Château de Puilaurens : Monuments et Histoire
Le Château de Puilaurens, situé dans la commune de Puilaurens en France, a été construit au XIIe siècle et reste l’un des plus emblématiques châteaux cathares. Fondé par des seigneurs locaux, il a traversé les siècles en conservant son charme et son importance historique, attirant chaque année de nombreux visiteurs curieux d’explorer ses ruines anciennes et d’en apprendre davantage sur l’histoire médiévale de la région.
Ce monument remarquable se distingue par ses murailles imposantes, ses tours de défense et ses remparts bien conservés. La visite du château permet de découvrir un site chargé d’histoire, où chaque pierre raconte le passé tumultueux des châteaux cathares. Outre son architecture impressionnante, le site offre également des points de vue exceptionnels sur la région environnante, faisant du Château de Puilaurens une étape incontournable pour les amateurs d’histoire et de patrimoine.
L’ambiance qui règne dans ce lieu est à la fois mystérieuse et paisible, avec un décor qui évoque l’époque médiévale. Le site, accessible depuis la rue principale dans le quartier de Puilaurens, invite à la contemplation et à la découverte dans un cadre naturel préservé. Une visite au Château de Puilaurens, c’est plonger dans l’histoire tout en profitant d’un panorama exceptionnel sur la région, un véritable voyage dans le temps au cœur d’un monument chargé d’histoire et de légendes.
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"• Années de construction : Xe au XIIIe siècle (mentionné dès 958). • Type d'édifice : Château fort médiéval de type forteresse de frontière (citadelle du vertige). • Fonction initiale : Verrouillage de la haute vallée de l'Aude et protection des accès au Fenouillèdes. Mentionné pour la première fois à la fin du Xe siècle comme possession de l'abbaye de Saint-Michel de Cuxa, le château passe ensuite sous le contrôle des vicomtes de Narbonne puis des seigneurs de Fenouillet. Lors de la croisade contre les Albigeois, la forteresse offre un refuge sûr à de nombreux parfaits et chevaliers cathares, restant insaisissable face aux assauts des croisés. Vers 1250, le site tombe finalement sous le contrôle de la Couronne de France et le roi Saint Louis ordonne sa reconstruction quasi totale pour l'intégrer au réseau des "cinq fils de Carcassonne", fortifiant la frontière face au royaume d'Aragon. Doté d'un système défensif redoutable avec ses chicanes et ses courtines crénelées, il résiste à de nombreuses attaques espagnoles au fil des siècles. Le traité des Pyrénées en 1659 lui fait perdre son rôle stratégique en déplaçant la frontière vers le sud ; une garnison réduite l'occupe jusqu'à la Révolution, laissant aujourd'hui l'un des verrous médiévaux les mieux conservés de la région."
@lebowski_
"ancient ruins of hilltop château "
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"À la limite départementale de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, Puilaurens demeura longtemps le château-fort le plus méridional du royaume de France. Situé à près de 700 mètres d’altitude, ce château domine le village de Lapradelle, au milieu d’une forêt de sapins. Puilaurens est un haut lieu de l'histoire cathare ainsi que de la culture ésotérique, le château étant étroitement associé à l'histoire des Templiers (le château faisant partie de ces nombreux lieux où, selon la légende, ceux-ci auraient caché leur mythique trésor) ! 𝐋'𝐇𝐈𝐒𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐂𝐇𝐀̂𝐓𝐄𝐀𝐔 𝐃𝐄 𝐏𝐔𝐈𝐋𝐀𝐔𝐑𝐄𝐍𝐒 Les plus anciens textes mentionnant Puilaurens datent des années 950-1000. Comme toute la haute vallée de la Boulzane, le château appartient à la grande abbaye de roussillonnaise de Sant-Michel-de-Cuixà. Un document cite le "château de Saint-Laurent et l'église du même nom", origine probable du nom de Puilaurens : Puy, Pech, Puech, ayant le sens de "colline", "éminence", dédiée, en l'occurence, à Saint-Laurent. Politiquement, Puilaurens est compris dans la vicomté de Fenouillet. Par le jeu des alliances féodales, les vicomtes et leurs vassaux s'engagent dans le soutien au camp méridional lors de la croisade contre les Albigeois qui éclate en 1209. Même si les principaux combats se déroulent plus au Nord, les seigneurs de la région doivent accepter la tutelle des Croisés, prélude à l'annexion définitive du Languedoc au royaume de France. C'est dans ce contexte qu'apparaît, en 1217, la première mention d'un châtelain de Puilaurens, Pierre Catala, cité comme témoin de la soumission de Guillaume de Peyrepertuse à Simon de Montfort, chef militaire de la croisade. Mais cette soumission n'est que de principe car, dans les années 1230-1250, les places de Fenouillèdes, dont Puilaurens, bénéficiant d'une indépendance de fait, servent de refuge à de nombreux rebelles refusant de se soumettre aux vainqueurs. La date et les circonstances de l'annexion du château au royaume de France ne sont pas connues. Un texte indique toutefois que celle-ci était effective dès 1250. En 1255, Louis IX ordonne de fortifier le château. Trois ans plus tard, le traité de Corbeil, entre la France et l'Aragon, entérine la conquête française. Le Fenouillèdes et les Corbières deviennent les possessions les plus méridionales du royaume. Puilaurens est alors choisi pour être intégré au dispositif avancé de protection de la cité de Carcassonne, centre de l'administration royale. Le vieux château est détruit pour être remplacé pour une puissance forteresse qui, avec Ternes, Aguilar, Quéribus et Peyrepertuse assure le contrôle de la frontière franco-aragonaise. Jusqu'au milieu du XVIIe siècle, les garnisons vivent au rythme des nombreux événements guerriers qui affectent la région : incursions catalano-aragonaises, ravages des Grandes Compagnies, troubles des guerres de religion, attaques espagnoles. Servant de base logistique et militaire pour les offensives françaises vers le Sud, le château est attaqué plusieurs fois. Il résiste à deux sièges, en 1473 et 1495, mais tombe aux mains des Espagnols en 1637, alors qu'une partie de la garnison s'est portée au secours de Leucate assiégé. En 1659, le traité des Pyrénées fixe la frontière entre la France et l'Espagne à son emplacement actuel et ramène la paix dans la région. Le château perd alors son rôle militaire. Il est définitivement abandonné dans les toutes premières années du XIXe siècle. 𝐋𝐄 𝐂𝐀𝐓𝐇𝐀𝐑𝐈𝐒𝐌𝐄 𝐀̀ 𝐏𝐔𝐈𝐋𝐀𝐔𝐑𝐄𝐍𝐒 Le catharisme est une dissidence chrétienne touchant l'Europe dès l'An Mil. Pour les cathares, l'âme est emprisonnée sur Terre par le Diable. Elle ne peut s'en libérer qu'en recevant l'Esprit saint, grâce au baptême par imposition des mains, appelé 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑙𝑎𝑚𝑒𝑛𝑡 en occitan. Au début du XIIIe siècle, devant l'influence grandissante du catharisme au sein de l'aristocratie méridionale, la Papauté déclencha la Croisade contre les Albigeois. Après plus de vingt ans de combats, le comté de Toulouse et la vaste vicomté de Carcassonne furent annexés au royaume de France. Avec la défaite occitane, "l'Eglise des Bons Chrétiens" devint un mouvement clandestin contre lequel le Pape institua l'Inquisition. Ce tribunal religieux chargé de la répression systématique de l'hérésie, se donna pour objectif d'éliminer en priorité les membres du clergé cathare, désignés sous le nom de "parfaits". Les contrées montagneuses, comme le Fenouillèdes, constituèrent alors des abris sûrs pour les cathares en fuite. mais au début du XIVe siècle, la répression et les bûchers vinrent définitivement à but du catharisme occitan. En règle générale, l'aristocratie du Fenouillèdes est favorable à l'hérésie. La vicomté de Fenouillet, dont relève le château, était tenue par les Saissac, famille notoirement hérétique venue du Nord de Carcassonne. Les registres d'Inquisition mentionnent, dans les années 1240, la présence d'une communauté cathare structurée à Puilaurens et dans les châteaux voisins. Dans les inexpugnables châteaux du Fenouillèdes, chevaliers dépossédés entrés en rébellion (appelés 𝑓𝑎𝑦𝑑𝑖𝑡𝑠 en occitan) se mêlent aux prédicateurs cathares traqués par l'Inquisition. Une à une, le plus souvent par reddition, les places fortes tombent aux mains du roi de France, contraignant les réfugiés qu'elles abritaient à se disperser et à fuir. 𝐋𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐫𝐨𝐲𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐋𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞𝐝𝐨𝐜 𝐞𝐧 𝐥𝐢𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥 ! Perchées au sommet de crêtes vertigineuses ou veillant sur d'anciens chemins frontaliers, huit forteresses extraordinaires racontent l'histoire d'un territoire qui, au Moyen-Âge, fut le théâtre de croisades, de rebellions et d'une dure guerre de conquête. Aguilar, Carcassonne, Lastours, Montségur, Quéribus, Peyrepertuse, Puilaurens et Termes forment un ensemble exceptionnel, réparti entre l'Aude et l'Ariège : les forteresses royales du Languedoc. Ce réseau de fortifications est candidat au patrimoine mondial de l'UNESCO. Portée par le Département de l'Aude et l'Association Mission Patrimoine Mondial, la démarche mobilise élus, habitants et experts pour révéler ce patrimoine, transmettre son histoire et ouvrir de nouvelles perspectives au territoire. 𝑯𝒖𝒊𝒕 𝒄𝒉𝒂̂𝒕𝒆𝒂𝒖𝒙, 𝒖𝒏𝒆 𝒉𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 Les forteresses royales du Languedoc forment un impressionnant système défensif du XIIIe siècle, témoin de la volonté des rois de France d'imposer leur autorité sur un territoire nouvellement conquis. Organisé autour des fortifications de Carcassonne, qui protègent le château du sénéchal, représentant direct du roi, le réseau de forteresses couvre un vaste territoire, jusqu'aux limites de l'ancien royaume d'Aragon. En un temps record, la Couronne transforme d'anciennes places féodales en châteaux sentinelles, selon un programme coordonné à l'architecture homogène. Les principes de l'architecture capétienne, élaborés dans les plaines du nord de la France, doivent ici s'adapter aux reliefs escarpés. Positionnées sur des crêtes rocheuses, ces forteresses dessinent une ligne de défense monumentale, encore clairement lisible dans des paysages magnifiques. 𝑫𝒆 𝒍𝒂 𝒄𝒓𝒐𝒊𝒔𝒂𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝑨𝒍𝒃𝒊𝒈𝒆𝒐𝒊𝒔... Le terme « catharisme » désigne aujourd'hui un ensemble de contestations religieuses et sociales qui concernent l'ensemble de la chrétienté médiévale. Inspirés des premières communautés chrétiennes, ces dissidents rejettent les richesses et l'autorité de l'Église catholique romaine, qui les considère comme hérétiques. Persécutés dans toute l'Europe, les cathares trouvent un temps refuge dans certaines régions, comme la Lombardie ou les terres des comtes de Toulouse. En 1209, le pape Innocent III déclenche la « croisade contre les Albigeois », dirigée contre les cathares occitans. Les croisés, venus du nord du royaume, affrontent les vicomtes de Carcassonne et les comtes de Toulouse afin de les contraindre à réprimer la dissidence. Le pouvoir royal, qui y voit un intérêt politique et stratégique, reprend progressivement l'opération à son compte. ... 𝒂̀ 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒏𝒒𝒖𝒆̂𝒕𝒆 𝒓𝒐𝒚𝒂𝒍𝒆 ! En 1229, à l'issue de vingt années de croisades et de guerres méridionales, le roi de France annexe à ses domaines le territoire conquis, appelé désormais le Languedoc. Cette prise de contrôle offre au royaume un accès direct à la Méditerranée et aux Pyrénées, renforçant son pouvoir dans le sud. Une vaste réorganisation politique et militaire s'engage : les fortifications existantes sont renforcées, de nouvelles sont construites. Il s'agit de contenir les ambitions aragonaises au sud, de surveiller les comtes de Foix à l'ouest, et d'imposer l'ordre royal sur un territoire encore rebelle. 𝑪𝒂𝒓𝒄𝒂𝒔𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆, 𝒄œ𝒖𝒓 𝒅𝒖 𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒂𝒖 𝒓𝒐𝒚𝒂𝒍 Implantée entre Montagne Noire et Corbières, Carcassonne verrouille un axe stratégique reliant Atlantique et Méditerranée. Fortifiée dès l'Antiquité, elle devient, au XIIIe siècle, le cœur et la tête du dispositif royal dans le Languedoc conquis. Le château du sénéchal y matérialise l'autorité capétienne, tandis que les remparts, élargis et renforcés, imposent un pouvoir encore contesté. Carcassonne devient alors le centre d'un système de fortification jalonnant tout le territoire de la sénéchaussée et contrôlant la frontière sud du royaume jusqu'au XVIIe siècle. L'exceptionnelle conservation de ses fortifications, restaurées au XIXe siècle par Viollet-le-Duc, a conduit à son inscription au patrimoine mondial en 1997. 𝑫𝒆́𝒇𝒆𝒏𝒔𝒆𝒔 𝒓𝒐𝒚𝒂𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆𝒔 𝒇𝒐𝒓𝒕𝒆𝒔 𝒊𝒎𝒑𝒓𝒆𝒏𝒂𝒃𝒍𝒆𝒔 En 1240, alors que le pays semblait en cours de pacification, une attaque surprise est lancée depuis la frontière catalane par une armée de seigneurs méridionaux poursuivant la résistance. Pris au dépourvu, le sénéchal réussit difficilement à défendre Carcassonne. Après ce péril, une nouvelle mise en défense s'impose : les faubourgs sont rasés, une double enceinte les remplace, et l'administration royale se retranche dans un château-fort au cœur de la cité. Ces énormes travaux transforment profondément la ville, repoussant la population sur la rive gauche de l'Aude, où naît la ville basse. 𝑳𝒂 𝒇𝒊𝒏 𝒅'𝒖𝒏𝒆 𝒓𝒆́𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆 Avant leur transformation en châteaux royaux, Lastours, Termes, Aguilar, Quéribus, Peyrepertuse, Puilaurens et Montségur appartenaient à des seigneurs farouchement opposés à la domination française. Parmi ces places-fortes féodales, Montségur occupe une place particulière : le lieu fut le principal refuge de l'Église cathare persécutée. En 1243, le sénéchal de Carcassonne assiège le site. Les combats durent 11 mois et se terminent par le bûcher de 200 cathares ayant refusé d'abjurer. Les unes après les autres, les dernières places rebelles se rendent au roi. La résistance armée s'achève en 1255, avec la soumission de Quéribus. 𝑫𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆𝒔 𝒇𝒆́𝒐𝒅𝒂𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒇𝒐𝒓𝒕𝒆𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒓𝒆̂𝒕𝒆𝒔, 𝒔𝒆𝒏𝒕𝒊𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒖 𝒑𝒐𝒖𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒓𝒐𝒚𝒂𝒍 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝑳𝒂𝒏𝒈𝒖𝒆𝒅𝒐𝒄 𝒏𝒐𝒖𝒗𝒆𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒇𝒓𝒂𝒏𝒄̧𝒂𝒊𝒔 En 1258, le traité de Corbeil, signé entre Louis IX et Jacques Ier d'Aragon, fixe la frontière méridionale du royaume de France au sud des Corbières. Autour de Carcassonne, certaines places fortes sont confisquées et transformées en châteaux royaux, selon les techniques les plus avancées de l'architecture militaire capétienne. Souvent appelées à tort « châteaux cathares », les forteresses des Corbières et de la Montagne Noire ont en réalité été rebâties par la couronne de France. Les cathares, eux, n'ont jamais construit de fortifications. Sous l'autorité du sénéchal de Carcassonne, les forteresses royales sont des pôles de contrôle militaire et administratif. Installées sur des pitons rocheux, elles surveillent les frontières, les axes de circulation et les ressources du territoire. Par leur architecture imposante et leur efficacité défensive, elles forment, avec la Cité de Carcassonne, un rempart contre l'invasion et l'insurrection. Leurs garnisons, composées de 10 à 20 hommes, sont ravitaillées et armées par l'administration royale. Dans les Corbières, certains châteaux ont été attaqués à plusieurs reprises, jusqu'au traité des Pyrénées en 1659, qui déplace la frontière à son emplacement actuel. Les châteaux royaux sont alors peu à peu abandonnés. 𝑫𝒆 𝒏𝒐𝒖𝒗𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒇𝒐𝒓𝒕𝒊𝒇𝒊𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒅'𝒂𝒗𝒂𝒏𝒕-𝒈𝒂𝒓𝒅𝒆, 𝒄𝒉𝒆𝒇 𝒅'œ𝒖𝒗𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍'𝒊𝒏𝒈𝒆́𝒏𝒊𝒆𝒓𝒊𝒆 𝒎𝒊𝒍𝒊𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆 Au milieu du XIIIe siècle, la Couronne entreprend la reconstruction des fortifications de Carcassonne et de son réseau de châteaux, transformant radicalement l'architecture militaire en Languedoc. Les ingénieurs royaux mettent en œuvre un langage architectural normé : plans géométriques, tours circulaires, multiplication des ouvertures de tir. Cette architecture venue du nord s'adapte aux reliefs escarpés du pays, affichant une monumentalité ostentatoire et témoignant d'une véritable prouesse architecturale. Ces forteresses marquent le paysage du sceau de l'autorité royale. Construits au même moment, par les mêmes équipes et dans un but commun, les châteaux sentinelles présentent de nombreuses similitudes avec la Cité de Carcassonne. Standardiser les formes permet de bâtir plus vite et à moindre coût. Chaque chantier peut mobiliser entre 150 et 200 ouvriers. La pierre est extraite sur place, dans des carrières ouvertes à l'emplacement même du château. Tailleurs de pierre et maçons représentent les deux tiers des effectifs, aux côtés des charpentiers, forgerons, muletiers et autres artisans. 𝑼𝒏𝒆 𝒂𝒓𝒄𝒉𝒊𝒕𝒆𝒄𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒄𝒂𝒑𝒆́𝒕𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆 𝒆𝒏 𝒔𝒆́𝒓𝒊𝒆, 𝒆𝒕 𝒖𝒏 𝒈𝒓𝒂𝒏𝒅𝒊𝒐𝒔𝒆 𝒑𝒂𝒕𝒓𝒊𝒎𝒐𝒊𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒄𝒉𝒆́ 𝒆𝒏 𝒉𝒆́𝒓𝒊𝒕𝒂𝒈𝒆... Pensées et construites par le pouvoir royal, les forteresses du Languedoc adoptent des formes codifiées, signes d'un projet cohérent et centralisé. Tracé géométrique des remparts, tours rondes, bâtiments adossés aux murailles, voûtes sur croisée d'ogives, archères « en étrier » ou « en bêche », ces éléments communs définissent un langage architectural venu du nord, adapté aux reliefs difficiles du Languedoc. Par leur redoutable efficacité et la qualité de leur mise en œuvre, ces standards s'imposent rapidement comme la nouvelle façon de concevoir les fortifications, tant chez les vassaux du roi que dans les royaumes voisins. Des forêts sombres de la Montagne Noire aux crêtes lumineuses des Corbières, des gorges étroites incisées dans la roche aux sommets des Pyrénées ariégeoises, le territoire des forteresses royales du Languedoc révèle une nature grandiose et préservée. Perchées sur leurs pitons rocheux, les forteresses veillent encore sur un territoire riche de découvertes : grottes, rivières et ruisseaux, châteaux en ruines, abbayes anciennes, vignes ensoleillées et villages médiévaux suspendus dans le temps. Ici, le patrimoine dialogue avec les paysages, et chaque pas raconte une histoire. 𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆(𝒔) : 𝑪𝒉𝒂̂𝒕𝒆𝒂𝒖 𝒅𝒆 𝑷𝒖𝒊𝒍𝒂𝒖𝒓𝒆𝒏𝒔 (𝒑𝒂𝒏𝒏𝒆𝒂𝒖𝒙 𝒅'𝒊𝒏𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏) ; 𝑵𝒐𝒕𝒓𝒆 𝑩𝒆𝒍𝒍𝒆 𝑭𝒓𝒂𝒏𝒄𝒆 (𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒃𝒍𝒐𝒈) ; 𝑾𝒊𝒌𝒊𝒑𝒆́𝒅𝒊𝒂 ; 𝒅𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍'𝑨𝒖𝒅𝒆 ; 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑰𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆"
@histoireitinerante
"Découvrez le château de Puilaurens avec votre animal de compagnie."
@tourismeavecmonchien
"Aux portes du Fenouillèdes, s'élève la forteresse de Puilaurens, véritable chef-d'oeuvre de l'architecture militaire médiévale. Perchée sur une crête rocheuse, à 697 m d'altitude, elle domine le village de Lapradelle et la vallée de la Boulzane. On trouve trace de Puilaurens dès le milieu du X e siècle, mais l'essentiel des fortifications encore visibles, a été bâti entre le XII e et le XIII e siècles : murailles, barbacane et mâchicoulis, tours, bâtiments d'habitation, citernes... rappellent le rôle défensif essentiel joué par Puilaurens sur la frontière entre la France et le royaume d'Aragon jusqu'au XVII e siècle. Avec Peyrepertuse, Quéribus, Aguilar et Termes, Puilaurens protégeait la frontière. Ces cinq forteresses sont également appelées les " Cinq Fils de Carcassonne "pour leur position stratégique. En 1659, Puilaurens perdit son intérêt militaire avec la signature du traité des Pyrénées et la forteresse royale fut peu à peu abandonnée aux assauts du vent et du temps. Un chemin rocailleux aménagé en sentier botanique mène jusqu'aux premiers murets et conduit au château. Des panneaux disposés sur le site en complémentarité avec le repère culturel qui vous est donné à l'accueil, vous aideront à mieux appréhender cette architecture militaire. Ce château est le mieux conservé, sur le plan architectural, de toutes les citadelles de l'Aude... et renferme une légende, celle de sa " Dame blanche "..."
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"Château le mieux préservé "
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"visite sept.2016 - spectaculaire"
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