Mémorial de la Résistance
Mémorial de la Résistance Mémorial de la Résistance Mémorial de la Résistance Mémorial de la Résistance Mémorial de la Résistance Mémorial de la Résistance Mémorial de la Résistance Mémorial de la Résistance
Vous pensez qu'il y a une erreur sur ce lieu ?

Vos retours sont importants pour nous. Si vous avez remarqué une erreur concernant ce lieu, merci de nous en informer pour que nous puissions la corriger.

Signaler une erreur
Propriétaire de ce lieu ?

Nous récupérons automatiquement les informations disponibles sur votre lieu. Si jamais celles-ci ne sont pas correctes, connectez-vous gratuitement sur notre tableau de bord pour les modifier et bonus, accédez à vos statistiques détaillées.

mapstr icon Modifier les informations de votre lieu
La communauté mapstr
Enregistré par

37 utilisateurs

#Tags souvent utilisés
#Musée #🏊‍♂️ Sport / Loisirs #🕵️‍♂️ Histoire Itinérante #FRANCE #Route
Ce qu'en disent les utilisateurs

"𝑳𝒆 𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏 𝒉𝒂𝒖𝒕 𝒍𝒊𝒆𝒖 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑹𝒆́𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆, 𝒅𝒖𝒓𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝑺𝒆𝒄𝒐𝒏𝒅𝒆 𝑮𝒖𝒆𝒓𝒓𝒆 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒊𝒂𝒍𝒆. 𝑬𝒏 𝒋𝒖𝒊𝒍𝒍𝒆𝒕 1944, 𝒍𝒆𝒔 𝑨𝒍𝒍𝒆𝒎𝒂𝒏𝒅𝒔 𝒍𝒂𝒏𝒄𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒅𝒆 9000 𝒔𝒐𝒍𝒅𝒂𝒕𝒔 𝒂̀ 𝒍'𝒂𝒔𝒔𝒂𝒖𝒕 𝒅𝒖 𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔, 𝒄𝒐𝒖̂𝒕𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆 𝒂̀ 201 𝒄𝒊𝒗𝒊𝒍𝒔 𝒆𝒕 639 𝒎𝒂𝒒𝒖𝒊𝒔𝒂𝒓𝒅𝒔. 𝑳𝒆 𝑴𝒆́𝒎𝒐𝒓𝒊𝒂𝒍 𝒅𝒖 𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔 𝒆𝒕 𝒍𝒂 𝒏𝒆́𝒄𝒓𝒐𝒑𝒐𝒍𝒆, 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒖𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝑽𝒂𝒔𝒔𝒊𝒆𝒖𝒙-𝒆𝒏-𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔, 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒆𝒓𝒗𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒎𝒆́𝒎𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 « 𝒕𝒓𝒂𝒈𝒆́𝒅𝒊𝒆 𝒅𝒖 𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔 ». 𝑬𝒅𝒊𝒇𝒊𝒆́ 𝒂̀ 1.300 𝒎 𝒅'𝒂𝒍𝒕𝒊𝒕𝒖𝒅𝒆, 𝒍𝒆 𝒎𝒆́𝒎𝒐𝒓𝒊𝒂𝒍 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑹𝒆́𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒐𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒖𝒏 𝒑𝒂𝒏𝒐𝒓𝒂𝒎𝒂 𝒊𝒎𝒑𝒓𝒆𝒏𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒑𝒍𝒂𝒊𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝑽𝒂𝒔𝒔𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒆𝒕 𝒍𝒆 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒊𝒇 𝒅𝒖 𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔. Enchâssé dans la montagne, le Mémorial de la Résistance n'est pas un musée d'objet mais une mise en scène, par des enregistrements, des témoignages, des maquettes, des photos, etc., afin d'engendrer l'émotion. L'architecture contemporaine du mémorial et le parcours de visite immersif, sonore et visuel, vous plongent au cœur de l’histoire de la Résistance dans le Vercors. La découverte du mémorial de la Résistance permet de ressentir les émotions qui ont animé les femmes et les hommes qui se sont engagés. 𝐋𝐞 𝐕𝐞𝐫𝐜𝐨𝐫𝐬 : 𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐮𝐧𝐞 "𝐢̂𝐥𝐞 𝐞𝐧 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞" 𝐢𝐝𝐞́𝐚𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝'𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝'𝐞𝐧𝐯𝐞𝐫𝐠𝐮𝐫𝐞 Le 3 mars 1943, Pierre Dalloz, Yves Farge, Aimé Pupin et Eugène Samuel poussent une reconnaissance jusqu'à Vassieux. Leur joie éclate quand ils découvrent une vaste étendue plate et bien dégagée. Ainsi, ils le tiennent, ce terrain d'aviation dont ils rêvaient les uns et les autres. Et il est là, au meilleur endroit possible, car on peut comparer Vassieux à la terrasse d'un donjon au cœur d'un château fort. Les approches aériennes paraissent aisées. On dirait que cette haute plaine est destinée à recevoir du ciel des bataillons armés (Paul Dreyfus, "Vercors citadelle de liberté"). "Il y a là une sorte d'île en terre ferme, deux cantons de prairies protégées de tous côtés par une muraille de Chine. Les entrées en sont peu nombreuses, toutes taillées enen plein roc...". Leurs noms sont bien connus des touristes. Il suffit de parler des routes des gorges d'Engins, Saint-Nizier, des cols de Rousset, de la Machine, ou de la Bataille, pour que s'éveille dans l'esprit de plein roc, de balcons aériens, de ponts hardis et souvenir d'escarpements vertigineux, de chaussées taillées en de tunnels." (Pierre Dalloz) 𝐃𝐞́𝐛𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. Pour inquiéter l'occupant, la B.B.C diffuse tous les messages destinés à mettre en action la Résistance française. Dans le Vercors, et dans les régions de Grenoble, de Romans, de Valence, les maquisards et les résistants “sédentaires ont entendu la phrase “Le chamois des Alpes bondit" : c'est le signal de la mobilisation. En quelques jours, des centaines de volontaires affluent des vallées et montent au plateau, abandonnant leur famille, leur travail. Ils viennent rejoindre sur cette haute terre le demi millier de maquisards déjà présents dans une douzaine de camps. Ils entrent dans l'illégalité. Tous sont désormais considérés comme "terroristes par les Allemands et par les collaborateurs français. Tous risquent la torture, la déportation et la mort. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 Le pays est en effet opprimé, occupé par les troupes allemandes. Depuis 1940, il est dirigé par le Maréchal Pétain qui collabore avec Hitler. L'envahisseur. ainsi que le gouvernement français installé à Vichy, font régner un climat de terreur, traquant les Juifs, les opposants politiques, les réfractaires au Service du Travail Obligatoire. Mais dans cette France où règnent la peur, la haine, la lâcheté, des hommes et des femmes de plus en plus nombreux refusent la soumission. En décembre 1942, le premier camp de maquisards est installé à la ferme d'Ambel au sud-est du Vercors. A partir de 1943, les maquis se multiplient dans ce massif, véritable "forteresse naturelle", longue de soixante kilomètres, large de trente, et protégée par des falaises abruptes. Vivant dans les bois, dans des cabanes forestières ou sous la tente, les maquisards du Vercors sont ravitaillés par les organisations de la Résistance et par une population favorable. 𝐔𝐧 𝐏𝐥𝐚𝐧 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 Le Vercors devient également un lieu stratégique dans l'esprit des responsables locaux de la Résistance. Un plan militaire a été mis sur pied, accepté par Jean Moulin puis approuvé à Londres par le Général de Gaulle. C'est le "Plan Montagnards". L'idée est de transformer le Vercors en "Cheval de Troie pour commandos aéroportés". Au moment d'un débarquement allié dans le sud de la France, des troupes amies seraient lâchées sur le Vercors et iraient couper les lignes arrières allemandes dans les Vallées du Rhône et de l'Isère. Les maquisards interviendraient comme guides et soutiens militaires. Hélas, ce plan ne sera jamais appliqué. Les Alliés trop occupés sur le front de Normandie n'enverront jamais par les airs, les troupes et les armes lourdes. Si bien que malgré les parachutages de matériels légers le Vercors se retrouvera seul et peu équipé au moment du combat. 𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐭𝐲𝐫𝐞 A Malleval, aux Ecouges, à Saint Nizier, les maquisards s'affrontent violemment aux troupes allemandes. Fin juin 44, ils sont près de 4000 sur le Plateau, enthousiastes, attendant une aide des Alliés, s'exerçant au maniement des armes légères qu'ils ont reçues et proclamant même la République du Vercors le 3 juillet. Mais ce territoire en armes est un défi à l'ennemi, et le général Karl Pflaum décide d'en finir. Le 21 juillet 1944, il lance 15.000 soldats à l'assaut du Vercors. Aucun autre maquis de France n'a mobilisé autant de forces ennemies. L'attaque est générale, par les routes, par les "Pas", ces cols escarpés que l'on ne franchit qu' à pied et par les airs puisque sur Vassieux, là où auraient dû se poser les Alliés, atterrissent les planeurs allemands. Le combat est acharné mais inégal. En moins de trois jours le Vercors est à genoux. Plus de 600 Résistants et une centaine d'Allemands sont tués. La population civile subit la sauvagerie des assaillants : 201 personnes meurent dans des conditions souvent atroces. 41 sont déporté, 573 maisons sont incendiées. Depuis ces jours cruels, le Vercors n'est plus une montagne comme les autres. Ici des garçons de vingt ans ont pris les armes pour vivre libres. Ici une population courageuse les a soutenus. Le sacrifice des uns, et le martyre des autres ont fait de ce massif un lieu symbolique : celui de la Résistance à toute oppression."

@histoireitinerante

"piste taille-crayon à vassieux"

@

"Ce mémorial à l'architecture dépouillée est dédié aux résistants du Vercors. Autoproclamé zone libérée, le maquis du Vercors est un défi pour les Allemands, qui lancent l'assaut en juillet 1944 et détruisent le village de Vassieux. La mise en scène, très moderne, qui aborde la Résistance du Vercors et les événements nationaux de cette période, privilégie la diffusion de témoignages visuels et sonores. Une terrasse surplombe le plateau, ancien champ de bataille de 1944. Informations complémentaires : 15,30 € billet famille (2 adultes + 2 enf.)"

@

"En surplomb de Vassieux et à l'orée de la forêt de Lente, ce mémorial ancré dans la roche est l'étape centrale d'un parcours à la découverte des lieux où se sont déroulés les événements tragiques du Vercors, durant l'été 1944. Le parcours muséographique retrace l'histoire des résistants, les événements historiques, les stratégies, les idéologies. Vous êtes plongé dans le quotidien des maquisards. Un des lieux de mémoire des chemins de la Liberté. Librairie spécialisée."

@

Approuvé par 3 partenaires officiels
certified badge Histoire Itinérante

Histoire Itinérante

@histoireitinerante

2194followers 8001places
"𝑳𝒆 𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏 𝒉𝒂𝒖𝒕 𝒍𝒊𝒆𝒖 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑹𝒆́𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆, 𝒅𝒖𝒓𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝑺𝒆𝒄𝒐𝒏𝒅𝒆 𝑮𝒖𝒆𝒓𝒓𝒆 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒊𝒂𝒍𝒆. 𝑬𝒏 𝒋𝒖𝒊𝒍𝒍𝒆𝒕 1944, 𝒍𝒆𝒔 𝑨𝒍𝒍𝒆𝒎𝒂𝒏𝒅𝒔 𝒍𝒂𝒏𝒄𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒅𝒆 9000 𝒔𝒐𝒍𝒅𝒂𝒕𝒔 𝒂̀ 𝒍'𝒂𝒔𝒔𝒂𝒖𝒕 𝒅𝒖 𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔, 𝒄𝒐𝒖̂𝒕𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆 𝒂̀ 201 𝒄𝒊𝒗𝒊𝒍𝒔 𝒆𝒕 639 𝒎𝒂𝒒𝒖𝒊𝒔𝒂𝒓𝒅𝒔. 𝑳𝒆 𝑴𝒆́𝒎𝒐𝒓𝒊𝒂𝒍 𝒅𝒖 𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔 𝒆𝒕 𝒍𝒂 𝒏𝒆́𝒄𝒓𝒐𝒑𝒐𝒍𝒆, 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒖𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝑽𝒂𝒔𝒔𝒊𝒆𝒖𝒙-𝒆𝒏-𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔, 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒆𝒓𝒗𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒎𝒆́𝒎𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 « 𝒕𝒓𝒂𝒈𝒆́𝒅𝒊𝒆 𝒅𝒖 𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔 ». 𝑬𝒅𝒊𝒇𝒊𝒆́ 𝒂̀ 1.300 𝒎 𝒅'𝒂𝒍𝒕𝒊𝒕𝒖𝒅𝒆, 𝒍𝒆 𝒎𝒆́𝒎𝒐𝒓𝒊𝒂𝒍 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑹𝒆́𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒐𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒖𝒏 𝒑𝒂𝒏𝒐𝒓𝒂𝒎𝒂 𝒊𝒎𝒑𝒓𝒆𝒏𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒑𝒍𝒂𝒊𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝑽𝒂𝒔𝒔𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒆𝒕 𝒍𝒆 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒊𝒇 𝒅𝒖 𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔. Enchâssé dans la montagne, le Mémorial de la Résistance n'est pas un musée d'objet mais une mise en scène, par des enregistrements, des témoignages, des maquettes, des photos, etc., afin d'engendrer l'émotion. L'architecture contemporaine du mémorial et le parcours de visite immersif, sonore et visuel, vous plongent au cœur de l’histoire de la Résistance dans le Vercors. La découverte du mémorial de la Résistance permet de ressentir les émotions qui ont animé les femmes et les hommes qui se sont engagés. 𝐋𝐞 𝐕𝐞𝐫𝐜𝐨𝐫𝐬 : 𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐮𝐧𝐞 "𝐢̂𝐥𝐞 𝐞𝐧 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞" 𝐢𝐝𝐞́𝐚𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝'𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝'𝐞𝐧𝐯𝐞𝐫𝐠𝐮𝐫𝐞 Le 3 mars 1943, Pierre Dalloz, Yves Farge, Aimé Pupin et Eugène Samuel poussent une reconnaissance jusqu'à Vassieux. Leur joie éclate quand ils découvrent une vaste étendue plate et bien dégagée. Ainsi, ils le tiennent, ce terrain d'aviation dont ils rêvaient les uns et les autres. Et il est là, au meilleur endroit possible, car on peut comparer Vassieux à la terrasse d'un donjon au cœur d'un château fort. Les approches aériennes paraissent aisées. On dirait que cette haute plaine est destinée à recevoir du ciel des bataillons armés (Paul Dreyfus, "Vercors citadelle de liberté"). "Il y a là une sorte d'île en terre ferme, deux cantons de prairies protégées de tous côtés par une muraille de Chine. Les entrées en sont peu nombreuses, toutes taillées enen plein roc...". Leurs noms sont bien connus des touristes. Il suffit de parler des routes des gorges d'Engins, Saint-Nizier, des cols de Rousset, de la Machine, ou de la Bataille, pour que s'éveille dans l'esprit de plein roc, de balcons aériens, de ponts hardis et souvenir d'escarpements vertigineux, de chaussées taillées en de tunnels." (Pierre Dalloz) 𝐃𝐞́𝐛𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. Pour inquiéter l'occupant, la B.B.C diffuse tous les messages destinés à mettre en action la Résistance française. Dans le Vercors, et dans les régions de Grenoble, de Romans, de Valence, les maquisards et les résistants “sédentaires ont entendu la phrase “Le chamois des Alpes bondit" : c'est le signal de la mobilisation. En quelques jours, des centaines de volontaires affluent des vallées et montent au plateau, abandonnant leur famille, leur travail. Ils viennent rejoindre sur cette haute terre le demi millier de maquisards déjà présents dans une douzaine de camps. Ils entrent dans l'illégalité. Tous sont désormais considérés comme "terroristes par les Allemands et par les collaborateurs français. Tous risquent la torture, la déportation et la mort. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 Le pays est en effet opprimé, occupé par les troupes allemandes. Depuis 1940, il est dirigé par le Maréchal Pétain qui collabore avec Hitler. L'envahisseur. ainsi que le gouvernement français installé à Vichy, font régner un climat de terreur, traquant les Juifs, les opposants politiques, les réfractaires au Service du Travail Obligatoire. Mais dans cette France où règnent la peur, la haine, la lâcheté, des hommes et des femmes de plus en plus nombreux refusent la soumission. En décembre 1942, le premier camp de maquisards est installé à la ferme d'Ambel au sud-est du Vercors. A partir de 1943, les maquis se multiplient dans ce massif, véritable "forteresse naturelle", longue de soixante kilomètres, large de trente, et protégée par des falaises abruptes. Vivant dans les bois, dans des cabanes forestières ou sous la tente, les maquisards du Vercors sont ravitaillés par les organisations de la Résistance et par une population favorable. 𝐔𝐧 𝐏𝐥𝐚𝐧 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 Le Vercors devient également un lieu stratégique dans l'esprit des responsables locaux de la Résistance. Un plan militaire a été mis sur pied, accepté par Jean Moulin puis approuvé à Londres par le Général de Gaulle. C'est le "Plan Montagnards". L'idée est de transformer le Vercors en "Cheval de Troie pour commandos aéroportés". Au moment d'un débarquement allié dans le sud de la France, des troupes amies seraient lâchées sur le Vercors et iraient couper les lignes arrières allemandes dans les Vallées du Rhône et de l'Isère. Les maquisards interviendraient comme guides et soutiens militaires. Hélas, ce plan ne sera jamais appliqué. Les Alliés trop occupés sur le front de Normandie n'enverront jamais par les airs, les troupes et les armes lourdes. Si bien que malgré les parachutages de matériels légers le Vercors se retrouvera seul et peu équipé au moment du combat. 𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐭𝐲𝐫𝐞 A Malleval, aux Ecouges, à Saint Nizier, les maquisards s'affrontent violemment aux troupes allemandes. Fin juin 44, ils sont près de 4000 sur le Plateau, enthousiastes, attendant une aide des Alliés, s'exerçant au maniement des armes légères qu'ils ont reçues et proclamant même la République du Vercors le 3 juillet. Mais ce territoire en armes est un défi à l'ennemi, et le général Karl Pflaum décide d'en finir. Le 21 juillet 1944, il lance 15.000 soldats à l'assaut du Vercors. Aucun autre maquis de France n'a mobilisé autant de forces ennemies. L'attaque est générale, par les routes, par les "Pas", ces cols escarpés que l'on ne franchit qu' à pied et par les airs puisque sur Vassieux, là où auraient dû se poser les Alliés, atterrissent les planeurs allemands. Le combat est acharné mais inégal. En moins de trois jours le Vercors est à genoux. Plus de 600 Résistants et une centaine d'Allemands sont tués. La population civile subit la sauvagerie des assaillants : 201 personnes meurent dans des conditions souvent atroces. 41 sont déporté, 573 maisons sont incendiées. Depuis ces jours cruels, le Vercors n'est plus une montagne comme les autres. Ici des garçons de vingt ans ont pris les armes pour vivre libres. Ici une population courageuse les a soutenus. Le sacrifice des uns, et le martyre des autres ont fait de ce massif un lieu symbolique : celui de la Résistance à toute oppression."
certified badge Guide Vert MICHELIN Ardèche, Drôme

Guide Vert MICHELIN Ardèche, Drôme

@guidevert

590followers 90places
"Ce mémorial à l'architecture dépouillée est dédié aux résistants du Vercors. Autoproclamé zone libérée, le maquis du Vercors est un défi pour les Allemands, qui lancent l'assaut en juillet 1944 et détruisent le village de Vassieux. La mise en scène, très moderne, qui aborde la Résistance du Vercors et les événements nationaux de cette période, privilégie la diffusion de témoignages visuels et sonores. Une terrasse surplombe le plateau, ancien champ de bataille de 1944. Informations complémentaires : 15,30 € billet famille (2 adultes + 2 enf.)"
certified badge AUVERGNE-RHÔNE-ALPES À MOTO

AUVERGNE-RHÔNE-ALPES À MOTO

@petitfute

16followers 173places
"En surplomb de Vassieux et à l'orée de la forêt de Lente, ce mémorial ancré dans la roche est l'étape centrale d'un parcours à la découverte des lieux où se sont déroulés les événements tragiques du Vercors, durant l'été 1944. Le parcours muséographique retrace l'histoire des résistants, les événements historiques, les stratégies, les idéologies. Vous êtes plongé dans le quotidien des maquisards. Un des lieux de mémoire des chemins de la Liberté. Librairie spécialisée."
Autres lieux à voir autour
La meilleure expérience Mapstr est sur l'application mobile.
Enregistrez vos meilleures adresses, partagez les plus belles avec vos amis, découvrez les recommendations de vos magazines et influcenceurs préférés.