Gosudarstvenniy Ermitazh

Gosudarstvenniy Ermitazh

Dvortsovaya naberezhnaya, 38 Sankt-Peterburg 191186 Russia

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LE mus√©e √† ne pas manquer en Russie! Plusieurs salles, diff√©rents th√®mes abord√©s. Un conseil allez y avec un Russe vous paierez moins cherūüėČ

ROUTE DE LA SOIE

ROUTE DE LA SOIE

On a beau √™tre pr√©venu, savoir que c'est l'un des plus riches mus√©es du monde, que quelque 3 millions d'oeuvres y sont expos√©es, survolant plus de deux mill√©naires d'histoire de l'art, l'Ermitage aura toujours de quoi surprendre. Un √©tonnement accru par le caract√®re quelque peu brouillon de ce mus√©e dont les magistrales collections sont expos√©es dans un certain d√©sordre propice aux d√©couvertes. Palais ou mus√©e¬†? La question m√©rite d'√™tre pos√©e, alors que les b√Ętiments du mus√©e eux-m√™mes forment un splendide √©crin pour les tr√©sors qu'ils abritent. Et si le touriste s'y perd, confondant bien souvent l'Ermitage et le palais d'Hiver l√† o√Ļ il faut distinguer en fait cinq palais, c'est que les fonctions de demeure imp√©riale et de mus√©e se sont tr√®s t√īt confondues dans cet ensemble unique d'√©difices s'√©tirant le long de la Neva. Le premier contact est fascinant¬†: une fois franchi l'arc de l'Etat-Major reliant les fa√ßades en h√©micycle des b√Ętiments jaune citron qui abrit√®rent les Affaires √©trang√®res et l'√©tat-major, on d√©couvre le palais d'Hiver sous son plus beau jour. Occupant toute la largeur de la place du Palais (Dvortsovaya Ploshchad), dont le centre est marqu√© par la colonne Alexandre (47 m de granit rose comm√©morant la victoire sur Napol√©on), la fa√ßade principale du palais d'Hiver, qui a √©t√© pendant pr√®s d'un si√®cle et demi la r√©sidence imp√©riale, √©blouit le regard¬†: des murs vert pistache flanqu√©s de colonnades, pilastres, frontons bris√©s blancs soulign√©s par la couleur bronze des lambris et moulures, et couronn√©s de statues en ronde-bosse. Mais, √† moins d'user de votre charme aupr√®s du gardien et d'avoir ainsi la chance de p√©n√©trer par la somptueuse cour d'honneur (en √©vitant la foule des guichets), c'est par la fa√ßade sur la Neva, √† peine moins somptueuse, que commence la visite du palais d'Hiver et de l'Ermitage. Un ensemble de palais. Plus qu'un palais, il s'agit bien d'un ensemble de palais unis dans une m√™me destin√©e, mais dont la conception, √©tal√©e sur plus d'un si√®cle, traduit les subtiles nuances¬†: le rectangle du palais d'Hiver a √©t√© construit de 1754 et 1762 dans le baroque le plus expressif par Bartolomeo Rastrelli sur la commande de la tsarine Elizabeth I re , fille de Pierre le Grand. Les chiffres se passent de commentaire¬†: le palais d'Hiver couvre une superficie de 9 ha, soit 46 000 m¬≤ r√©partis en 1 500 pi√®ces¬†; la corniche sup√©rieure, mise bout √† bout, court sur 2 km. Quand Catherine II devient imp√©ratrice, en 1763, l'immense et somptueux palais au train de vie versaillais, devenu le centre de la vie politique russe, a de quoi √©blouir les diplomates europ√©ens qui se pressent dans ses salons¬†; mais la passion de la Grande Catherine pour l'art sera √† l'origine de consid√©rables agrandissements. La fa√ßade sur la Neva raconte, dans toute la richesse de sa diversit√© et de ses couleurs, l'histoire de cette √©volution qui fera de la r√©sidence imp√©riale un mus√©e incomparable. Histoire du mus√©e de l'Ermitage. Tout commence en 1764 par un imp√©rial tour de passe-passe. C'est en effet en soufflant au roi de Prusse Fr√©d√©ric II une collection d'oeuvres d'art que le monarque prussien, m√©c√®ne √† ses heures, est incapable de payer, que la Grande Catherine acquiert les premi√®res pi√®ces du futur mus√©e. Son ambassadeur √† Berlin, Vladimir Dolgorouki, lui a signal√© que le roi de Prusse est en dette aupr√®s de son marchand d'art attitr√©, un certain Gotzkowski. L'imp√©ratrice, d√©j√† amatrice d'art, saute sur l'occasion¬†: elle ach√®te sans discuter au marchand ses 225 toiles de peintres flamands, se faisant un petit plaisir et jouant du m√™me coup un bon tour √† Fr√©d√©ric II, battu sur son terrain de m√©c√®ne. Mais surtout, sa passion a contamin√© l'aristocratie russe, dont les grandes familles cr√©ent leurs collections priv√©es, qui iront rejoindre, apr√®s la r√©volution d'Octobre, les galeries de l'Ermitage. La visite. Avec ses quelque 400 salles r√©parties sur 3 niveaux et deux ailes diff√©rentes, vous vous perdez ais√©ment. Comme pour la visite du Louvre avec lequel les similitudes sont nombreuses, nous vous recommandons fortement de d√©finir au pr√©alable vos priorit√©s. Pour vous rep√©rer, notez le num√©ro des salles inscrit en haut de chaque porte et reportez-vous au plan que vous vous serez procur√© √† l'entr√©e. Les explications sont peu nombreuses et rarement traduites, mais nous vous d√©taillons ci-dessous les arr√™ts les plus marquants. Des audioguides sont √©galement disponibles. Enfin, vous devez accepter de vous perdre un peu et de prendre le risque de tomber par hasard sur une oeuvre de quelque ma√ģtre dont vous ne vous saviez pas qu'elle se trouvait en Russie. Rez-de-chauss√©e¬†: les antiquit√©s. Le rez-de-chauss√©e ne constitue pas la priorit√© de la grande majorit√© des visiteurs du mus√©e. Il est compos√© de salles d√©di√©es aux cultures de la Pr√©histoire (Pal√©olithique, N√©olithique), et √† l'art antique (grec, romain, √©gyptien), jusqu'au d√©but du Moyen √āge. Toutefois il faut noter les salles 16 √† 20 qui abritent une collection d'objets scythes du XII e au II e si√®cle av. J.-C., incluant des vases en argent. La salle 26 expose les r√©sultats de d√©couvertes arch√©ologiques faites dans l'Alta√Į en 1949. Vous y trouvez l'impressionnante momie d'un homme du VI e si√®cle av. J.-C., un char fun√©raire reconstitu√©, ainsi que ce qui est peut-√™tre le plus ancien tapis du monde (VI e si√®cle av. J.-C.). Si la joaillerie scythe ne vous laisse pas insensible, alors ne manquez surtout pas de visiter le Tr√©sor des Scythes (Galerie du Tr√©sor I, salle 42), moyennant cependant un suppl√©ment de 300 RUB (visite guid√©e seulement, en anglais - deux fois par jour - et en russe). Achetez ce suppl√©ment au moment de l'achat de votre billet d'entr√©e (nombre limit√© de places). Les pi√®ces d'orf√®vrerie de cette collection (rhytons, bijoux, armes), souvent en or, t√©moignent de la richesse de la civilisation de ce peuple qui, bien avant l'apparition des Russes, habitait les steppes de l'Ukraine et les rivages septentrionaux de la mer Noire. Galerie des bijoux. √Ä partir de la salle 121, vous pouvez acc√©der √† la Galerie des Bijoux (Galerie du Tr√©sor, II), moyennant ici encore un suppl√©ment, de 200 RUB. Visite (n√©cessairement guid√©e) seulement le matin. La collection regroupe une tr√®s grande vari√©t√© de bijoux (colliers, bracelets, depuis le IV e av. J.-C. jusqu'au XIX e ), mais aussi des objets liturgiques, des √©p√©es ou des sabres incrust√©s d'√©meraudes ou de diamants. Bon nombre de ces objets ont √©t√© amass√©s par les tsars depuis Pierre le Grand, mais aussi offerts √† ces m√™mes tsars¬†: voyez par exemple les bouquets de fleurs en perles et en pierres pr√©cieuses, ou encore les c√©l√®bres oeufs de Faberg√©. 1 er √©tage¬†: S alles imp√©riales et Arts classiques europ√©ens. Apr√®s avoir mont√© les marches du somptueux escalier d'honneur (ou escalier du Jourdain), d√©bauche rococo de marbre blanc, lambris dor√©s, cariatides et trompe-l'oeil le visiteur ira droit au but, dans les salles italiennes, flamandes, fran√ßaises, allemandes, etc., o√Ļ il choisira de s'abandonner √† la contemplation et √† l'errance. Juste avant cela, vous aurez l'occasion de passer par les salles 194, 195, 197 et 198. L'enfilade de ces salles constitue un hommage vibrant √† l'art d√©coratif russe. Con√ßue par Montferrand en 1833, la salle de Pierre I er (ou petite salle du Tr√īne, salle 194), qui renferme le tr√īne imp√©rial dans le d√©cor Empire d'une salle tendue de velours rouge, est un hommage au fondateur de la ville (et de l'Empire russe). Deux panneaux lat√©raux illustrent deux de ses victoires (contre les Su√©dois). La salle des Armoiries (195) avec ses colonnes dor√©es est d'une superficie de plus de 1 000 m¬≤. Elle accueillait les c√©r√©monies officielles. Les lustres sont d√©cor√©s des √©cussons des 32 gouvernements de Russie¬†; les chevaliers sculpt√©s, √† chaque coin de la pi√®ce, portent les armoiries des provinces russes. Les vitrines abritent des collections d'argenterie. La Galerie de la Guerre de 1812 (salle 197) a √©t√© cr√©√©e en 1826, pour c√©l√©brer la victoire de l'arm√©e russe sur Napol√©on. Les 332 portraits des mar√©chaux g√©n√©raux ayant pris part √† cette campagne de Russie d√©corent les murs de la galerie. Enfilade d'Apparat. La Grande Salle du Tr√īne (salle 198, √©galement appel√©e salle Saint-Georges), est la salle principale du palais, celle qui accueillait c√©r√©monies et r√©ceptions officielles. La salle Nicolas (191) est la plus grande salle du palais, faisant plus de 1 100 m¬≤. Vous n'oublierez pas non plus la salle des Concerts (190), o√Ļ vous ne manquerez pas d'admirer la ch√Ęsse en argent massif contenant des reliques d'Alexandre Nevsky¬†; la salle de Malachite (189), aux dominantes vertes soulign√©es par les lambris dor√©s. Dans le prolongement de l'Enfilade d'Apparat pr√©sent√©e plus haut, les fa√ßades nord et ouest du premier √©tage portent sur la culture russe (salles 151 √† 189). Ici encore, les salles sont autant dignes d'int√©r√™t que les tr√©sors qu'elles rec√®lent, √† savoir des objets d'art appliqu√©, des instruments, des portraits, des armes... Salles 151 et 153, vous verrez une s√©rie de portraits des empereurs de Russie. Les salles 157 √† 161 abritent des objets produits sous le r√®gne de Pierre le Grand (d√©but XVIII e ), ou lui ayant appartenu. Les salles 162 √† 174 sont consacr√©es √† l'art du XVIII e . A travers les nombreux objets expos√©s, on fait ou refait connaissance avec de grandes figures historiques russes comme Lomonossov, ou Catherine II. Ne manquez pas, salle 173, les sculptures sur ivoire, toujours impressionnantes de pr√©cision. Dans les salles 176 √† 189, vous vous baladerez dans les reproductions des int√©rieurs des appartements de la famille imp√©riale du XIX e si√®cle. Art italien (salles 207 √† 237). Au premier √©tage du Vieil Ermitage, les salles de peintures et sculptures italiennes renferment des tr√©sors comme La Vierge √† l'Enfant de Fra Angelico, deux Madones (Benois et Litta) de L√©onard de Vinci, La D√©ploration du Christ de V√©ron√®se et Le Gar√ßon accroupi de Michel-Ange, Le Joueur de Luth du Caravage, La Madona Conestabile et La Sainte Famille de Rapha√ęl, Saint S√©bastien et Dante de Titien. Dans les salles espagnoles (239 et 240), vous verrez les Ap√ītres Pierre et Paul du Greco, le Portrait du comte Olivares de Vel√°zquez, La Crucifixion et le Portrait d'Antonia Zarate de Goya. √Čcole flamande du XVII e et XVIII e (salles 245 √† 248). Elle est repr√©sent√©e par de tr√®s nombreuses toiles de Rubens (dont Pers√©e et Androm√®de , et Bacchus ), et de Van Dyck (la Descente de la Croix ). L'√©cole hollandaise (XVII e et XVIII e ) (salles 249 √† 254) est repr√©sent√©e par une impressionnante collection de 28 Rembrandt (salle 254), dont le fameux Retour de l'enfant prodigue , le Sacrifice d'Abraham et la Sainte Famille , pour ne citer que les plus c√©l√®bres. La collection d'art n√©erlandais (XV e et XVI e ¬†; salles 258-262) comprend des toiles de Campin et de Van der Weyden. Art fran√ßais du XV e au XVIII e si√®cle (salles 272-297). Au premier √©tage du palais d'Hiver, vous d√©couvrirez la deuxi√®me collection au monde (apr√®s le Louvre) d'art fran√ßais du XV e au XVIII e si√®cle (salles 272-297). Plusieurs salles sont ainsi consacr√©es √† l'√Čcole fran√ßaise, avec des toiles de Le Nain, Poussin, Claude Gel√©e dit Le Lorrain ( Port au soleil couchant ), Chardin ou Greuze. Quatre salles (146 √† 143) contiennent une tr√®s remarquable collection de toiles impressionnistes (Renoir, Courbet, Monet, Pissarro, Renoir, Van Gogh, Gauguin...), spoli√©es √† des familles juives par les nazis et retrouv√©es par l'arm√©e russe. Cette collection est un bon avant-go√Ľt de ce qui vous attend au second √©tage. 2 e √©tage¬†: Art fran√ßais des XIX e et XX e si√®cles, Art moderne, Art byzantin et oriental, Art chinois et asiatique Le second √©tage abrite un tr√©sor de toiles d'artistes fran√ßais. Plus de vingt salles (314-331, 343-350) exposent l'une des plus riches collections d'oeuvres d'artistes fran√ßais du XlX e au XX e si√®cle, des impressionnistes au fauvisme et au cubisme, de David √† Picasso¬†: vous y verrez, entre autres, la Jeune femme √† l'√©ventail de Renoir, la Femme au jardin de Claude Monet, l' Autoportrait et Les Bords de Marne de C√©zanne, ou La Rencontre de Picasso. L'√©tage commence par une autre section impressionniste, fruit de collections de milliardaires russes qui avaient rep√©r√© (et qui appr√©ciaient) le caract√®re r√©volutionnaire de cette mani√®re de peindre. Salle 320, on admirera plusieurs toiles de Renoir. La salle 318 contient des oeuvres de C√©zanne et de Rodin¬†; la salle 317 abrite quatre toiles de Van Gogh (dont les Femmes d'Arles ). Enfin, ne ratez surtout pas la salle 316, o√Ļ sont expos√©es quinze toiles de l'√©poque tahitienne de Gauguin. La deuxi√®me partie de la section impressionniste du second √©tage se situe dans les salles 343-345. La salle 344 est consacr√©e √† Matisse et √† ses oeuvres √©tablissant le fauvisme, en particulier La Danse (1910). La salle 347 est consacr√©e au cubisme de Derain et Vlaminck. Salles 348 et 349, on trouvera des toiles de Picasso, dont la c√©l√®bre Buveuse d'absinthe . Art moderne. Le reste du second √©tage est consacr√© √† l'art moderne, √† la peinture occidentale et am√©ricaine des XIX e et XX e si√®cles (salles 334 √† 342). La salle 334 expose des oeuvres de Kandinsky et de Malevitch (dont le Carr√© noir). On trouvera dans la salle 335 des sculptures modernes italiennes, dont certaines de Emilio Greco. La salle 338 contient des toiles apaisantes du paysagiste am√©ricain Rockwell Kent, l√† o√Ļ les salles 340 √† 342 regroupent des artistes europ√©ens romantiques de la fin du XIX e si√®cle. Arts de l'Extr√™me-Orient. Pour ceux qui ont encore du courage et du temps, les salles 351 √† 367 sont d√©di√©es aux arts de l'Extr√™me-Orient (Chine, Inde, Indon√©sie, Japon). Vous pourrez y voir, entre autres, des sculptures bouddhistes, des porcelaines, de la verrerie, des √©toffes et du mobilier. Vous remarquerez notamment les peintures et sculptures de la grotte des Mille Bouddhas (Chine, VI e -X e si√®cle). Les salles 360 √† 367 exposent les arts de la Mongolie et du Tibet. Art byzantin et art perse. Il faut enfin noter les salles d'art byzantin (381 et 382) et d'art perse (383 √† 397), en particulier la collection d'objets en argent sassanide (Iran, III e √† VII e si√®cle apr. J.-C.). Les salles 398-400 abritent une collection numismatique (monnaies et m√©dailles russes, europ√©ennes et orientales.) Salle du pavillon. Dans le Petit Ermitage, il faut voir la magnifique salle du Pavillon. Ses vo√Ľtes blanc et or sont soutenues par de fines colonnes de marbre, selon les plans d'Andr√© Stakenschneider, qui fait d√©truire six des petites pi√®ces du premier Ermitage de la Grande Catherine pour am√©nager, en 1856, l'une des plus somptueuses salles du palais¬†; la partie centrale est orn√©e d'une grande mosa√Įque de style romain, dans la tradition √©clectique de l'√©poque.

SAINT P√ČTERSBOURG - VOLGA

SAINT P√ČTERSBOURG - VOLGA

On a beau √™tre pr√©venu, savoir que c'est l'un des plus riches mus√©es du monde, que quelque 3 millions d'oeuvres y sont expos√©es, survolant plus de deux mill√©naires d'histoire de l'art, l'Ermitage aura toujours de quoi surprendre. Un √©tonnement accru par le caract√®re quelque peu brouillon de ce mus√©e dont les magistrales collections sont expos√©es dans un certain d√©sordre propice aux d√©couvertes. Palais ou mus√©e¬†? La question m√©rite d'√™tre pos√©e, alors que les b√Ętiments du mus√©e eux-m√™mes forment un splendide √©crin pour les tr√©sors qu'ils abritent. Et si le touriste s'y perd, confondant bien souvent l'Ermitage et le palais d'Hiver l√† o√Ļ il faut distinguer en fait cinq palais, c'est que les fonctions de demeure imp√©riale et de mus√©e se sont tr√®s t√īt confondues dans cet ensemble unique d'√©difices s'√©tirant le long de la Neva. Le premier contact est fascinant¬†: une fois franchi l'arc de l'Etat-Major reliant les fa√ßades en h√©micycle des b√Ętiments jaune citron qui abrit√®rent les Affaires √©trang√®res et l'√©tat-major, on d√©couvre le palais d'Hiver sous son plus beau jour. Occupant toute la largeur de la place du Palais (Dvortsovaya Ploshchad), dont le centre est marqu√© par la colonne Alexandre (47 m de granit rose comm√©morant la victoire sur Napol√©on), la fa√ßade principale du palais d'Hiver, qui a √©t√© pendant pr√®s d'un si√®cle et demi la r√©sidence imp√©riale, √©blouit le regard¬†: des murs vert pistache flanqu√©s de colonnades, pilastres, frontons bris√©s blancs soulign√©s par la couleur bronze des lambris et moulures, et couronn√©s de statues en ronde-bosse. Mais, √† moins d'user de votre charme aupr√®s du gardien et d'avoir ainsi la chance de p√©n√©trer par la somptueuse cour d'honneur (en √©vitant la foule des guichets), c'est par la fa√ßade sur la Neva, √† peine moins somptueuse, que commence la visite du palais d'Hiver et de l'Ermitage. Un ensemble de palais. Plus qu'un palais, il s'agit bien d'un ensemble de palais unis dans une m√™me destin√©e, mais dont la conception, √©tal√©e sur plus d'un si√®cle, traduit les subtiles nuances¬†: le rectangle du palais d'Hiver a √©t√© construit de 1754 et 1762 dans le baroque le plus expressif par Bartolomeo Rastrelli sur la commande de la tsarine Elizabeth I re , fille de Pierre le Grand. Les chiffres se passent de commentaire¬†: le palais d'Hiver couvre une superficie de 9 ha, soit 46 000 m¬≤ r√©partis en 1 500 pi√®ces¬†; la corniche sup√©rieure, mise bout √† bout, court sur 2 km. Quand Catherine II devient imp√©ratrice, en 1763, l'immense et somptueux palais au train de vie versaillais, devenu le centre de la vie politique russe, a de quoi √©blouir les diplomates europ√©ens qui se pressent dans ses salons¬†; mais la passion de la Grande Catherine pour l'art sera √† l'origine de consid√©rables agrandissements. La fa√ßade sur la Neva raconte, dans toute la richesse de sa diversit√© et de ses couleurs, l'histoire de cette √©volution qui fera de la r√©sidence imp√©riale un mus√©e incomparable. Histoire du mus√©e de l'Ermitage. Tout commence en 1764 par un imp√©rial tour de passe-passe. C'est en effet en soufflant au roi de Prusse Fr√©d√©ric II une collection d'oeuvres d'art que le monarque prussien, m√©c√®ne √† ses heures, est incapable de payer, que la Grande Catherine acquiert les premi√®res pi√®ces du futur mus√©e. Son ambassadeur √† Berlin, Vladimir Dolgorouki, lui a signal√© que le roi de Prusse est en dette aupr√®s de son marchand d'art attitr√©, un certain Gotzkowski. L'imp√©ratrice, d√©j√† amatrice d'art, saute sur l'occasion¬†: elle ach√®te sans discuter au marchand ses 225 toiles de peintres flamands, se faisant un petit plaisir et jouant du m√™me coup un bon tour √† Fr√©d√©ric II, battu sur son terrain de m√©c√®ne. Mais surtout, sa passion a contamin√© l'aristocratie russe, dont les grandes familles cr√©ent leurs collections priv√©es, qui iront rejoindre, apr√®s la r√©volution d'Octobre, les galeries de l'Ermitage. La visite. Avec ses quelque 400 salles r√©parties sur 3 niveaux et deux ailes diff√©rentes, vous vous perdez ais√©ment. Comme pour la visite du Louvre avec lequel les similitudes sont nombreuses, nous vous recommandons fortement de d√©finir au pr√©alable vos priorit√©s. Pour vous rep√©rer, notez le num√©ro des salles inscrit en haut de chaque porte et reportez-vous au plan que vous vous serez procur√© √† l'entr√©e. Les explications sont peu nombreuses et rarement traduites, mais nous vous d√©taillons ci-dessous les arr√™ts les plus marquants. Des audioguides sont √©galement disponibles. Enfin, vous devez accepter de vous perdre un peu et de prendre le risque de tomber par hasard sur une oeuvre de quelque ma√ģtre dont vous ne vous saviez pas qu'elle se trouvait en Russie. Rez-de-chauss√©e¬†: les antiquit√©s. Le rez-de-chauss√©e ne constitue pas la priorit√© de la grande majorit√© des visiteurs du mus√©e. Il est compos√© de salles d√©di√©es aux cultures de la Pr√©histoire (Pal√©olithique, N√©olithique), et √† l'art antique (grec, romain, √©gyptien), jusqu'au d√©but du Moyen √āge. Toutefois il faut noter les salles 16 √† 20 qui abritent une collection d'objets scythes du XII e au II e si√®cle av. J.-C., incluant des vases en argent. La salle 26 expose les r√©sultats de d√©couvertes arch√©ologiques faites dans l'Alta√Į en 1949. Vous y trouvez l'impressionnante momie d'un homme du VI e si√®cle av. J.-C., un char fun√©raire reconstitu√©, ainsi que ce qui est peut-√™tre le plus ancien tapis du monde (VI e si√®cle av. J.-C.). Si la joaillerie scythe ne vous laisse pas insensible, alors ne manquez surtout pas de visiter le Tr√©sor des Scythes (Galerie du Tr√©sor I, salle 42), moyennant cependant un suppl√©ment de 300 RUB (visite guid√©e seulement, en anglais - deux fois par jour - et en russe). Achetez ce suppl√©ment au moment de l'achat de votre billet d'entr√©e (nombre limit√© de places). Les pi√®ces d'orf√®vrerie de cette collection (rhytons, bijoux, armes), souvent en or, t√©moignent de la richesse de la civilisation de ce peuple qui, bien avant l'apparition des Russes, habitait les steppes de l'Ukraine et les rivages septentrionaux de la mer Noire. Galerie des bijoux. √Ä partir de la salle 121, vous pouvez acc√©der √† la Galerie des Bijoux (Galerie du Tr√©sor, II), moyennant ici encore un suppl√©ment, de 200 RUB. Visite (n√©cessairement guid√©e) seulement le matin. La collection regroupe une tr√®s grande vari√©t√© de bijoux (colliers, bracelets, depuis le IV e av. J.-C. jusqu'au XIX e ), mais aussi des objets liturgiques, des √©p√©es ou des sabres incrust√©s d'√©meraudes ou de diamants. Bon nombre de ces objets ont √©t√© amass√©s par les tsars depuis Pierre le Grand, mais aussi offerts √† ces m√™mes tsars¬†: voyez par exemple les bouquets de fleurs en perles et en pierres pr√©cieuses, ou encore les c√©l√®bres oeufs de Faberg√©. 1 er √©tage¬†: S alles imp√©riales et Arts classiques europ√©ens. Apr√®s avoir mont√© les marches du somptueux escalier d'honneur (ou escalier du Jourdain), d√©bauche rococo de marbre blanc, lambris dor√©s, cariatides et trompe-l'oeil le visiteur ira droit au but, dans les salles italiennes, flamandes, fran√ßaises, allemandes, etc., o√Ļ il choisira de s'abandonner √† la contemplation et √† l'errance. Juste avant cela, vous aurez l'occasion de passer par les salles 194, 195, 197 et 198. L'enfilade de ces salles constitue un hommage vibrant √† l'art d√©coratif russe. Con√ßue par Montferrand en 1833, la salle de Pierre I er (ou petite salle du Tr√īne, salle 194), qui renferme le tr√īne imp√©rial dans le d√©cor Empire d'une salle tendue de velours rouge, est un hommage au fondateur de la ville (et de l'Empire russe). Deux panneaux lat√©raux illustrent deux de ses victoires (contre les Su√©dois). La salle des Armoiries (195) avec ses colonnes dor√©es est d'une superficie de plus de 1 000 m¬≤. Elle accueillait les c√©r√©monies officielles. Les lustres sont d√©cor√©s des √©cussons des 32 gouvernements de Russie¬†; les chevaliers sculpt√©s, √† chaque coin de la pi√®ce, portent les armoiries des provinces russes. Les vitrines abritent des collections d'argenterie. La Galerie de la Guerre de 1812 (salle 197) a √©t√© cr√©√©e en 1826, pour c√©l√©brer la victoire de l'arm√©e russe sur Napol√©on. Les 332 portraits des mar√©chaux g√©n√©raux ayant pris part √† cette campagne de Russie d√©corent les murs de la galerie. Enfilade d'Apparat. La Grande Salle du Tr√īne (salle 198, √©galement appel√©e salle Saint-Georges), est la salle principale du palais, celle qui accueillait c√©r√©monies et r√©ceptions officielles. La salle Nicolas (191) est la plus grande salle du palais, faisant plus de 1 100 m¬≤. Vous n'oublierez pas non plus la salle des Concerts (190), o√Ļ vous ne manquerez pas d'admirer la ch√Ęsse en argent massif contenant des reliques d'Alexandre Nevsky¬†; la salle de Malachite (189), aux dominantes vertes soulign√©es par les lambris dor√©s. Dans le prolongement de l'Enfilade d'Apparat pr√©sent√©e plus haut, les fa√ßades nord et ouest du premier √©tage portent sur la culture russe (salles 151 √† 189). Ici encore, les salles sont autant dignes d'int√©r√™t que les tr√©sors qu'elles rec√®lent, √† savoir des objets d'art appliqu√©, des instruments, des portraits, des armes... Salles 151 et 153, vous verrez une s√©rie de portraits des empereurs de Russie. Les salles 157 √† 161 abritent des objets produits sous le r√®gne de Pierre le Grand (d√©but XVIII e ), ou lui ayant appartenu. Les salles 162 √† 174 sont consacr√©es √† l'art du XVIII e . A travers les nombreux objets expos√©s, on fait ou refait connaissance avec de grandes figures historiques russes comme Lomonossov, ou Catherine II. Ne manquez pas, salle 173, les sculptures sur ivoire, toujours impressionnantes de pr√©cision. Dans les salles 176 √† 189, vous vous baladerez dans les reproductions des int√©rieurs des appartements de la famille imp√©riale du XIX e si√®cle. Art italien (salles 207 √† 237). Au premier √©tage du Vieil Ermitage, les salles de peintures et sculptures italiennes renferment des tr√©sors comme La Vierge √† l'Enfant de Fra Angelico, deux Madones (Benois et Litta) de L√©onard de Vinci, La D√©ploration du Christ de V√©ron√®se et Le Gar√ßon accroupi de Michel-Ange, Le Joueur de Luth du Caravage, La Madona Conestabile et La Sainte Famille de Rapha√ęl, Saint S√©bastien et Dante de Titien. Dans les salles espagnoles (239 et 240), vous verrez les Ap√ītres Pierre et Paul du Greco, le Portrait du comte Olivares de Vel√°zquez, La Crucifixion et le Portrait d'Antonia Zarate de Goya. √Čcole flamande du XVII e et XVIII e (salles 245 √† 248). Elle est repr√©sent√©e par de tr√®s nombreuses toiles de Rubens (dont Pers√©e et Androm√®de , et Bacchus ), et de Van Dyck (la Descente de la Croix ). L'√©cole hollandaise (XVII e et XVIII e ) (salles 249 √† 254) est repr√©sent√©e par une impressionnante collection de 28 Rembrandt (salle 254), dont le fameux Retour de l'enfant prodigue , le Sacrifice d'Abraham et la Sainte Famille , pour ne citer que les plus c√©l√®bres. La collection d'art n√©erlandais (XV e et XVI e ¬†; salles 258-262) comprend des toiles de Campin et de Van der Weyden. Art fran√ßais du XV e au XVIII e si√®cle (salles 272-297). Au premier √©tage du palais d'Hiver, vous d√©couvrirez la deuxi√®me collection au monde (apr√®s le Louvre) d'art fran√ßais du XV e au XVIII e si√®cle (salles 272-297). Plusieurs salles sont ainsi consacr√©es √† l'√Čcole fran√ßaise, avec des toiles de Le Nain, Poussin, Claude Gel√©e dit Le Lorrain ( Port au soleil couchant ), Chardin ou Greuze. Quatre salles (146 √† 143) contiennent une tr√®s remarquable collection de toiles impressionnistes (Renoir, Courbet, Monet, Pissarro, Renoir, Van Gogh, Gauguin...), spoli√©es √† des familles juives par les nazis et retrouv√©es par l'arm√©e russe. Cette collection est un bon avant-go√Ľt de ce qui vous attend au second √©tage. 2 e √©tage¬†: Art fran√ßais des XIX e et XX e si√®cles, Art moderne, Art byzantin et oriental, Art chinois et asiatique Le second √©tage abrite un tr√©sor de toiles d'artistes fran√ßais. Plus de vingt salles (314-331, 343-350) exposent l'une des plus riches collections d'oeuvres d'artistes fran√ßais du XlX e au XX e si√®cle, des impressionnistes au fauvisme et au cubisme, de David √† Picasso¬†: vous y verrez, entre autres, la Jeune femme √† l'√©ventail de Renoir, la Femme au jardin de Claude Monet, l' Autoportrait et Les Bords de Marne de C√©zanne, ou La Rencontre de Picasso. L'√©tage commence par une autre section impressionniste, fruit de collections de milliardaires russes qui avaient rep√©r√© (et qui appr√©ciaient) le caract√®re r√©volutionnaire de cette mani√®re de peindre. Salle 320, on admirera plusieurs toiles de Renoir. La salle 318 contient des oeuvres de C√©zanne et de Rodin¬†; la salle 317 abrite quatre toiles de Van Gogh (dont les Femmes d'Arles ). Enfin, ne ratez surtout pas la salle 316, o√Ļ sont expos√©es quinze toiles de l'√©poque tahitienne de Gauguin. La deuxi√®me partie de la section impressionniste du second √©tage se situe dans les salles 343-345. La salle 344 est consacr√©e √† Matisse et √† ses oeuvres √©tablissant le fauvisme, en particulier La Danse (1910). La salle 347 est consacr√©e au cubisme de Derain et Vlaminck. Salles 348 et 349, on trouvera des toiles de Picasso, dont la c√©l√®bre Buveuse d'absinthe . Art moderne. Le reste du second √©tage est consacr√© √† l'art moderne, √† la peinture occidentale et am√©ricaine des XIX e et XX e si√®cles (salles 334 √† 342). La salle 334 expose des oeuvres de Kandinsky et de Malevitch (dont le Carr√© noir). On trouvera dans la salle 335 des sculptures modernes italiennes, dont certaines de Emilio Greco. La salle 338 contient des toiles apaisantes du paysagiste am√©ricain Rockwell Kent, l√† o√Ļ les salles 340 √† 342 regroupent des artistes europ√©ens romantiques de la fin du XIX e si√®cle. Arts de l'Extr√™me-Orient. Pour ceux qui ont encore du courage et du temps, les salles 351 √† 367 sont d√©di√©es aux arts de l'Extr√™me-Orient (Chine, Inde, Indon√©sie, Japon). Vous pourrez y voir, entre autres, des sculptures bouddhistes, des porcelaines, de la verrerie, des √©toffes et du mobilier. Vous remarquerez notamment les peintures et sculptures de la grotte des Mille Bouddhas (Chine, VI e -X e si√®cle). Les salles 360 √† 367 exposent les arts de la Mongolie et du Tibet. Art byzantin et art perse. Il faut enfin noter les salles d'art byzantin (381 et 382) et d'art perse (383 √† 397), en particulier la collection d'objets en argent sassanide (Iran, III e √† VII e si√®cle apr. J.-C.). Les salles 398-400 abritent une collection numismatique (monnaies et m√©dailles russes, europ√©ennes et orientales.) Salle du pavillon. Dans le Petit Ermitage, il faut voir la magnifique salle du Pavillon. Ses vo√Ľtes blanc et or sont soutenues par de fines colonnes de marbre, selon les plans d'Andr√© Stakenschneider, qui fait d√©truire six des petites pi√®ces du premier Ermitage de la Grande Catherine pour am√©nager, en 1856, l'une des plus somptueuses salles du palais¬†; la partie centrale est orn√©e d'une grande mosa√Įque de style romain, dans la tradition √©clectique de l'√©poque.

La Passion des Chateaux

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La Chocologue

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Les plus beaux ch√Ęteaux et palais du monde

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Ce qu'en disent les utilisateurs

One of the best art museums in the world!

@egreen2000

Russia, Russia, Saint Petersburg

@ilikelanguagestuff

Murillo, the immaculate conception, 2,35x2m 1645-50

@christelvandegehuchte

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