Peter and Paul Cathedral

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Sankt-Peterburg 197046 Russia

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RUSSIE

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Enchâssée dans l'écrin austère de la forteresse du même nom, la cathédrale Pierre-et-Paul tranche de toute la luxuriance de ses lignes baroques sur la rigueur militaire des bâtiments attenants. Dominant la citadelle - et tout Saint-Pétersbourg - de sa flèche dorée de 122,5 m, elle est l'expression magistrale des rêves de grandeur de Pierre I er , qui en jette les fondations mais ne la voit pas sous son aspect définitif : commencée en 1712 en remplacement d'une modeste église de bois élevée en 1703, sa construction par D. Trezzini ne sera vraiment achevée que le 28 juin 1733. L'architecte préféré de l'empereur, s'inspirant du baroque nordique, a obéi fidèlement aux directives impériales : l'édifice rompt avec les canons de l'architecture religieuse russe, en substituant aux cinq coupoles traditionnelles un dôme qui coiffe la nef ; celle-ci est précédée d'une façade à doubles frontons avec quadruples volutes et surmontée de la fameuse flèche qui fait de la cathédrale, encore aujourd'hui, le plus haut édifice de la ville, comme l'a voulu le tsar. Terminée par une croix et une girouette représentant un ange, cette flèche repose sur une charpente métallique depuis l'incendie de 1830 ; la petite histoire raconte que Nicolas I er a récompensé l'intrépide couvreur, Telouchkine, en lui garantissant le droit de boire gratuitement dans toutes les auberges de l'empire, un cadeau plutôt empoisonné ! L'intérieur, qui donne le même sentiment d'élévation, est tout aussi impressionnant avec sa triple nef, séparée par une double colonnade de marbre, et ses lambris dorés parcourant des murs aux tons pastel roses et verts. Un décor presque rococo qui ferait songer à une église de Vienne ou de Prague, n'était-ce la riche iconostase due à Ivan Zaroudni (1722-1726). La collégiale, véritable nécropole de la dynastie des Romanov, abrite les tombeaux du tsarévitch Alexis et des enfants de Pierre le Grand, morts encore en bas âge, ceux de Catherine I re , d'Anna Ioannovna, d'Elizabeth Petrovna, de Pierre III, de Catherine II, de Paul I er , d'Alexandre I er , de Nicolas I er , d'Alexandre II ou encore d'Alexandre III. Seuls en sont absents Pierre II et Ivan IV (le Terrible, inhumé dans la cathédrale de l'Archange-Saint-Michel au Kremlin). C'est bien sûr Pierre le Grand qui inaugure en 1725 la demeure impériale posthume ; sa tombe en marbre blanc se trouve à droite de l'entrée sud, emplacement qu'il avait lui-même choisi. Au total, 36 tombeaux en marbre blanc, ornés de croix dorées et d'aigles bicéphales pour ceux des Romanov qui ont régné. Fabriqués à l'usine de Peterhof, les monuments funéraires d'Alexandre et de son épouse Maria Alexandrovna sont des monolithes de jaspe vert de l'Oural et de quartz rose. L'iconostase, sculptée et dorée par des maîtres moscovites entre 1722 et 1729, est un chef-d'oeuvre du baroque russe. La révolution d'Octobre, qui transforme les lieux en musée dès 1923, a mis un terme à la vocation funéraire de la crypte. L'effondrement du système soviétique, rendant la cathédrale au culte - pour les liturgies très solennelles seulement -, l'a également réconciliée avec l'au-delà. Ainsi le descendant des Romanov, le duc Vladimir, décédé en avril 1992, a-t-il été inhumé dans la chapelle des Grands Princes aux côtés de 13 membres de la dynastie des Romanov, enterrés avant 1917 dans cette chapelle annexe construite par l'architecte D. Grimm en 1887 pour les membres de la famille impériale. Quant à son grand-oncle, le tsar Nicolas II, ainsi qu'une partie de sa famille, Alexandra Fedorovna, sa femme, les grandes-duchesses Olga, Tatiana et Anastasia, ils ont été enterrés ici en 1998, soit 80 ans après leur assassinat à Ekaterinbourg dans la nuit du 17 au 18 juillet 1918. Leurs ossements, découverts en 1989, ont été identifiés début 1998 après avoir été soumis à l'infaillible test ADN. Les restes de Marie et du tsarévitch Alexis n'ont pas été retrouvés. En 2006, les cendres de l'impératrice Marie Fedorovna (1847-1928), épouse d'Alexandre III, ont été transférées du Danemark. Maison des ingénieurs. En prenant l'allée centrale de la forteresse, vous verrez, à gauche, la maison Injenerny (des ingénieurs), construite en 1748-1749 pour les ingénieurs chargés des travaux d'entretien de la forteresse. La maison Injenerny expose aujourd'hui des objets du XVIII e  siècle au début du XX e  siècle et leurs copies en souvenirs. L'exposition commence avec des plans de la ville des XVIII e et XIX e  siècles. Beaucoup de tableaux, de lampes, de porcelaines, et de reconstitutions d'intérieur du XIX e  siècle. Maison du commandant. Derrière la place des exécutions, la maison Komendantski (du commandant), est un bâtiment rose clair, jadis habité par les commandants de la forteresse, mais abritant également la chancellerie et le tribunal judiciaire. Des 32 commandants de la forteresse, 19 sont enterrés dans le cimetière situé devant la façade ouest de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, notamment l'Ecossais R. Bruce, ami proche de Pierre. En 1917, cette commanderie a servi de quartier général au comité révolutionnaire de la ville. Elle a été transformée en appartements communautaires après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, elle abrite une exposition très intéressante sur l'histoire de Saint-Pétersbourg. Le rez-de-chaussée retrace surtout la construction de la ville, avec maquettes et cartes. Vous voyez aussi des extraits de fouilles datant de l'époque médiévale et qui ont été effectuées dans la région. Une maquette reproduit la pièce où ont été interrogés et jugés les Décembristes et le cercle de Petrashevsky, en la présence de Nicolas I er , qui dicte la sentence. Le premier étage est particulièrement intéressant avec toute une série de salles retraçant la vie quotidienne de la noblesse russe à la fin du XIX e et au début du XX e  siècle. La mode, tout d'abord, avec une foule de tenues et d'accessoires luxueux. Mais aussi l'habitat, avec le mobilier allant du simple bureau aux voitures, en passant par les poêles, les cuisines et les salles de bains avec leur ribambelle de produits de beauté en provenance de Paris. Le bastion Troubetskoï. Le bastion a rouvert après une période de restauration. En traversant la place en diagonale, de la chapelle vers la Neva, vous arrivez au bastion Troubetskoï, de triste mémoire. La prison du bastion Troubetskoï est transformée en musée en 1924, un musée dont l'exposition évoque l'une des plus terribles prisons politiques du pays. Construit en 1870-1872, le bâtiment est converti en geôle par Alexandre II. Il devient vite le principal centre d'interrogatoires et de détention pour des centaines de révolutionnaires ou de personnalités aux idées trop libérales. Kropotkine, Figner, Oulianov, Gorki, Trotski et les ministres du gouvernement provisoire y sont détenus parmi bien d'autres. Le tsarévitch Alexis, fils de Pierre I er , y sera condamné à mort. Vous visitez les cellules lugubres du bastion, mais des cellules encore pires existent (elles ne sont pas accessibles) contre les remparts. L'humidité et le froid permanents rendaient la tuberculose quasi inévitable. Vous verrez aussi le corridor tapissé afin d'atténuer les sons et d'empêcher les prisonniers de communiquer entre eux, et la maison du bain où chaque prisonnier se livrait de temps à autre à des exercices et à des ablutions. Maisonnette du bateau (Botny Domik). Ce petit pavillon ocre avec des portiques à colonnes blanches a été construit de 1761 à 1766 par l'architecte A. Viste. Il abrite la réplique de la petite barque de Pierre, surnommée " le grand-père de la marine russe ", et sur laquelle le jeune tsar s'est initié aux subtilités de la navigation sur la rivière Yaouza près de Moscou. L'original de ce modeste bateau est exposé aujourd'hui au musée de la Marine. Devant le pavillon Mendeleevskaya, vous pouvez voir une Navigation , oeuvre allégorique du sculpteur D. Ienson (1891). Dans la petite cour de la maisonnette, les Bolchéviques fusillent, le 27 janvier 1919, quatre grands ducs et quelques otages capturés au début de la grande terreur rouge. Ils les ont condamnés à mort en représailles du meurtre de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknicht à Berlin. L'hôtel des Monnaies. Face à la cathédrale, adossé aux murs de la citadelle, s'élève l'édifice jaune et blanc de l'Hôtel des Monnaies. Il est élevé à la fin du XVIII e  siècle par l'architecte A. Porteau, dans un style néoclassique. Avant cela, les pièces étaient frappées dans les bastions Naryshkin et Trubetskoy. Son activité commence en 1811, et l'Hôtel des Monnaies continue de fonctionner jusqu'à la fin de l'ère soviétique. Son activité se limite aujourd'hui à des pièces commémoratives, à des médaillons et à des décorations, en particulier militaires. Vous pouvez en acheter des répliques dans le magasin attenant à l'exposition sur l'histoire de la monnaie. Pas très spectaculaire, celle-ci expose des pièces de différentes époques. La statue de Pierre I er . Le monument de Pierre le Grand, installé ici en juin 1991, est l'oeuvre de Mikhaïl Chemiakine, grand sculpteur russe vivant à l'étranger. Le monument, assez controversé, représente non pas l'empereur ni le chef de guerre et encore moins l'homme d'Etat réformateur, mais juste un homme avec ses passions et ses faiblesses, simplement assis dans un fauteuil. L'amincissement de sa silhouette au fur et à mesure que l'on monte des pieds à la tête s'explique peut-être par le fait que l'on ne pouvait le regarder qu'à genoux... Toujours est-il que la tête a été réalisée d'après un authentique masque du tsar (aujourd'hui à l'Ermitage), qui bien que claustrophobe a accepté de rester des heures sous des couches de plâtre... par simple curiosité. Le bastion Narychkine. Une allée, qui longe le mur à l'est de la maison Komendantsk, mène vers les portes Nevsky, le quai Komendantskaya et le bastion Narychkine. Ce dernier est surmonté d'une tourelle octogonale d'où, chaque jour à midi, un coup de canon est tiré. Il s'agit là d'une coutume héritée du XVIII e  siècle, époque où peu de gens avaient une montre. On tire également en d'autres occasions : pour célébrer par exemple, la levée du blocus de Leningrad le 27 janvier, ou pour signaler une inondation... Les feux d'artifices lors de grandes fêtes nationales sont également tirés depuis ce bastion. Le musée d'Astronautique et de Construction des fusées. A gauche de la porte Saint-Jean, en sortant de la forteresse, on trouvera ce petit musée incongru mais passionnant pour quiconque s'intéresse à la conquête de l'espace. Ouvert en 1973, il retrace l'histoire du programme spatial soviétique, depuis le spoutnik jusqu'à la station Mir. S'il a été édifié ici, c'est tout simplement parce qu'il existait, au même emplacement, un laboratoire de recherche sur les fusées dans les années 1930. Vous verrez aujourd'hui des moteurs de réacteurs, des modèles de Spoutniks, des tenues spatiales et même l'authentique vaisseau Soyouz 16 . La plage. Au pied des remparts, les Pétersbourgeois n'hésitent pas à se baigner, en été... comme en hiver ! La pêche est également pratiquée.

SAINT PÉTERSBOURG - VOLGA

SAINT PÉTERSBOURG - VOLGA

Enchâssée dans l'écrin austère de la forteresse du même nom, la cathédrale Pierre-et-Paul tranche de toute la luxuriance de ses lignes baroques sur la rigueur militaire des bâtiments attenants. Dominant la citadelle - et tout Saint-Pétersbourg - de sa flèche dorée de 122,5 m, elle est l'expression magistrale des rêves de grandeur de Pierre I er , qui en jette les fondations mais ne la voit pas sous son aspect définitif : commencée en 1712 en remplacement d'une modeste église de bois élevée en 1703, sa construction par D. Trezzini ne sera vraiment achevée que le 28 juin 1733. L'architecte préféré de l'empereur, s'inspirant du baroque nordique, a obéi fidèlement aux directives impériales : l'édifice rompt avec les canons de l'architecture religieuse russe, en substituant aux cinq coupoles traditionnelles un dôme qui coiffe la nef ; celle-ci est précédée d'une façade à doubles frontons avec quadruples volutes et surmontée de la fameuse flèche qui fait de la cathédrale, encore aujourd'hui, le plus haut édifice de la ville, comme l'a voulu le tsar. Terminée par une croix et une girouette représentant un ange, cette flèche repose sur une charpente métallique depuis l'incendie de 1830 ; la petite histoire raconte que Nicolas I er a récompensé l'intrépide couvreur, Telouchkine, en lui garantissant le droit de boire gratuitement dans toutes les auberges de l'empire, un cadeau plutôt empoisonné ! L'intérieur, qui donne le même sentiment d'élévation, est tout aussi impressionnant avec sa triple nef, séparée par une double colonnade de marbre, et ses lambris dorés parcourant des murs aux tons pastel roses et verts. Un décor presque rococo qui ferait songer à une église de Vienne ou de Prague, n'était-ce la riche iconostase due à Ivan Zaroudni (1722-1726). La collégiale, véritable nécropole de la dynastie des Romanov, abrite les tombeaux du tsarévitch Alexis et des enfants de Pierre le Grand, morts encore en bas âge, ceux de Catherine I re , d'Anna Ioannovna, d'Elizabeth Petrovna, de Pierre III, de Catherine II, de Paul I er , d'Alexandre I er , de Nicolas I er , d'Alexandre II ou encore d'Alexandre III. Seuls en sont absents Pierre II et Ivan IV (le Terrible, inhumé dans la cathédrale de l'Archange-Saint-Michel au Kremlin). C'est bien sûr Pierre le Grand qui inaugure en 1725 la demeure impériale posthume ; sa tombe en marbre blanc se trouve à droite de l'entrée sud, emplacement qu'il avait lui-même choisi. Au total, 36 tombeaux en marbre blanc, ornés de croix dorées et d'aigles bicéphales pour ceux des Romanov qui ont régné. Fabriqués à l'usine de Peterhof, les monuments funéraires d'Alexandre et de son épouse Maria Alexandrovna sont des monolithes de jaspe vert de l'Oural et de quartz rose. L'iconostase, sculptée et dorée par des maîtres moscovites entre 1722 et 1729, est un chef-d'oeuvre du baroque russe. La révolution d'Octobre, qui transforme les lieux en musée dès 1923, a mis un terme à la vocation funéraire de la crypte. L'effondrement du système soviétique, rendant la cathédrale au culte - pour les liturgies très solennelles seulement -, l'a également réconciliée avec l'au-delà. Ainsi le descendant des Romanov, le duc Vladimir, décédé en avril 1992, a-t-il été inhumé dans la chapelle des Grands Princes aux côtés de 13 membres de la dynastie des Romanov, enterrés avant 1917 dans cette chapelle annexe construite par l'architecte D. Grimm en 1887 pour les membres de la famille impériale. Quant à son grand-oncle, le tsar Nicolas II, ainsi qu'une partie de sa famille, Alexandra Fedorovna, sa femme, les grandes-duchesses Olga, Tatiana et Anastasia, ils ont été enterrés ici en 1998, soit 80 ans après leur assassinat à Ekaterinbourg dans la nuit du 17 au 18 juillet 1918. Leurs ossements, découverts en 1989, ont été identifiés début 1998 après avoir été soumis à l'infaillible test ADN. Les restes de Marie et du tsarévitch Alexis n'ont pas été retrouvés. En 2006, les cendres de l'impératrice Marie Fedorovna (1847-1928), épouse d'Alexandre III, ont été transférées du Danemark. Maison des ingénieurs. En prenant l'allée centrale de la forteresse, vous verrez, à gauche, la maison Injenerny (des ingénieurs), construite en 1748-1749 pour les ingénieurs chargés des travaux d'entretien de la forteresse. La maison Injenerny expose aujourd'hui des objets du XVIII e  siècle au début du XX e  siècle et leurs copies en souvenirs. L'exposition commence avec des plans de la ville des XVIII e et XIX e  siècles. Beaucoup de tableaux, de lampes, de porcelaines, et de reconstitutions d'intérieur du XIX e  siècle. Maison du commandant. Derrière la place des exécutions, la maison Komendantski (du commandant), est un bâtiment rose clair, jadis habité par les commandants de la forteresse, mais abritant également la chancellerie et le tribunal judiciaire. Des 32 commandants de la forteresse, 19 sont enterrés dans le cimetière situé devant la façade ouest de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, notamment l'Ecossais R. Bruce, ami proche de Pierre. En 1917, cette commanderie a servi de quartier général au comité révolutionnaire de la ville. Elle a été transformée en appartements communautaires après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, elle abrite une exposition très intéressante sur l'histoire de Saint-Pétersbourg. Le rez-de-chaussée retrace surtout la construction de la ville, avec maquettes et cartes. Vous voyez aussi des extraits de fouilles datant de l'époque médiévale et qui ont été effectuées dans la région. Une maquette reproduit la pièce où ont été interrogés et jugés les Décembristes et le cercle de Petrashevsky, en la présence de Nicolas I er , qui dicte la sentence. Le premier étage est particulièrement intéressant avec toute une série de salles retraçant la vie quotidienne de la noblesse russe à la fin du XIX e et au début du XX e  siècle. La mode, tout d'abord, avec une foule de tenues et d'accessoires luxueux. Mais aussi l'habitat, avec le mobilier allant du simple bureau aux voitures, en passant par les poêles, les cuisines et les salles de bains avec leur ribambelle de produits de beauté en provenance de Paris. Le bastion Troubetskoï. Le bastion a rouvert après une période de restauration. En traversant la place en diagonale, de la chapelle vers la Neva, vous arrivez au bastion Troubetskoï, de triste mémoire. La prison du bastion Troubetskoï est transformée en musée en 1924, un musée dont l'exposition évoque l'une des plus terribles prisons politiques du pays. Construit en 1870-1872, le bâtiment est converti en geôle par Alexandre II. Il devient vite le principal centre d'interrogatoires et de détention pour des centaines de révolutionnaires ou de personnalités aux idées trop libérales. Kropotkine, Figner, Oulianov, Gorki, Trotski et les ministres du gouvernement provisoire y sont détenus parmi bien d'autres. Le tsarévitch Alexis, fils de Pierre I er , y sera condamné à mort. Vous visitez les cellules lugubres du bastion, mais des cellules encore pires existent (elles ne sont pas accessibles) contre les remparts. L'humidité et le froid permanents rendaient la tuberculose quasi inévitable. Vous verrez aussi le corridor tapissé afin d'atténuer les sons et d'empêcher les prisonniers de communiquer entre eux, et la maison du bain où chaque prisonnier se livrait de temps à autre à des exercices et à des ablutions. Maisonnette du bateau (Botny Domik). Ce petit pavillon ocre avec des portiques à colonnes blanches a été construit de 1761 à 1766 par l'architecte A. Viste. Il abrite la réplique de la petite barque de Pierre, surnommée " le grand-père de la marine russe ", et sur laquelle le jeune tsar s'est initié aux subtilités de la navigation sur la rivière Yaouza près de Moscou. L'original de ce modeste bateau est exposé aujourd'hui au musée de la Marine. Devant le pavillon Mendeleevskaya, vous pouvez voir une Navigation , oeuvre allégorique du sculpteur D. Ienson (1891). Dans la petite cour de la maisonnette, les Bolchéviques fusillent, le 27 janvier 1919, quatre grands ducs et quelques otages capturés au début de la grande terreur rouge. Ils les ont condamnés à mort en représailles du meurtre de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknicht à Berlin. L'hôtel des Monnaies. Face à la cathédrale, adossé aux murs de la citadelle, s'élève l'édifice jaune et blanc de l'Hôtel des Monnaies. Il est élevé à la fin du XVIII e  siècle par l'architecte A. Porteau, dans un style néoclassique. Avant cela, les pièces étaient frappées dans les bastions Naryshkin et Trubetskoy. Son activité commence en 1811, et l'Hôtel des Monnaies continue de fonctionner jusqu'à la fin de l'ère soviétique. Son activité se limite aujourd'hui à des pièces commémoratives, à des médaillons et à des décorations, en particulier militaires. Vous pouvez en acheter des répliques dans le magasin attenant à l'exposition sur l'histoire de la monnaie. Pas très spectaculaire, celle-ci expose des pièces de différentes époques. La statue de Pierre I er . Le monument de Pierre le Grand, installé ici en juin 1991, est l'oeuvre de Mikhaïl Chemiakine, grand sculpteur russe vivant à l'étranger. Le monument, assez controversé, représente non pas l'empereur ni le chef de guerre et encore moins l'homme d'Etat réformateur, mais juste un homme avec ses passions et ses faiblesses, simplement assis dans un fauteuil. L'amincissement de sa silhouette au fur et à mesure que l'on monte des pieds à la tête s'explique peut-être par le fait que l'on ne pouvait le regarder qu'à genoux... Toujours est-il que la tête a été réalisée d'après un authentique masque du tsar (aujourd'hui à l'Ermitage), qui bien que claustrophobe a accepté de rester des heures sous des couches de plâtre... par simple curiosité. Le bastion Narychkine. Une allée, qui longe le mur à l'est de la maison Komendantsk, mène vers les portes Nevsky, le quai Komendantskaya et le bastion Narychkine. Ce dernier est surmonté d'une tourelle octogonale d'où, chaque jour à midi, un coup de canon est tiré. Il s'agit là d'une coutume héritée du XVIII e  siècle, époque où peu de gens avaient une montre. On tire également en d'autres occasions : pour célébrer par exemple, la levée du blocus de Leningrad le 27 janvier, ou pour signaler une inondation... Les feux d'artifices lors de grandes fêtes nationales sont également tirés depuis ce bastion. Le musée d'Astronautique et de Construction des fusées. A gauche de la porte Saint-Jean, en sortant de la forteresse, on trouvera ce petit musée incongru mais passionnant pour quiconque s'intéresse à la conquête de l'espace. Ouvert en 1973, il retrace l'histoire du programme spatial soviétique, depuis le spoutnik jusqu'à la station Mir. S'il a été édifié ici, c'est tout simplement parce qu'il existait, au même emplacement, un laboratoire de recherche sur les fusées dans les années 1930. Vous verrez aujourd'hui des moteurs de réacteurs, des modèles de Spoutniks, des tenues spatiales et même l'authentique vaisseau Soyouz 16 . La plage. Au pied des remparts, les Pétersbourgeois n'hésitent pas à se baigner, en été... comme en hiver ! La pêche est également pratiquée.

A Passion for Castles

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Ce qu'en disent les utilisateurs

Forteresse Pierre et Paul regroupant des tombes de Tsars.

@vincenttim91

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