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Histoire Itinérante
@histoireitinerante
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8032places
"𝑪𝒉𝒆𝒇-𝒅’œ𝒖𝒗𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒓𝒕 𝒈𝒐𝒕𝒉𝒊𝒒𝒖𝒆, 𝒍𝒂 𝒄𝒂𝒕𝒉𝒆́𝒅𝒓𝒂𝒍𝒆 𝑺𝒂𝒊𝒏𝒕-𝑬𝒕𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆 𝒅’𝑨𝒖𝒙𝒆𝒓𝒓𝒆 𝒂 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒖𝒍𝒂𝒓𝒊𝒕𝒆́ 𝒅𝒆 𝒏𝒆 𝒑𝒐𝒔𝒔𝒆́𝒅𝒆𝒓 𝒒𝒖’𝒖𝒏𝒆 𝒔𝒆𝒖𝒍𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒓. 𝑴𝒐𝒅𝒆̀𝒍𝒆 𝒅’𝒆́𝒍𝒆́𝒈𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒏𝒐𝒕𝒂𝒎𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒔𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒓𝒕𝒂𝒊𝒍𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒃𝒂𝒔 𝒓𝒆𝒍𝒊𝒆𝒇𝒔 𝒓𝒆𝒎𝒂𝒓𝒒𝒖𝒂𝒃𝒍𝒆𝒔, 𝒍𝒆𝒔 𝒗𝒆𝒓𝒓𝒊𝒆̀𝒓𝒆𝒔 𝒅𝒖 𝒄𝒉œ𝒖𝒓 𝒆𝒕 𝒅𝒖 𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒆𝒑𝒕 𝒍𝒖𝒊 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒆̀𝒓𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒕𝒐𝒏𝒂𝒍𝒊𝒕𝒆́ 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒖𝒍𝒊𝒆̀𝒓𝒆 𝒂𝒖𝒙 𝒆𝒔𝒑𝒂𝒄𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒆𝒕 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒊𝒕𝒖𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒃𝒆𝒂𝒖𝒙 𝒆𝒏𝒔𝒆𝒎𝒃𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒗𝒊𝒕𝒓𝒂𝒖𝒙 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒆𝒓𝒗𝒆́ 𝒆𝒏 𝑭𝒓𝒂𝒏𝒄𝒆 ! 𝑼𝒍𝒕𝒊𝒎𝒆 𝒗𝒊𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒄𝒓𝒚𝒑𝒕𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒆𝒎𝒑𝒍𝒆𝒓 𝒍𝒂 𝒓𝒂𝒓𝒊𝒔𝒔𝒊𝒎𝒆 𝒑𝒆𝒊𝒏𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒎𝒖𝒓𝒂𝒍𝒆 𝒅𝒖 𝑪𝒉𝒓𝒊𝒔𝒕 𝒂̀ 𝒄𝒉𝒆𝒗𝒂𝒍 𝒆𝒕 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝑻𝒓𝒆́𝒔𝒐𝒓 𝒒𝒖𝒊 𝒓𝒆𝒏𝒇𝒆𝒓𝒎𝒆 𝒅𝒆 𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆𝒖𝒔𝒆𝒔 𝒑𝒊𝒆̀𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒍𝒍𝒆𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒅𝒐𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒅𝒆́𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒄𝒓𝒐𝒊𝒙, 𝒅𝒆 𝑳𝒖𝒄𝒂 𝑷𝒆𝒏𝒊. La cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre est implantée sur ce site depuis la fin du Ve siècle. Si elle paraît aujourd'hui isolée dans ce quartier d'habitation, elle était autrefois le centre du « quartier cathédrale » composé de la collégiale Notre-Dame-de-la-Cité, du baptistère Saint-Jean-le-Rond, de l'église paroissiale Saint-Pierre-en-Château ainsi que du palais épiscopal. Les chanoines, les religieux qui officient dans la cathédrale, résident dans les maisons réparties autour de la place Saint-Étienne. Entre le IXe et le XIe siècles, des incendies ravagent Saint-Étienne qui est régulièrement restaurée. Au début du XIe siècle, l'évêque Hugues de Châlon fait reconstruire l'église. De cet édifice roman subsiste aujourd'hui la crypte décorée ensuite d'une exceptionnelle fresque dite du « Christ à cheval » de la fin du XIe siècle. Au début du XIIIe siècle, Guillaume de Seignelay fait le choix de rebâtir son église dans un style nouveau que l'on baptisera plus tard gothique. Ce chantier monumental débute probablement en 1215 et ne prend fin qu'au XVIe siècle, sur un goût d'inachevé. En effet, la tour sud, qui aurait dû accompagner la tour nord dominant la ville, n'a jamais été élevée. En 1567, les Protestants mettent à sac la cathédrale Saint-Étienne. Les bas-reliefs de la façade sont martelés et les vitraux sont brisés. L'édifice est l'objet de grands travaux de restauration au XIXe siècle. Viollet-le-Duc s'occupe de la crypte tandis que Piéplu puis Boeswilwald se chargent de l'église haute entre 1863 et 1887. Depuis lors, Auxerre est le siège administratif du département tandis que Sens récolte la charge du diocèse. La cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre n'est officiellement plus une cathédrale mais une simple église paroissiale. 𝐂𝐫𝐲𝐩𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐭𝐫𝐞́𝐬𝐨𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐚𝐭𝐡𝐞́𝐝𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐒𝐚𝐢𝐧𝐭-𝐄𝐭𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐝'𝐀𝐮𝐱𝐞𝐫𝐫𝐞 La crypte romane du XIe siècle est située sous le chœur de la cathédrale. On y accède par la partie sud du déambulatoire de l'église haute (c'est-à-dire à droite du chœur). La crypte, qui date de 1023, est la partie restante de l'édifice roman qui a précédé la cathédrale actuelle. On peut y admirer une fresque romane (début XIIe ou plus sûrement du milieu XIIe) représentant une grande croix, quatre anges à cheval logés dans des médaillons et au centre un magnifique Christ sur un cheval blanc. L'interprétation de ces fresques est énigmatique : passage libre du Christ sur la croix ou apparition du Roi des Rois, le cavalier de l'Apocalypse de saint Jean ? Sur la voûte en cul-de-four de la chapelle de la crypte, on peut également admirer un Christ pantocrator (fin XIIIe siècle). Le trésor originel de la cathédrale Saint-Étienne d’Auxerre a été dispersé trois fois au cours de l’histoire : en 1359 lors de la prise de la ville par les Anglais au cours de la guerre dite de Cent Ans, en 1567 lors du sac de l’édifice par les Protestants, et enfin en 1790, à la Révolution française. L’actuel trésor est composé des quatre cents pièces que Germain Duru, collectionneur auxerrois, a légué à la paroisse Saint-Étienne en 1869. Une partie de cet ensemble est présentée au public dans la chapelle Sainte-Catherine, datée du XIVe s., en attendant la réalisation d’une exposition plus vaste dans l’ancienne salle capitulaire. Les visiteurs peuvent ainsi admirer, entre autres choses, des vases sacrés (XVe-XIXe s.), des émaux limousins (XIIIe s.), des ivoires sculptés (diptyques, triptyques...), des manuscrits et miniatures (XIVe-XVIe s.), des statuettes de la Vierge et des saint(e)s en bois. Les deux pièces maîtresses exposées sont le splendide missel manuscrit de Monseigneur Étienne Becquart de Panoul, archevêque de Sens à la fin du XIIIe s, ainsi qu’une impressionnante mise au tombeau de la Renaissance peinte sur ardoise et attribuée à Luca Penni, artiste de l’École de Fontainebleau (vers 1540). Les vitraux des XVe et XVIe siècles ainsi que le chœur méritent également l’objet d’une attention toute particulière. 𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆(𝒔) : 𝑨𝒖𝒙𝒆𝒓𝒓𝒆 𝑻𝒐𝒖𝒓𝒊𝒔𝒎𝒆 ; 𝒑𝒂𝒏𝒏𝒆𝒂𝒖 𝒅'𝒊𝒏𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒍𝒍𝒆 ; 𝑾𝒊𝒌𝒊𝒑𝒆́𝒅𝒊𝒂 ; 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑰𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆"
BOURGOGNE
@petitfute
45followers
986places
"Impossible de visiter Auxerre sans découvrir sa Cathédrale. Ce véritable chef-d'oeuvre de l'art gothique (dont la particularité est de n'avoir qu'une seule tour) trouve ses origines vers l'an 400, quand l'évêque saint Amâtre l'érige. Détruite par un incendie, reconstruite au IX e siècle, elle est à nouveau la proie des flammes un siècle plus tard. Une nouvelle fois rebâtie, elle devient en 1023 une cathédrale romane... avant que l'évêque Guillaume de Seignelay décide (au XIII e siècle) de la détruire à nouveau pour mieux la reconstruire ! C'est ainsi qu'encore deux siècles plus tard, en 1543, la cathédrale gothique que l'on connaît aujourd'hui voit le jour. A votre arrivée, observez d'abord ses portails, qui illustrent les grands épisodes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Les tympans des transepts, quant à eux, célèbrent les deux grands saints les plus célébrés à Auxerre : le martyr saint Étienne (à qui cette cathédrale est donc consacrée) et l'évêque auxerrois saint Germain. Jetez un oeil sur les vitraux, aussi : les plus anciens datent du XII e et du XIII e siècle, mais les plus admirables sont sans doute les trois roses élevées au XVI e . Deux peintures méritent également l'attention : une " lapidation de saint Étienne " dans le déambulatoire nord, et une " Mise au tombeau " dans la salle du Trésor, riche de quelques 400 autres pièces. Un dernier conseil : ne repartez pas sans avoir visité la crypte, unique vestige de la cathédrale romane que fut Saint-Etienne il y a mille ans. Un témoignage aussi rare que magnifique !"
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"𝑪𝒉𝒆𝒇-𝒅’œ𝒖𝒗𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒓𝒕 𝒈𝒐𝒕𝒉𝒊𝒒𝒖𝒆, 𝒍𝒂 𝒄𝒂𝒕𝒉𝒆́𝒅𝒓𝒂𝒍𝒆 𝑺𝒂𝒊𝒏𝒕-𝑬𝒕𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆 𝒅’𝑨𝒖𝒙𝒆𝒓𝒓𝒆 𝒂 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒖𝒍𝒂𝒓𝒊𝒕𝒆́ 𝒅𝒆 𝒏𝒆 𝒑𝒐𝒔𝒔𝒆́𝒅𝒆𝒓 𝒒𝒖’𝒖𝒏𝒆 𝒔𝒆𝒖𝒍𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒓. 𝑴𝒐𝒅𝒆̀𝒍𝒆 𝒅’𝒆́𝒍𝒆́𝒈𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒏𝒐𝒕𝒂𝒎𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒔𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒓𝒕𝒂𝒊𝒍𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒃𝒂𝒔 𝒓𝒆𝒍𝒊𝒆𝒇𝒔 𝒓𝒆𝒎𝒂𝒓𝒒𝒖𝒂𝒃𝒍𝒆𝒔, 𝒍𝒆𝒔 𝒗𝒆𝒓𝒓𝒊𝒆̀𝒓𝒆𝒔 𝒅𝒖 𝒄𝒉œ𝒖𝒓 𝒆𝒕 𝒅𝒖 𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒆𝒑𝒕 𝒍𝒖𝒊 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒆̀𝒓𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒕𝒐𝒏𝒂𝒍𝒊𝒕𝒆́ 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒖𝒍𝒊𝒆̀𝒓𝒆 𝒂𝒖𝒙 𝒆𝒔𝒑𝒂𝒄𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒆𝒕 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒊𝒕𝒖𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒃𝒆𝒂𝒖𝒙 𝒆𝒏𝒔𝒆𝒎𝒃𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒗𝒊𝒕𝒓𝒂𝒖𝒙 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒆𝒓𝒗𝒆́ 𝒆𝒏 𝑭𝒓𝒂𝒏𝒄𝒆 ! 𝑼𝒍𝒕𝒊𝒎𝒆 𝒗𝒊𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒄𝒓𝒚𝒑𝒕𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒆𝒎𝒑𝒍𝒆𝒓 𝒍𝒂 𝒓𝒂𝒓𝒊𝒔𝒔𝒊𝒎𝒆 𝒑𝒆𝒊𝒏𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒎𝒖𝒓𝒂𝒍𝒆 𝒅𝒖 𝑪𝒉𝒓𝒊𝒔𝒕 𝒂̀ 𝒄𝒉𝒆𝒗𝒂𝒍 𝒆𝒕 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝑻𝒓𝒆́𝒔𝒐𝒓 𝒒𝒖𝒊 𝒓𝒆𝒏𝒇𝒆𝒓𝒎𝒆 𝒅𝒆 𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆𝒖𝒔𝒆𝒔 𝒑𝒊𝒆̀𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒍𝒍𝒆𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒅𝒐𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒅𝒆́𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒄𝒓𝒐𝒊𝒙, 𝒅𝒆 𝑳𝒖𝒄𝒂 𝑷𝒆𝒏𝒊. La cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre est implantée sur ce site depuis la fin du Ve siècle. Si elle paraît aujourd'hui isolée dans ce quartier d'habitation, elle était autrefois le centre du « quartier cathédrale » composé de la collégiale Notre-Dame-de-la-Cité, du baptistère Saint-Jean-le-Rond, de l'église paroissiale Saint-Pierre-en-Château ainsi que du palais épiscopal. Les chanoines, les religieux qui officient dans la cathédrale, résident dans les maisons réparties autour de la place Saint-Étienne. Entre le IXe et le XIe siècles, des incendies ravagent Saint-Étienne qui est régulièrement restaurée. Au début du XIe siècle, l'évêque Hugues de Châlon fait reconstruire l'église. De cet édifice roman subsiste aujourd'hui la crypte décorée ensuite d'une exceptionnelle fresque dite du « Christ à cheval » de la fin du XIe siècle. Au début du XIIIe siècle, Guillaume de Seignelay fait le choix de rebâtir son église dans un style nouveau que l'on baptisera plus tard gothique. Ce chantier monumental débute probablement en 1215 et ne prend fin qu'au XVIe siècle, sur un goût d'inachevé. En effet, la tour sud, qui aurait dû accompagner la tour nord dominant la ville, n'a jamais été élevée. En 1567, les Protestants mettent à sac la cathédrale Saint-Étienne. Les bas-reliefs de la façade sont martelés et les vitraux sont brisés. L'édifice est l'objet de grands travaux de restauration au XIXe siècle. Viollet-le-Duc s'occupe de la crypte tandis que Piéplu puis Boeswilwald se chargent de l'église haute entre 1863 et 1887. Depuis lors, Auxerre est le siège administratif du département tandis que Sens récolte la charge du diocèse. La cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre n'est officiellement plus une cathédrale mais une simple église paroissiale. 𝐂𝐫𝐲𝐩𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐭𝐫𝐞́𝐬𝐨𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐚𝐭𝐡𝐞́𝐝𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐒𝐚𝐢𝐧𝐭-𝐄𝐭𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐝'𝐀𝐮𝐱𝐞𝐫𝐫𝐞 La crypte romane du XIe siècle est située sous le chœur de la cathédrale. On y accède par la partie sud du déambulatoire de l'église haute (c'est-à-dire à droite du chœur). La crypte, qui date de 1023, est la partie restante de l'édifice roman qui a précédé la cathédrale actuelle. On peut y admirer une fresque romane (début XIIe ou plus sûrement du milieu XIIe) représentant une grande croix, quatre anges à cheval logés dans des médaillons et au centre un magnifique Christ sur un cheval blanc. L'interprétation de ces fresques est énigmatique : passage libre du Christ sur la croix ou apparition du Roi des Rois, le cavalier de l'Apocalypse de saint Jean ? Sur la voûte en cul-de-four de la chapelle de la crypte, on peut également admirer un Christ pantocrator (fin XIIIe siècle). Le trésor originel de la cathédrale Saint-Étienne d’Auxerre a été dispersé trois fois au cours de l’histoire : en 1359 lors de la prise de la ville par les Anglais au cours de la guerre dite de Cent Ans, en 1567 lors du sac de l’édifice par les Protestants, et enfin en 1790, à la Révolution française. L’actuel trésor est composé des quatre cents pièces que Germain Duru, collectionneur auxerrois, a légué à la paroisse Saint-Étienne en 1869. Une partie de cet ensemble est présentée au public dans la chapelle Sainte-Catherine, datée du XIVe s., en attendant la réalisation d’une exposition plus vaste dans l’ancienne salle capitulaire. Les visiteurs peuvent ainsi admirer, entre autres choses, des vases sacrés (XVe-XIXe s.), des émaux limousins (XIIIe s.), des ivoires sculptés (diptyques, triptyques...), des manuscrits et miniatures (XIVe-XVIe s.), des statuettes de la Vierge et des saint(e)s en bois. Les deux pièces maîtresses exposées sont le splendide missel manuscrit de Monseigneur Étienne Becquart de Panoul, archevêque de Sens à la fin du XIIIe s, ainsi qu’une impressionnante mise au tombeau de la Renaissance peinte sur ardoise et attribuée à Luca Penni, artiste de l’École de Fontainebleau (vers 1540). Les vitraux des XVe et XVIe siècles ainsi que le chœur méritent également l’objet d’une attention toute particulière. 𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆(𝒔) : 𝑨𝒖𝒙𝒆𝒓𝒓𝒆 𝑻𝒐𝒖𝒓𝒊𝒔𝒎𝒆 ; 𝒑𝒂𝒏𝒏𝒆𝒂𝒖 𝒅'𝒊𝒏𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒍𝒍𝒆 ; 𝑾𝒊𝒌𝒊𝒑𝒆́𝒅𝒊𝒂 ; 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑰𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆"
@histoireitinerante
"visiter la ville solo en 2016"
@loic.gruez.boucher.tonne
"Très belle cathédrale, in and out !!"
@
"Auxerre est une très jolie ville, pleine de charme. A voir ! "
@juline_m
"Point de vue de l’autre côté du canal pour reflet ?"
@samfaitvoyager
"Commencé au XIIIe siècle et achevée au 16e. Imposante avec ses trois portails surmontés de superbes haut-relief et d’une imposante rosace son intérieur gothique pur est remarquable par son ampleur : les vitraux du XIIIe siècle la crypte romane et sa perspective de colonnes et voûtes et enfin sa chapelle Absidiale et ses fresques du 11e mérite le détour. "
@cgnaya
"Impossible de visiter Auxerre sans découvrir sa Cathédrale. Ce véritable chef-d'oeuvre de l'art gothique (dont la particularité est de n'avoir qu'une seule tour) trouve ses origines vers l'an 400, quand l'évêque saint Amâtre l'érige. Détruite par un incendie, reconstruite au IX e siècle, elle est à nouveau la proie des flammes un siècle plus tard. Une nouvelle fois rebâtie, elle devient en 1023 une cathédrale romane... avant que l'évêque Guillaume de Seignelay décide (au XIII e siècle) de la détruire à nouveau pour mieux la reconstruire ! C'est ainsi qu'encore deux siècles plus tard, en 1543, la cathédrale gothique que l'on connaît aujourd'hui voit le jour. A votre arrivée, observez d'abord ses portails, qui illustrent les grands épisodes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Les tympans des transepts, quant à eux, célèbrent les deux grands saints les plus célébrés à Auxerre : le martyr saint Étienne (à qui cette cathédrale est donc consacrée) et l'évêque auxerrois saint Germain. Jetez un oeil sur les vitraux, aussi : les plus anciens datent du XII e et du XIII e siècle, mais les plus admirables sont sans doute les trois roses élevées au XVI e . Deux peintures méritent également l'attention : une " lapidation de saint Étienne " dans le déambulatoire nord, et une " Mise au tombeau " dans la salle du Trésor, riche de quelques 400 autres pièces. Un dernier conseil : ne repartez pas sans avoir visité la crypte, unique vestige de la cathédrale romane que fut Saint-Etienne il y a mille ans. Un témoignage aussi rare que magnifique !"
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