La Cité de la Mer
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La Cité de la Mer à Cherbourg : musée, aquarium et sous-marin

Inaugurée en 2002 par ses fondateurs, La Cité de la Mer est un lieu emblématique de Cherbourg-en-Cotentin, situé dans l'ancienne gare maritime. Ce site unique offre une immersion dans l'univers de l'exploration sous-marine, mêlant histoire, technologie et biodiversité. Depuis sa création, il attire chaque année de nombreux visiteurs désireux de découvrir la richesse des fonds marins et la conquête des océans.


La Cité de la Mer se distingue par ses nombreuses attractions, notamment le célèbre sous-marin nucléaire Le Redoutable, accessible pour une visite passionnante. Les aquariums de l'Océan du Futur proposent une immersion dans les profondeurs abyssales, avec des expositions interactives sur la biodiversité marine et les mystères de l'océan. Le site propose également une exposition consacrée au Titanic, permettant aux visiteurs d'explorer cet épisode historique à travers objets et reconstitutions.


L'ambiance de La Cité de la Mer est à la fois ludique et éducative, dans un décor qui mêle architecture industrielle rénovée et espaces modernes. Le bâtiment, ancien terminal transatlantique, offre un cadre impressionnant avec ses vastes salles et ses expositions immersives. Que ce soit pour une visite culturelle ou une balade en famille, cet endroit est une étape incontournable pour découvrir la mer sous toutes ses facettes, dans un cadre à la fois historique et contemporain.


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"C’est le plus grand monument français Art Déco des années 1930. A son âge d’or, la Gare Maritime Transatlantique à Cherbourg a pu voir passer des dizaines de milliers de passagers en transit vers les Amériques. Aujourd’hui, elle accueille les paquebots de croisière et la Cité de la Mer. C’est un lieu incontournable du tourisme à Cherbourg ! 𝐄𝐭 𝐂𝐡𝐞𝐫𝐛𝐨𝐮𝐫𝐠 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐝’𝐞𝐬𝐜𝐚𝐥𝐞… En 1661, en accédant au trône, Louis XIV songe à doter la France d’un puissant État naval. Le port de Brest rayonne sur l’Atlantique tandis que Toulon exerce sa puissance sur la Méditerranée. Mais qu’en est-il de la Manche ? Louis XIV souhaite, en effet, rivaliser avec les grands ports d’Angleterre. En 1665, une commission est créée afin d’étudier le meilleur lieu stratégique mais les diverses études n’aboutissent pas. En 1678, Jean-Baptiste COLBERT, secrétaire d’État à la maison du roi et à la Marine, rédige un mémoire arguant la nécessité de créer un port de guerre sur les côtes normandes, mais son projet demeure sans succès. Puis, en 1686, Sebastien LE PRESTRE DE VAUBAN, commissaire général des fortifications, inspecte Cherbourg. Dans son mémoire, il propose un projet d’amélioration du vieux port qui finalement restera vain. En 1699, il rédige un second mémoire, apportant ses préconisations quant au renforcement naval de Cherbourg. Il n’est toujours pas question de la construction d’un grand port mais grâce à lui, Cherbourg apparait enfin comme une place maritime forte. En montant sur le trône en 1774, Louis XVI est animé du désir de relever la Marine. Il désigne, en 1776, le colonel DUMOURIEZ pour étudier la création d’un port militaire à Cherbourg. En 1775, le Duc D’Harcourt, gouverneur de la Normandie confie à Monsieur Louis DE LA COUDRE, Vicomte de La Bretonnière : « l’étude des mesures à prendre pour mettre la rade de Cherbourg en état de servir à la Marine militaire en cas de guerre avec l’Angleterre. » Le mémoire rédigé par M. LA BRETONNIERE est remis en 1777 à Monsieur de Sartines, Ministre de la Marine, et au Roi. Il préconise une digue implantée au large, orientée de l’Ile Pelée à Querqueville, montrant ainsi les avantages de Cherbourg par rapport à Saint-Vaast-la-Hougue. Le Roi, séduit, adopte le projet. Toutefois, Louis XVI choisit le procédé d’immersion de cônes en bois remplis de pierres, imaginé par M. Alexandre Louis DE CESSART, ingénieur des Ponts et Chaussées, pour constituer la base de la digue plutôt que le système de vieux vaisseaux remplis de pierres, complété par le déversement de pierres perdues, cher à M. LA BRETONNIERE. L’originalité grandiose de cette conception enflamme l’imagination de tous. Le travail consiste à construire des cônes en chêne de 45 mètres à la base, 20 mètres au sommet et 20 mètres de hauteur, de les remplir de pierres, de les remorquer et de les immerger à l’emplacement prévu pour ériger la digue. Le premier cône est immergé le 6 juin 1784, les autres suivent de manière régulière si bien que le Roi décide de se rendre lui-même à Cherbourg pour encourager les exécutants de cette grande œuvre. Il fait son entrée dans la ville le 22 juin 1786 dans l’enthousiasme général et dès le lendemain, il embarque dans le canot royal, débarque sur le 8e cône aménagé en tribune pour assister à l’immersion du 9e cône. Malheureusement, le système des cônes ne résiste pas aux tempêtes d’hiver. Les parties émergentes des charpentes sont arasées, laissant échapper les pierres. Vingt cônes en tout furent installés mais ce système fut définitivement abandonné en 1789. Une commission nommée en 1792 par la Convention nationale décide la poursuite des travaux, après leur interruption pendant la Révolution française, et Napoléon Ier relance les travaux de la digue avant de décréter en 1803 la construction du port militaire. Tous les régimes après l’Empire poursuivront l’œuvre entreprise. En 1858, Napoléon III inaugure la plus grande rade artificielle du monde : superficie de 1 500 hectares protégée par la digue du large de 3 700 mètres de long et de l’avant-port militaire avec ses 2 bassins. Soixante-dix années ont été nécessaires pour réaliser cette œuvre gigantesque. 𝐂𝐡𝐞𝐫𝐛𝐨𝐮𝐫𝐠, 𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞 En 1738, débute le projet de port de commerce imaginé par VAUBAN, qui comporte 2 jetées en maçonnerie, 1 avant-port bordé de quais, et 1 bassin avec écluse et pont tournant. Les ouvrages sont achevés en 1744. Le port est détruit en 1758 par un raid anglais. Après sa reconstruction le commerce reprend. On dénombre 20 navires long-courriers immatriculés à Cherbourg faisant la liaison avec l’Amérique et une cinquantaine de caboteurs assurant les transports avec Dunkerque, Le Havre, les côtes de Bretagne, Nantes, Bordeaux, Marseille. Certains d’entre eux se spécialisent dans le transport de passagers. En 1897, 2 lignes régulières permettent aux passagers de se rendre depuis Cherbourg soit au Havre soit à Guernesey. Trois steamers par semaine sont prévus pour desservir Le Havre tandis qu’un autre relie l’île anglo-normande. Le trafic transmanche se développe très tôt à Cherbourg puisque le 1er août 1878 est inaugurée la 1re rotation quotidienne Weymouth-Cherbourg : c’est ainsi qu’accoste le Great Western sous le commandement de Blampied. Quinze passagers débarquent. Le South of Ireland est l’autre vapeur qui assure des liaisons. Vingt ans après, ces lignes transmanches existent encore puisque la London South Western Rail Way Company assure 5 départs hebdomadaires vers Southampton. 𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐚𝐭𝐥𝐚𝐧𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 En 1847, le gouvernement français met 4 frégates à la disposition de la Compagnie des Paquebots Transatlantiques, qui les aménage en paquebots. Cette compagnie, basée au Havre, utilise le port de Cherbourg pour le premier départ vers New York en attendant que les installations portuaires havraises soient opérationnelles. Le premier départ est effectué par l’Union avec à son bord 150 passagers. La position géographique de Cherbourg et les qualités nautiques de sa rade (accès par tous temps, à toute heure de marée, et mouillage en toute sécurité), ne laissent pas les armateurs indifférents. C’est la raison pour laquelle 2 compagnies, l’une anglaise la Royal Mail Line et l’autre allemande la Hamburg Amerika Line, choisissent en 1869, le port de Cherbourg comme port d’escale. Les compagnies françaises, et notamment la Compagnie Générale Transatlantique, préfèrent cependant le port du Havre. Les conditions y sont moins bonnes qu’à Cherbourg mais la ville est en relation directe avec Paris par la Seine mais aussi par le rail depuis 1847. A Cherbourg, la liaison ferrée directe avec Paris est réalisée en 1858. Elle complète ainsi la connexion de Cherbourg avec les grandes régions d’Europe, ouvrant le port aux flux migratoires vers le Nouveau Monde, qui s’amplifient depuis le début du 19e siècle. En 1869, Cherbourg accueille ainsi 47 escales de transatlantiques, soit environ 2 000 passagers. En 1897, les transatlantiques offrent une régularité de service depuis Cherbourg avec de très grandes villes. La Royal Mail propose des rotations avec les Antilles, le Brésil, ainsi qu’avec La Plata en Argentine. New York fait partie des destinations disponibles puisque 2 compagnies organisent des liaisons régulières vers les États-Unis. La Hambourg Amerika Line prévoit 1 aller-retour par semaine et la Norddeutscher Llyod, 8 départs et 9 retours pour la seule année de 1897. Au total, 143 vapeurs transatlantiques embarquent ou débarquent 5 770 passagers à Cherbourg en 1897. En 1905, ce sont près de 40 000 passagers qui transitent par Cherbourg avec 322 escales de paquebots. La même année, le port se dote de sa première Gare Maritime Transatlantique, un modeste bâtiment en bois qui sera vite inadapté. Le nombre d’escales de transatlantiques augmente d’années en années. En 1910, ce nombre atteint les 543 escales annuelles. Cherbourg devient un véritable port transatlantique. En 1913, 7 compagnies de transatlantiques fréquentent régulièrement la rade de Cherbourg. Elles sont principalement anglaises – la Cunard, la White Star Line et la Royal Mail – mais également grecques, belges – Red star –, suédoises, américaines, canadiennes – Canadian Pacific – ou allemandes –Hamburg Amerika Line. 𝐋𝐞 𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐛𝐨𝐫𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 En 1894, Cherbourg se dote d’appontements en bois pour faciliter l’embarquement des passagers sur les petits bateaux vapeurs – les transbordeurs – qui font la liaison entre le port et les paquebots en mouillage en rade, le port ne disposant pas encore de port en eau profonde qui permettraient aux paquebots d’accoster directement. Les compagnies adoptent pleinement ce système puisqu’elles font venir des transbordeurs dans le port de Cherbourg et cela dès la fin du 19e siècle. En 1907, la White Star Line organise ses propres transbordements à l’aide du Gallic. Certains transbordeurs sont beaucoup plus emblématiques comme le Nomadic. Celui-ci arrive dans le port de Cherbourg en 1911. Son premier transbordement se fait le 14 juin 1911 auprès de l’Olympic. Le 10 avril 1912, le Nomadic et le Traffic transbordent 281 passagers vers le prestigieux paquebot de la White Star Line, le Titanic. n 1924, un nouveau transbordeur, le Lotharangia, est affecté par la Cunard au service des escales de cette compagnie, à Cherbourg. Les transbordeurs sont sans cesse renouvelés afin d’offrir un transbordement de qualité, mais leurs effectifs se réduisent à partir de 1931. Le transbordeur Atalanta de la Royal Mail est désarmé. Le Traffic de la White Star Line et l’Alsatia de la Cunard subissent le même sort quelques jours plus tard. Même si après 1933, l’utilité des transbordeurs semble moins évidente compte tenu de la construction d’un quai en eau profonde permettant au paquebot d’accoster directement, les compagnies de navigation continuent à voir dans ce système un avantage. En effet, en cas d’escales rapides ou d’impossibilité pour les paquebots de s’amarrer au Quai de France en raison d’une météo difficile, les transbordeurs s’acquittent de leur tâche. 𝐋𝐚 𝐠𝐚𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝟏𝟗𝟏𝟐 En raison de la hausse constante des chiffres de fréquentation des voyageurs et des paquebots, il est décidé d’édifier une nouvelle Gare Maritime Transatlantique. En 1910, commencent les travaux des bâtiments de cette future gare transatlantique, qui est inaugurée le 3 juillet 1912. Elle se présente aux passagers sous la forme d’un pavillon de briques rouges, d’une longueur de 225 mètres. À l’intérieur se trouvent les bureaux des différentes compagnies de navigation. C’est précisément dans cette gare que des hôtes de marque sont accueillis. L’année 1924 est marquée par l’arrivée de nombreuses vedettes. Parmi elles, le cinéaste D. W. GRIFFITHS ou encore Jacky COOGAN, acteur célèbre grâce à Charlie CHAPLIN qui lui a donné le rôle de l’enfant dans le film « The kid » en 1920. Des têtes couronnées ont également fait le choix de Cherbourg pour débarquer ou faire une simple escale, comme le prince russe Youssopoff et la princesse Irène de Russie, ou le prince de Galles. 𝐋𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞-𝐝𝐞𝐮𝐱-𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞𝐬 C’est à l’entre-deux-guerres que la donne change pour le trafic maritime de Cherbourg. La construction d’un lieu adapté pour l’accueil des voyageurs et des transatlantiques à Cherbourg est sur toutes les lèvres, l’objectif étant d’attirer la clientèle transatlantique et de développer le trafic des marchandises. Vers les années 1913-1914, un premier projet dit Bergh visant à établir une nouvelle Gare Maritime Transatlantique avorte en raison de la déclaration de la Première Guerre mondiale. À partir de 1919-1920, les projets fleurissent. Le projet d’une nouvelle Gare Maritime Transatlantique repose pratiquement sur les épaules d’un seul homme : Théodore Camille QUONIAM, Président de la Chambre de Commerce de Cherbourg. Au début des années 1920, il effectue un voyage à bord du Berengaria afin d’évaluer les équipements des ports accueillant les transatlantiques. 𝐔𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐠𝐚𝐫𝐞 : 𝐂𝐡𝐞𝐫𝐛𝐨𝐮𝐫𝐠 𝐯𝐨𝐢𝐭 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝 En 1922, Cherbourg passe le cap des 100 000 passagers transatlantiques annuels, doublant la fréquentation d’avant-guerre. Le 22 novembre 1922, le grand projet d’aménagement portuaire porté par les autorités locales est reconnu d’utilité publique. L’étude sur l’organisation des ports transatlantiques menée par M. CHALOS, ingénieur des Ponts et Chaussées, et M. QUONIAM, président de la Chambre de Commerce de Cherbourg, préconise de doter le port d’une nouvelle Gare Maritime Transatlantique adaptée au large, au rail et à la route. Elle doit être en capacité d’accueillir simultanément 2 paquebots de 300 mètres de long accostés dans un nouveau port en eau profonde, évitant les manœuvres de transbordements longues et fastidieuses en rade. M. QUONIAM confie à l’architecte cherbourgeois René LEVAVASSEUR la réalisation du nouvel équipement dont l’objectif est de recevoir, dans les meilleures conditions de confort, plus de 175 000 passagers par an et 900 paquebots en escale. Tout doit y être conditionné pour la vitesse afin que passagers, bagages et sacs postaux transitent sans se ralentir les uns les autres. En mai 1924, M. René LEVAVASSEUR en collaboration avec M. CHALOS, présente les plans de ces nouveaux équipements. Le 27 août, lors d’une séance à la Chambre de Commerce, les principes des plans de la Gare Maritime Transatlantique sont globalement adoptés. La Gare Maritime Transatlantique se divise en 3 parties principales. La première est le bâtiment principal composé de 2 niveaux. Le niveau bas est réservé aux services techniques (bagages, colis postaux, matériels, réserves techniques…) alors que l’étage accueille tous les services destinés aux passagers (salles d’attente ou de visite, bureaux des compagnies…). Le premier transatlantique à faire escale au nouveau Quai de France est le De Grasse, paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique, en décembre 1932. La nouvelle Gare Maritime Transatlantique n’est pas encore en fonction ; le service transatlantique y est transféré le 1er juin 1933. Toutefois, c’est le Bremen qui est considéré comme le premier transatlantique à avoir choisi d’accoster régulièrement au Quai de France, le 14 avril 1934. Suivent d’autres paquebots de la compagnie Norddeutscher Lloyd comme l’Europa. La construction de la nouvelle Gare Maritime Transatlantique commence alors que le gouvernement des États-Unis a fait voter une série de lois imposant un quota d’immigrants. Après 1921, seuls 353 747 européens auront la possibilité d’entrer annuellement aux États-Unis alors que pour cette même année 800 000 immigrants y ont trouvé une nouvelle patrie. Après les États-Unis, c’est au tour du Brésil et de l’Argentine d’engager une politique de restriction du nombre d’immigrants sur leur territoire. De plus, la crise de 1929 a largement ralenti l’émigration européenne à partir de Cherbourg. Les 6 années de construction de la gare se déroulent donc dans un climat de régression de l’émigration et de baisse de fréquentation des passagers. La Gare Maritime Transatlantique ouvre ses portes alors que la période faste des transatlantiques à Cherbourg se termine. Au cours des 7 années qui suivent l’inauguration, de 50 000 à 80 000 passagers arpentent chaque année la gare transatlantique. Le 4 janvier 1931, en raison des mauvais résultats enregistrés par les compagnies de navigation, le nombre des escales est revu à la baisse par un certain nombre d’entre elles. La Cunard décide de supprimer la liaison Southampton-Cherbourg-Québec, tandis que le nombre de ses escales au cours de la saison estivale est réduit de 15 à 7. La Lloyd Royal Hollandais quitte définitivement Cherbourg au profit de Boulogne. Le trafic des émigrants est également révélateur de cette baisse de passagers. En effet, en décembre 1933, l’Hôtel Atlantique ferme ses portes. Il semble que la venue des émigrants de façon organisée ne soit plus de mise dès le début des années 1930. Face à cette situation, les agences maritimes de Cherbourg se voient dans l’obligation d’opérer des licenciements. Pourtant, tous ces aspects négatifs n’empêchent cependant pas la Chambre de Commerce de croire en son projet. 𝐃𝐞𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 (𝟏𝟗𝟒𝟎-𝟏𝟗𝟓𝟐) En juin 1940, alors que 9 mois se sont écoulés depuis l’entrée en guerre de la France et de la Grande-Bretagne contre l’Allemagne, des avions allemands survolent le port de Cherbourg. Dans la nouvelle Gare Maritime Transatlantique de Cherbourg, les militaires succèdent aux passagers. 30 000 soldats britanniques sont rapatriés vers Portsmouth. Certains militaires français quittent leur patrie pour rejoindre l’Angleterre. Le 18 juin 1940, alors que le général DE GAULLE lance un appel à la Résistance en direction des Français sur la radio anglaise BBC, les tous derniers contingents anglais quittent Cherbourg. Dès le lendemain, l’armée allemande débute l’occupation du port. Elle durera 4 années, jusqu’en juin 1944. Le 26 juin 1944, Cherbourg est libéré. Espérant prendre le port sans trop de destructions, les Américains se trouvent au contraire devant des ruines. Le commander WALSH (officier des garde-côtes américaines) a pour mission d’évaluer les dégâts du port. Effaré par l’étendue des dégâts, il en fait le rapport par radio à 17h. Des wagons encore chargés de mines dans le Hall des Trains montrent que le dynamitage n’était pas encore achevé. Les structures portuaires sont réquisitionnées pour les besoins de la guerre et la future reconstruction des États européens. Le 6 juillet 1944, les travaux de la Gare Maritime Transatlantique sont confiés au 333e régiment de Service spécial du Génie américain. Avant toute démarche de reconstruction, il est indispensable de passer par une phase de déblaiement. Les passerelles dynamitées sont évacuées. Les monceaux de béton armé ont été éliminés à l’aide d’explosifs afin de les rendre déplaçables. La darse transatlantique est débarrassée des navires coulés. Au total, 30 000 m3 d’enrochement de remblai sont dragués et 13 000 m3 de béton sont démolis. Suite à la restitution du port, les autorités civiles décident de ne pas attendre la réhabilitation de l’ancienne gare et décident d’en créer une provisoire. Elle est inaugurée en 1946 en présence de M. LE HENAFF, Secrétaire de cabinet du Ministre des Travaux Publics. Se situant à l’extrémité Sud-Ouest du Quai de France, cette gare consiste en 2 tentes métalliques d’une superficie de 500 m2 aménagées en salle des Pas Perdus et en salle des douanes. Un hangar destiné au fret est construit en 1947 mais il est vite destiné à remplacer les 2 tentes métalliques. Ce hangar est inauguré en 1948 en qualité de Gare Maritime Transatlantique. En 1946, 24 000 passagers transitent par la gare provisoire et 276 000 entre 1946 et 1951. Le 8 mai 1952, le Queen Mary fait son grand retour au Quai de France, où il est salué avec une grande ferveur. Le paquebot n’était pas revenu accoster à Cherbourg depuis le 30 août 1939. La Cunard décide de reprendre le chemin de la Gare Maritime Transatlantique pour y faire des escales régulières puisque le Queen Elizabeth entre dans la rade par la passe ouest à 13h40 le 26 mai 1952. Cinq remorqueurs se portent vers lui. L’accostage au Quai de France se fait à 14h26. 920 passagers sur les 2 225 que compte le Queen Elizabeth à son bord débarquent à Cherbourg. À bord se trouvent le Duc et la Duchesse de Windsor ainsi que l’acteur Gregory PECK qui se rend à Rome pour tourner le film « Vacances romaines ». Trois trains spéciaux sont affrétés. Le 8 mai 1967, la Cunard annonce sa décision de retirer le Queen Mary et le Queen Elizabeth. Le trafic des transatlantiques est en perte de vitesse depuis le début des années 1950. Le nombre de passagers transitant par Cherbourg atteint un plafond de 69 000 en 1950 et l’année suivante, il chute à 55 000. En 1957 sont enregistrés 49 552 passagers. Les compagnies de transatlantiques perdent de l’argent en laissant naviguer leurs géants des mers sur les lignes de l’Atlantique Nord. Le Queen Mary quitte donc pour la dernière fois le Quai de France le 27 septembre 1967. L’année 1968 n’est pas une année faste pour le trafic des transatlantiques à Cherbourg. En effet, après les 43 licenciements de la Société Cherbourgeoise de Remorquage en septembre, c’est la Cunard Line qui ferme son agence quai Alexandre-III, le 7 novembre. Ne voyant plus d’utilité à la Gare Maritime Transatlantique de 1933, et pour dégager des terre-pleins pour le trafic de marchandises (granit, conteneurs), la Chambre de Commerce décide de la détruire. Le 7 novembre 1978, un projet de reconstruction d’une zone pour accueillir des conteneurs transatlantiques voit le jour, comprenant la destruction de la galerie nord de la Gare Maritime Transatlantique. La première tranche de démolition est réalisée les 10 et 11 avril 1979. La seconde tranche se termine en novembre 1982. À la fin du mois de mars 1982, la galerie d’embarquement sud est dynamitée. Seule la dernière travée de l’extrémité sud est conservée. Elle demeure actuellement la seule trace qui donne une idée de la longueur totale du bâtiment principal. La partie centrale du Hall des Transatlantiques, reconstruite en 1952, est quant à elle démolie en 1982. En 1986, le service régional des affaires culturelles propose que la Gare Maritime Transatlantique soit classée monument historique dans le cadre de la protection du patrimoine architectural de la période 1900-1960. Le dossier aboutit le 27 décembre 1989 par une inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques du patrimoine architectural des années Trente. Cette inscription comprend le Hall des Trains et la Voie Charretière, avec leurs équipements, les façades et les toitures du Hall des Transatlantiques, ainsi que les deux passerelles mobiles d’embarquement. Le 16 août 2000, le Hall des Transatlantiques est également inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Cette inscription protège la Gare Maritime Transatlantique de toute nouvelle destruction et le projet de La Cité de la Mer porté par la Communauté Urbaine de Cherbourg lui redonnera ses lettres de noblesse. 𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆(𝒔) : 𝑪𝒉𝒆𝒓𝒃𝒐𝒖𝒓𝒈 𝑻𝒐𝒖𝒓𝒊𝒔𝒎𝒆 ; 𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒘𝒆𝒃 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑪𝒊𝒕𝒆́ 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑴𝒆𝒓 ; 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑰𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆"

@histoireitinerante

"expositions intéressantes (Louna)"

@Ginger

"Musée génial, avec ou sans enfants! Simulateur de pilotage de sous marins, aquarium et contenus interactifs pour les enfants! Génial! "

@claramartz42

"Incroyable Aquarium et sous marin fait mais ps titanic"

@saraz02

"Ancienne gare maritime. On peut visiter le Redoutable premier sous marin nucléaire exposé en France Les aquariums de l Océan du Futur, immersion inédite dans le naufrage du Titanic, objets remontés de l épave ."

@cecile.progin

"Très joli musée, accessible pour les enfants. "

@dargemathilde

"Cher, mais vaut le coup d'y passer plus de 4heures ! "

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"Très belle exposition de Titanic, visite d’un sous-marin SNLE de 1960-70 extraordinaire, et aquarium et explication du fonctionnement des sous-marins"

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"À faire absolument pour visiter le Redoutable (sous marin). J’ai fait de meilleurs aquariums par ailleurs mais, cela reste pas mal du tout 🤿"

@claire.casa

"À faire au moins une fois "

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"Lieu incontournable à visiter lors d'une visite à Cherbourg"

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"Superbe visite du sous-marin, le reste est très familiale"

@clairou99

"we didnt go in bc expensive but you could see the submersible from the outside!!! very cool we had a HUGE fight right before so these photos are a bit awkward 😅"

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"La Cité de la Mer est un parc scientifique et ludique, inauguré le 29 avril 2002 et situé à Cherbourg-en-Cotentin, consacré à l'exploration sous-marine et à la découverte des grandes profondeurs, complété en 2012 par un nouvel espace Titanic, retour à Cherbourg."

@louis.rochat

"Recommandation Didier et Marie - a tester : choucroute de la mer"

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"Musée sympa, aire de pique nique intérieur extérieur Superbe visite du sous marin Pas mal d’écrans en revanche "

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"le redoutable est vraiment bien, il tient tout le lieux. le prix est plus que discutable. "

@tsongor90

"Billet non couplé 19€ 4 à 5h de visite Détours en France 254 page 48 Parcours vélo sur la côte : https://www.calameo.com/read/0010791670e9f59c7c042"

@magaligiaume06

"La Cité de la Mer à Cherbourg est un complexe ludique et éducatif dédié à l'aventure maritime et à la conquête des profondeurs océaniques. Située dans l'ancienne gare maritime transatlantique, elle combine musée, aquariums, et espaces d'expositions interactives pour offrir une expérience fascinante à ses visiteurs. L'attraction phare est le sous-marin nucléaire Le Redoutable, où l'on peut explorer l'intérieur du plus grand sous-marin visitable au monde. Mais la Cité de la Mer ne s'arrête pas là : elle invite également à découvrir les mystères des abysses à travers son aquarium abyssal, l'un des plus profonds d'Europe, et ses expositions sur la conquête sous-marine et la biodiversité marine. Pour petits et grands, la Cité de la Mer est une destination incontournable pour s'émerveiller devant la richesse de l'océan et comprendre les enjeux liés à sa préservation."

@keytomytrip

"Cherbourg et la "Cité de la Mer". Stationnement sur le parking du site avec vue sur le port et sous la surveillance du sous-marin nucléaire "Le Redoutable" ! (49.648011 -1.617594) L'après-midi passée dans ces lieux sera divertissant, et beaucoup plus "léger" que les jours précédents.(http://www.citedelamer.com/) Cette Cité de la Mer est composée de 4 parties, nous commençons par la visite impressionnante du sous-marin, enchaînons par une partie aquarium sympa, ensuite ce sera un petit spectacle interactif "on a marché sous la mer" (moyen mais avec un final assez drôle) pour finir par une expo sur le Titanic. Le tout se trouvant dans un superbe bâtiment, l'ancienne gare maritime où l'on peut d’ailleurs encore voir l''extraordinaire "salle des bagages" rénovée récemment. Nous restons sur le parking pour la nuit en compagnie de 3 autres CC."

@nathcharente

"Trop chouette on y est allé de 11h30 à 16h30 Et le restau était super bon "

@lea.langhade

"Visiter le Redoutable et la Cité de la mer"

@louiseclement3

"Aller à l’heure de l’ouverture et aller voir soumarin"

@lulamartinezleyva7

"À voir surtout pour l'évocation du Titanic et la visite du Retoutable (sous-marin nucléaire lanceur d'engins). "

@pascalbernard

"Gratuit pour les moins de 5 ans, une entrée poussette, livret d'activités "

@tribuenbalade

"Le 10 avril 1912 à 20 h 10, le Titanic, arrivé quelques heures plutôt de Southampton, quitte Cherbourg avec, à son bord, 281 nouveaux passagers. De la gare maritime, les Cherbourgeois voient s'éloigner le mastodonte des mers qui vogue vers son tragique destin. Quatre jours plus tard, il sombrera après avoir heurté un iceberg. Depuis 2012, un espace important de la Cité de la mer, dans une scénographie spectaculaire, rend hommage au paquebot. Cabines reconstituées, effets spéciaux, films et documents retracent dans un décor labyrinthique les derniers jours du Titanic. Au centre, une exposition présente dans quatre vitrines quarante-trois objets ayant appartenu aux passagers, retrouvés dans des bagages immergés depuis la découverte de l'épave, en septembre 1985 (parmi 5 500 autres). On y voit notamment une paire de chaussettes, miraculeusement conservée, des carafes d'eau entières, une bourse en maille, accessoire mondain d'un passager de première classe ou une cloche en laiton et un chronomètre de marine. Chaque objet, aussi anecdotique qu'il soit, est décrit et son propriétaire ou son utilité identifiés et expliqués. Ce qui rend émouvant cette évocation, rendue possible grâce au partenariat exclusif de la Cité de la mer de Cherbourg et de la société américaine RMS Titanic Inc, chargée des fouilles au large de Terre-Neuve. À voir jusqu'en mars 2025. Allée du Président-Menut, Entrée : adulte 19 €, enfants : 14 €. Tél. : 02 33 20 26 69. citedelamer.com"

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"Visite SNLE (sous-marin lanceur d'engins) Le Redoutable + expo Titanic + le monde sous-marin"

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"Super musée, notamment la visite du sous marin le Redoutable"

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"Visite du sous-marin le Redoutable "

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"Des expositions qui plaisent autant aux adultes qu'au enfants (Victor avait 2 ans et demi) "

@troispasdecote

"Musée sympa pour jour de pluie. "

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"Aquarium + visite d'un sous-marin"

@marinebdj

"Voir le plus grand sous-marin au monde visitable"

@cgnaya

"Très sympa a faire, plusieurs musées sur l’exploration marine, le Titanic, on peut visiter l’intérieur d’un sous-marin nucléaire français"

@antoinehebt

"Immanquable, la Cité de la Mer, l'un des emblèmes de la ville et l'une de ses destinations phares, est un site familial, ludique et bien plus encore. Logée dans l'ancienne gare maritime, chef-d'oeuvre Art déco, la Cité s'organise en plusieurs espaces, tous consacrés à la vie sous-marine : une grande galerie des engins et des hommes et la visite du sous-marin Le Redoutable (les moins de 5 ans n'y ont pas accès) pour l'aspect exploration, " L'Océan du Futur " avec ses 17 aquariums dont l'Abyssal de 10,70 m de haut puis " Titanic, retour à Cherbourg " pour l'histoire."

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"très déçue... le seul attrait reste la partie consacrée au Titanic et la visite impressionnante d un sous marin nucléaire"

@editholiveira

"Aquarium et plus ! Génial ! Visite de sous-marin. Expo sur le Titanic. Très intéressant."

@lileckis

"La Cité de la Mer est un parc scientifique et ludique, situé à Cherbourg-Octeville, consacrée à l'exploration sous-marine et à la découverte des grandes profondeurs."

@francois.gigandet6

"Cité de la mer, vaisseau sous marin, espace titanic et sous marin le redoutable à visiter. "

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