Grotte de la Luire
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#Grotte #☝️ À essayer / à voir #❤ #🏊‍♂️ Sport / Loisirs #🏞 Site naturel remarquable
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"C'est la plus grande résurgence vauclusienne au monde ! Celle-ci fait partie d’un maillage gigantesque allant jusqu’à Bournillon, qui possède elle le plus grand porche d’Europe ! L’eau peut donc sortir du Porche de la Luire lors d’un « trop-plein » d’eau (la dernière fois que ce trop-plein a eu lieu était en décembre 2023). La grotte de la Luire, c’est avant tout, son porche impressionnant qui a accueilli pendant la guerre un hôpital de fortune. La visite commence donc bien par un petit morceau d’histoire, où le maquis du Vercors est mis en valeur, et des explications sommaires mais suffisantes donnent à imaginer un moment tragique de la guerre. S’ensuit la fabrication de sa propre bougie à placer dans des lanternes, pour se mettre dans « la peau » des premiers découvreurs de cette grotte pas comme les autres. C’est une activité particulièrement adéquate pour les familles, ludique et historique à la fois, la durée de la visite est d’une heure voire une heure et quart, et la marche y est accessible et rapide. 𝐕𝐞𝐫𝐜𝐨𝐫𝐬 : 𝐥'𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. Pour inquiéter l'occupant, la B.B.C diffuse tous les messages destinés à mettre en action la Résistance française. Dans le Vercors, et dans les régions de Grenoble, de Romans, de Valence, les maquisards et les résistants “sédentaires ont entendu la phrase “Le chamois des Alpes bondit" : c'est le signal de la mobilisation. En quelques jours, des centaines de volontaires affluent des vallées et montent au plateau, abandonnant leur famille, leur travail. Ils viennent rejoindre sur cette haute terre le demi millier de maquisards déjà présents dans une douzaine de camps. Ils entrent dans l'illégalité. Tous sont désormais considérés comme "terroristes par les Allemands et par les collaborateurs français. Tous risquent la torture, la déportation et la mort. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 Le pays est en effet opprimé, occupé par les troupes allemandes. Depuis 1940, il est dirigé par le Maréchal Pétain qui collabore avec Hitler. L'envahisseur. ainsi que le gouvernement français installé à Vichy, font régner un climat de terreur, traquant les Juifs, les opposants politiques, les réfractaires au Service du Travail Obligatoire. Mais dans cette France où règnent la peur, la haine, la lâcheté, des hommes et des femmes de plus en plus nombreux refusent la soumission. En décembre 1942, le premier camp de maquisards est installé à la ferme d'Ambel au sud-est du Vercors. A partir de 1943, les maquis se multiplient dans ce massif, véritable "forteresse naturelle", longue de soixante kilomètres, large de trente, et protégée par des falaises abruptes. Vivant dans les bois, dans des cabanes forestières ou sous la tente, les maquisards du Vercors sont ravitaillés par les organisations de la Résistance et par une population favorable. 𝐔𝐧 𝐏𝐥𝐚𝐧 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 Le Vercors devient également un lieu stratégique dans l'esprit des responsables locaux de la Résistance. Un plan militaire a été mis sur pied, accepté par Jean Moulin puis approuvé à Londres par le Général de Gaulle. C'est le "Plan Montagnards". L'idée est de transformer le Vercors en "Cheval de Troie pour commandos aéroportés". Au moment d'un débarquement allié dans le sud de la France, des troupes amies seraient lâchées sur le Vercors et iraient couper les lignes arrières allemandes dans les Vallées du Rhône et de l'Isère. Les maquisards interviendraient comme guides et soutiens militaires. Hélas, ce plan ne sera jamais appliqué. Les Alliés trop occupés sur le front de Normandie n'enverront jamais par les airs, les troupes et les armes lourdes. Si bien que malgré les parachutages de matériels légers le Vercors se retrouvera seul et peu équipé au moment du combat. 𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐭𝐲𝐫𝐞 A Malleval, aux Ecouges, à Saint Nizier, les maquisards s'affrontent violemment aux troupes allemandes. Fin juin 44, ils sont près de 4000 sur le Plateau, enthousiastes, attendant une aide des Alliés, s'exerçant au maniement des armes légères qu'ils ont reçues et proclamant même la République du Vercors le 3 juillet. Mais ce territoire en armes est un défi à l'ennemi, et le général Karl Pflaum décide d'en finir. Le 21 juillet 1944, il lance 15.000 soldats à l'assaut du Vercors. Aucun autre maquis de France n'a mobilisé autant de forces ennemies. L'attaque est générale, par les routes, par les "Pas", ces cols escarpés que l'on ne franchit qu' à pied et par les airs puisque sur Vassieux, là où auraient dû se poser les Alliés, atterrissent les planeurs allemands. Le combat est acharné mais inégal. En moins de trois jours le Vercors est à genoux. Plus de 600 Résistants et une centaine d'Allemands sont tués. La population civile subit la sauvagerie des assaillants : 201 personnes meurent dans des conditions souvent atroces. 41 sont déporté, 573 maisons sont incendiées. Depuis ces jours cruels, le Vercors n'est plus une montagne comme les autres. Ici des garçons de vingt ans ont pris les armes pour vivre libres. Ici une population courageuse les a soutenus. Le sacrifice des uns, et le martyre des autres ont fait de ce massif un lieu symbolique : celui de la Résistance à toute oppression. 𝐋'𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐜𝐚𝐥 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐕𝐞𝐫𝐜𝐨𝐫𝐬 Avec le développement des maquis et l'intensification des combats, le service médical s'organise et se renforce sur le Vercors dès février 1944. A Saint-Martin-en-Vercors, un hôpital chirurgical est créé dans une maison de convalescence pour enfants. Il peut abriter jusqu'à soixante blessés, pris en charge par plusieurs médecins et huit infirmières qui interviennent également en renfort comme équipe volante. Devant l'augmentation des blessés, un second hôpital est ensuite installé à Tourtre. Enfin, sept postes de secours, comptant chacun deux médecins, assistent les formations de combat avec du matériel élémentaire et une voiture d'évacuation. 𝐆𝐫𝐨𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐋𝐮𝐢𝐫𝐞 : 𝐋'𝐡𝐨̂𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥 𝐦𝐚𝐬𝐬𝐚𝐜𝐫𝐞́ Au moment de l'attaque allemande les deux hôpitaux militaires du Vercors, celui de Tourtre et celui de Saint-Martin, sont évacués. Les blessés légèrement atteints peuvent gagner les forêts pour se cacher. Les autres sont acheminés sur leurs brancards, vers la grotte de la Luire. Cette cavité, située à l'écart des voies de circulation, paraît suffisamment vaste pour servir d'hôpital clandestin. Vingt-huit maquisards, deux femmes blessées à Vassieux, un officier américain, et quatre soldats ennemis d'origine polonaise sont soignés là. Pourtant, le 27 juillet 1944, les Allemands très bien renseignés, pénètrent sous le vaste porche de la Luire. Sans pitié, et sans écouter les quatre blessés portant l'uniforme de la Wehrmacht qui demandent indulgence pour les autres victimes, ils massacrent onze blessés dans un champ près de la grotte et huit autres un peu plus loin. L'équipe sanitaire et les malades qui ne peuvent marcher sont conduits au hameau de Rousset, puis à Grenoble. Sept infirmières sont déportées à Ravensbrück. Odette Malossane n'en reviendra pas. Deux médecins et un prêtre, le père Yves de Montcheuil, sont fusillés à Grenoble. Yves de Montcheuil était l'un des grands théologiens français. 𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆(𝒔) : 𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔 𝑻𝒐𝒖𝒓𝒊𝒔𝒎𝒆 ; 𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒘𝒆𝒃 𝒅𝒖 𝒈𝒊̂𝒕𝒆 𝒅𝒖 𝑹𝒐𝒄𝒉𝒆𝒓 ; 𝒑𝒂𝒏𝒏𝒆𝒂𝒖𝒙 𝒅'𝒊𝒏𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒔𝒊𝒕𝒆 ; 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑰𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆"

@histoireitinerante

"Hôpital lors de la 2d guerre mondiale"

@cjbouat

"Visite à la bougie. Prévoir pull. "

@rorocostheta

"Atelier création de bougie puis visite de la grotte à la bougie (durée 1h15). Planning sur leur site"

@sandrah

"Résistance / hôpital de fortune le 27 juillet 1944 : représailles des Allemands"

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"hopital durant la 2ème guerre 27 juillet 1944"

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"Découvrez la grotte de la Luire avec votre chien tenu en laisse."

@tourismeavecmonchien

"Site naturel, la grotte de la Luire est la sixième de France avec un développement de 50 km et 547 m de profondeur. La visite guidée démarre dès le parking où l'on nous raconte la vie des charbonniers qui vivaient dans la forêt pour fabriquer du charbon de bois. Puis, à l'entrée de la grotte, on évoque la Résistance : la grotte qui servit de base de repli à l'hôpital militaire de Saint-Martin-en-Vercors fut prise d'assaut par les Allemands le 27 juillet 1944. La grotte de la Luire est une superbe cavité souterraine que l'on découvre au gré d'un cheminement, en son et lumière. Cette visite unique en son genre se fait à la bougie ! Les cinquante kilomètres qui composent le réseau de la grotte en font la plus longue du Vercors. Près d'une dizaine de siphons se trouvent dans la cavité, dont le plus bas est le siphon Oméga (483 m de profondeur). Programmation de visites nocturnes au flambeau et de visites sportives."

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Histoire Itinérante

@histoireitinerante

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"C'est la plus grande résurgence vauclusienne au monde ! Celle-ci fait partie d’un maillage gigantesque allant jusqu’à Bournillon, qui possède elle le plus grand porche d’Europe ! L’eau peut donc sortir du Porche de la Luire lors d’un « trop-plein » d’eau (la dernière fois que ce trop-plein a eu lieu était en décembre 2023). La grotte de la Luire, c’est avant tout, son porche impressionnant qui a accueilli pendant la guerre un hôpital de fortune. La visite commence donc bien par un petit morceau d’histoire, où le maquis du Vercors est mis en valeur, et des explications sommaires mais suffisantes donnent à imaginer un moment tragique de la guerre. S’ensuit la fabrication de sa propre bougie à placer dans des lanternes, pour se mettre dans « la peau » des premiers découvreurs de cette grotte pas comme les autres. C’est une activité particulièrement adéquate pour les familles, ludique et historique à la fois, la durée de la visite est d’une heure voire une heure et quart, et la marche y est accessible et rapide. 𝐕𝐞𝐫𝐜𝐨𝐫𝐬 : 𝐥'𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. Pour inquiéter l'occupant, la B.B.C diffuse tous les messages destinés à mettre en action la Résistance française. Dans le Vercors, et dans les régions de Grenoble, de Romans, de Valence, les maquisards et les résistants “sédentaires ont entendu la phrase “Le chamois des Alpes bondit" : c'est le signal de la mobilisation. En quelques jours, des centaines de volontaires affluent des vallées et montent au plateau, abandonnant leur famille, leur travail. Ils viennent rejoindre sur cette haute terre le demi millier de maquisards déjà présents dans une douzaine de camps. Ils entrent dans l'illégalité. Tous sont désormais considérés comme "terroristes par les Allemands et par les collaborateurs français. Tous risquent la torture, la déportation et la mort. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 Le pays est en effet opprimé, occupé par les troupes allemandes. Depuis 1940, il est dirigé par le Maréchal Pétain qui collabore avec Hitler. L'envahisseur. ainsi que le gouvernement français installé à Vichy, font régner un climat de terreur, traquant les Juifs, les opposants politiques, les réfractaires au Service du Travail Obligatoire. Mais dans cette France où règnent la peur, la haine, la lâcheté, des hommes et des femmes de plus en plus nombreux refusent la soumission. En décembre 1942, le premier camp de maquisards est installé à la ferme d'Ambel au sud-est du Vercors. A partir de 1943, les maquis se multiplient dans ce massif, véritable "forteresse naturelle", longue de soixante kilomètres, large de trente, et protégée par des falaises abruptes. Vivant dans les bois, dans des cabanes forestières ou sous la tente, les maquisards du Vercors sont ravitaillés par les organisations de la Résistance et par une population favorable. 𝐔𝐧 𝐏𝐥𝐚𝐧 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 Le Vercors devient également un lieu stratégique dans l'esprit des responsables locaux de la Résistance. Un plan militaire a été mis sur pied, accepté par Jean Moulin puis approuvé à Londres par le Général de Gaulle. C'est le "Plan Montagnards". L'idée est de transformer le Vercors en "Cheval de Troie pour commandos aéroportés". Au moment d'un débarquement allié dans le sud de la France, des troupes amies seraient lâchées sur le Vercors et iraient couper les lignes arrières allemandes dans les Vallées du Rhône et de l'Isère. Les maquisards interviendraient comme guides et soutiens militaires. Hélas, ce plan ne sera jamais appliqué. Les Alliés trop occupés sur le front de Normandie n'enverront jamais par les airs, les troupes et les armes lourdes. Si bien que malgré les parachutages de matériels légers le Vercors se retrouvera seul et peu équipé au moment du combat. 𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐭𝐲𝐫𝐞 A Malleval, aux Ecouges, à Saint Nizier, les maquisards s'affrontent violemment aux troupes allemandes. Fin juin 44, ils sont près de 4000 sur le Plateau, enthousiastes, attendant une aide des Alliés, s'exerçant au maniement des armes légères qu'ils ont reçues et proclamant même la République du Vercors le 3 juillet. Mais ce territoire en armes est un défi à l'ennemi, et le général Karl Pflaum décide d'en finir. Le 21 juillet 1944, il lance 15.000 soldats à l'assaut du Vercors. Aucun autre maquis de France n'a mobilisé autant de forces ennemies. L'attaque est générale, par les routes, par les "Pas", ces cols escarpés que l'on ne franchit qu' à pied et par les airs puisque sur Vassieux, là où auraient dû se poser les Alliés, atterrissent les planeurs allemands. Le combat est acharné mais inégal. En moins de trois jours le Vercors est à genoux. Plus de 600 Résistants et une centaine d'Allemands sont tués. La population civile subit la sauvagerie des assaillants : 201 personnes meurent dans des conditions souvent atroces. 41 sont déporté, 573 maisons sont incendiées. Depuis ces jours cruels, le Vercors n'est plus une montagne comme les autres. Ici des garçons de vingt ans ont pris les armes pour vivre libres. Ici une population courageuse les a soutenus. Le sacrifice des uns, et le martyre des autres ont fait de ce massif un lieu symbolique : celui de la Résistance à toute oppression. 𝐋'𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐜𝐚𝐥 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐕𝐞𝐫𝐜𝐨𝐫𝐬 Avec le développement des maquis et l'intensification des combats, le service médical s'organise et se renforce sur le Vercors dès février 1944. A Saint-Martin-en-Vercors, un hôpital chirurgical est créé dans une maison de convalescence pour enfants. Il peut abriter jusqu'à soixante blessés, pris en charge par plusieurs médecins et huit infirmières qui interviennent également en renfort comme équipe volante. Devant l'augmentation des blessés, un second hôpital est ensuite installé à Tourtre. Enfin, sept postes de secours, comptant chacun deux médecins, assistent les formations de combat avec du matériel élémentaire et une voiture d'évacuation. 𝐆𝐫𝐨𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐋𝐮𝐢𝐫𝐞 : 𝐋'𝐡𝐨̂𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥 𝐦𝐚𝐬𝐬𝐚𝐜𝐫𝐞́ Au moment de l'attaque allemande les deux hôpitaux militaires du Vercors, celui de Tourtre et celui de Saint-Martin, sont évacués. Les blessés légèrement atteints peuvent gagner les forêts pour se cacher. Les autres sont acheminés sur leurs brancards, vers la grotte de la Luire. Cette cavité, située à l'écart des voies de circulation, paraît suffisamment vaste pour servir d'hôpital clandestin. Vingt-huit maquisards, deux femmes blessées à Vassieux, un officier américain, et quatre soldats ennemis d'origine polonaise sont soignés là. Pourtant, le 27 juillet 1944, les Allemands très bien renseignés, pénètrent sous le vaste porche de la Luire. Sans pitié, et sans écouter les quatre blessés portant l'uniforme de la Wehrmacht qui demandent indulgence pour les autres victimes, ils massacrent onze blessés dans un champ près de la grotte et huit autres un peu plus loin. L'équipe sanitaire et les malades qui ne peuvent marcher sont conduits au hameau de Rousset, puis à Grenoble. Sept infirmières sont déportées à Ravensbrück. Odette Malossane n'en reviendra pas. Deux médecins et un prêtre, le père Yves de Montcheuil, sont fusillés à Grenoble. Yves de Montcheuil était l'un des grands théologiens français. 𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆(𝒔) : 𝑽𝒆𝒓𝒄𝒐𝒓𝒔 𝑻𝒐𝒖𝒓𝒊𝒔𝒎𝒆 ; 𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒘𝒆𝒃 𝒅𝒖 𝒈𝒊̂𝒕𝒆 𝒅𝒖 𝑹𝒐𝒄𝒉𝒆𝒓 ; 𝒑𝒂𝒏𝒏𝒆𝒂𝒖𝒙 𝒅'𝒊𝒏𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒔𝒊𝒕𝒆 ; 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑰𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆"
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