrète d'État nazie. QG de la Sigurimi - Dès la libération de Tirana, en novembre 1944, la Maison des Feuilles est transformée en quartier général de la Sigurimi. Pendant onze ans, c'est de là que sont dirigés les 26 centres régionaux de l'organisation, là aussi que sont menés interrogatoires, tortures et liquidations de milliers de victimes du régime. La maison des Feuilles est alors l'un des lieux les plus secrets de Tirana, mais aussi un des plus craints, au point que certains habitants hésitent toujours à changer de trottoir lorsqu'ils passent devant. Centre d'écoute - En 1955, l'endroit change de fonction. Du fait de sa proximité avec le plus grand bureau de poste et de télécommunication de la ville (aujourd'hui bureau de poste central, à l'angle des rues Ibahim Rugova et Çameria), il devient le centre scientifique et technique de la Sigurimi avec comme mission principale le contrôle des correspondances et des appels téléphoniques. Laissés par les Allemands, les premiers appareils utilisés, toujours frappés de la croix gammée, sont capables d'écouter dix lignes téléphoniques en même temps. C'est aussi ici que sont traitées les conversations enregistrées dans les hôtels de la capitale où descendent les visiteurs étrangers : 60 micro-espions sont placés au Dajti, 30 au Tirana International et 30 autres à l'Arbëria. Après la dictature - En 1991, la Sigurimi est dissoute et remplacée par le ShIK (Shërbimi Informativ Kombëtar, Service national de renseignement) qui hérite non seulement de la Maison des Feuilles et du matériel de la Sigurimi, mais aussi d'une partie de ses agents, de ses techniciens et de ses méthodes toujours aussi peu démocratiques. En 1997, face aux critiques, le ShIK disparaît et laisse place au ShISh (Shërbimi Informativ Shtetëror, Service de renseignement d'État) qui fait en sorte de remplacer certains membres de son personnel et d'agir de manière plus légale. Mais le ShISh continuera d'utiliser la Maison des Feuilles jusqu'en 2003. Visite Le musée a été conçu en collaboration entre le ministère de la Culture albanais et le mémorial Berlin-Hohenschönhausen (ancienne prison de la Stasi). Il se compose de 31 salles réparties sur deux étages. Dans chacune sont détaillées différents aspects des méthodes de travail de la Sigurimi, avec ses victimes, son matériel, ses agents, etc. Techniques opérationnelles - Salle n° 7. Tous les types de matériel réellement utilisés par la Sigurimi pour espionner ses " ennemis " : des appareils photo, des micros cachés, des caméras et une impressionnante collection de matériel d'écoute. Dans un recoin, ne manquez pas le témoignage en vidéo d'un des anciens agents de la police secrète. Pourquoi le micro ? - Salle n° 10. Sont ici expliquées les différentes manière de dissimuler un micro. Plus loin, la salle n° 21 illustre la redoutable efficacité des techniques de la Sigurimi dans ce domaine : l'intérieur d'un salon albanais des années 1980 est reconstitué avec dans le mobilier des micros cachés, presque impossibles à détecter. Qui est l'ennemi ? - Salle n° 13. Témoignages particulièrement forts de victimes de la Sigurimi en vidéo. L'ennemi extérieur - Salle n° 18. Est ici diffusé un film réalisé par la Sigurimi. Il s'agit d'une " caméra cachée " suivant la femme d'un diplomate yougoslave pratiquant le marché noir avec une habitante de Tirana. Un passé imparfait - Salle n° 31. Témoignages en vidéo des créateurs du musée et de victimes de la Sigurimi, dont le témoignage d'un ancien diplomate français piégé par la police secrète."
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