Séminaire de Québec
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#Eglise #🏰 Site culturel remarquable (architectural, historique,...) #🕵️‍♂️ Histoire Itinérante #Lugar de interés #Lieu à voir
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"𝑬𝒏 1665, 𝑭𝒓𝒂𝒏𝒄̧𝒐𝒊𝒔 𝒅𝒆 𝑳𝒂𝒗𝒂𝒍, 𝒑𝒓𝒆𝒎𝒊𝒆𝒓 𝒆́𝒗𝒆̂𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒆 𝑸𝒖𝒆́𝒃𝒆𝒄, 𝒄𝒉𝒐𝒊𝒔𝒊𝒕 𝒄𝒆 𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒚 𝒇𝒐𝒏𝒅𝒆𝒓 𝒍𝒆 𝑺𝒆́𝒎𝒊𝒏𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝑸𝒖𝒆́𝒃𝒆𝒄. 𝑪𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒊𝒏𝒔𝒕𝒊𝒕𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒔𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒂𝒄𝒓𝒆𝒓𝒂 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒂 𝒔𝒖𝒊𝒕𝒆 𝒂̀ 𝒍𝒂 𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍’𝒆́𝒍𝒊𝒕𝒆 𝒓𝒆𝒍𝒊𝒈𝒊𝒆𝒖𝒔𝒆 𝒆𝒕 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒍𝒍𝒆𝒄𝒕𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒅𝒖 𝑸𝒖𝒆́𝒃𝒆𝒄. 𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒔𝒆𝒓𝒂 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒂̀ 𝒍’𝒐𝒓𝒊𝒈𝒊𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒆𝒎𝒊𝒆̀𝒓𝒆 𝒖𝒏𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒊𝒕𝒆́ 𝒇𝒓𝒂𝒏𝒄𝒐𝒑𝒉𝒐𝒏𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝑨𝒎𝒆́𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔, 𝒍’𝑼𝒏𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒊𝒕𝒆́ 𝑳𝒂𝒗𝒂𝒍. 𝑫’𝒖𝒏𝒆 𝒄𝒆𝒓𝒕𝒂𝒊𝒏𝒆 𝒎𝒂𝒏𝒊𝒆̀𝒓𝒆, 𝒄𝒆 𝒋𝒐𝒚𝒂𝒖 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒓𝒄𝒉𝒊𝒕𝒆𝒄𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒇𝒓𝒂𝒏𝒄̧𝒂𝒊𝒔𝒆 𝒂𝒖 𝑸𝒖𝒆́𝒃𝒆𝒄 𝒂𝒖𝒓𝒂 𝒂𝒊𝒏𝒔𝒊 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒕𝒆́ 𝒑𝒂𝒓𝒎𝒊 𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒊𝒎𝒑𝒐𝒓𝒕𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒔𝒐𝒄𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒄𝒖𝒍𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒆́𝒃𝒆́𝒄𝒐𝒊𝒔𝒆 ! Suivant les propositions du Concile de Trente, François de Laval, alors vicaire apostolique de la Nouvelle-France, réunit en 1663 ses prêtres en communauté ou société apostolique1. Ceux-ci étaient au service des paroisses et chargés de la formation des futurs prêtres au Grand Séminaire. C'est dans le presbytère de l'évêque qu'ils habiteront jusqu'à l'inauguration d'une maison plus spacieuse en 1677. Entretemps, Laval avait dès 1665 rattaché son œuvre au Séminaire des Missions étrangères de Paris, voulant favoriser la venue de prêtres pour travailler dans les coins les plus reculés de l'Amérique française. Cette association explique la présence de plusieurs ornements comportant les initiales SME encore aujourd'hui dans les bâtiments du Séminaire. Le sigle SME pour «Séminaire des Missions-Étrangères» nous ramène aux origines du Séminaire de Québec. Le sigle SME continue d'être utilisé comme un héritage et une volonté de fidélité à la vocation du Séminaire dans de nouveaux contextes sociaux et culturels. Les lettres SME surmonte encore la porte-cochère du Vieux-Séminaire au 1, côte de la Fabrique dans le Vieux Québec. Toutefois, la dénomination "Séminaire des Missions Étrangères de Québec" qui figure encore dans les cahiers de procès-verbaux dans les années 1940 n'est plus utilisée de façon officielle depuis l'adoption de la Loi du Séminaire de Québec par l'Assemblée nationale le 17 mai 1979. Jusqu'en 1965, les règlements du Séminaire de Québec s'intitulaient "Constitutions et règlements du Séminaire des Missions Étrangères et épiscopal de Québec". En 1668, une résidence d'élèves qui étudient au Collège des Jésuites est inaugurée : le Petit Séminaire de Québec, qui deviendra ensuite une résidence vocationnelle pour ceux qui souhaitaient entrer au Grand Séminaire. Après la Conquête, le Petit Séminaire devient un collège en remplaçant le Collège des Jésuites, transformé en caserne. Les prêtres du Séminaire deviennent des enseignants. 𝐔𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐡𝐚𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐍𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞-𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 Le Séminaire de Québec est une société de prêtres catholiques fondée en 1663 par François de Laval, qui deviendra le premier évêque de Québec. Il établit cette société dans le but de former des prêtres, d’évangéliser les autochtones et de gérer les paroisses de toute la colonie. Deux ans plus tard, il ouvre le Petit Séminaire destiné à l’enseignement des jeunes garçons. L’emplacement du premier bâtiment est indiqué par un motif rectangulaire sur le pavage de la cour intérieure. 𝐋𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 Le roi Louis XIV souhaite que ce Petit Séminaire éduque les jeunes garçons et convertisse les autochtones. Mais pendant les 100 premières années de son existence, il sert plutôt de pensionnat aux futurs prêtres qui reçoivent leur formation au Collège des Jésuites – à quelques pas d’ici, sur le site de l’actuel hôtel de ville – avant d’entrer au Grand Séminaire. Après la conquête de la Nouvelle-France, scellée en 1760, l’armée britannique réquisitionne le Collège des Jésuites pour le transformer en casernes. Dès lors, les autorités du Séminaire sont forcées d’élargir leur mandat et de faire du Petit Séminaire une institution d’enseignement offrant le cours classique, abandonné par les Jésuites qui sont expulsés de la colonie. Les élèves du Petit Séminaire y reçoivent une formation axée sur les grands auteurs européens, tant philosophes qu’écrivains, et les langues française, grecque et latine. Ce cours classique a pour but de former des citoyens complets, sains de corps et d’esprit, qui constitueront l’élite de la société. Il prépare aussi les élèves à la prêtrise et aux professions libérales enseignées à l’université, telles que le droit et la médecine, principalement. Ce cours est donné dans quelques autres collèges classiques du Québec jusqu’aux années 1970. 𝐔𝐧 𝐡𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥 𝐞́𝐦𝐢𝐧𝐞𝐧𝐭 Ainsi, en 200 ans d’histoire, le Petit Séminaire de Québec a formé une partie importante de l’élite intellectuelle du Québec, comme le célèbre politicien Louis-Joseph Papineau et le premier ministre du Québec Jean Lesage. Il poursuit toujours sa mission d’enseignement sous la direction d’une corporation privée, sous le nouveau nom de Collège François-de-Laval. Le Séminaire de Québec est aussi responsable de la création de l’Université Laval en 1852, première université de langue française en Amérique du Nord. 𝐔𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞𝐱𝐞 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐭𝐞𝐜𝐭𝐮𝐫𝐚𝐥 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 L’ensemble architectural que vous avez sous les yeux a été construit entre 1675 et 1868. Il est maintenant appelé le Vieux Séminaire de Québec. Il reproduit le modèle des couvents et des collèges français du 17e siècle. Ses trois pavillons allongés présentent des caractéristiques propres aux constructions du Régime français : murs recouverts de crépi blanc retenus par des esses, surélevés par endroits pour servir de coupe-feu, avec toitures en tôle percées de lucarnes. Ils entourent une cour carrée intérieure typique. L’aile de la Procure, identifiable à son cadran solaire datant de 1773, est le bâtiment le plus ancien de l’ensemble. Il a été érigé vers 1680, puis reconstruit à trois reprises à la suite d’incendies. De l’édifice original, il ne reste que les caves voûtées où se trouvait la cuisine de Mgr de Laval. Dès 1692, le Séminaire fait construire un nouveau pavillon destiné à loger les prêtres. Cette aile dite des Parloirs est contiguë à l’aile de la Procure et se reconnaît à sa porte centrale semblable. Enfin, un troisième pavillon, l’aile de la Congrégation, est érigé en 1707. Sa façade est percée d’une porte cochère par laquelle on accède à la cour carrée. Cette porte est toujours ornée du monogramme « SME » qui indique l’affiliation du Séminaire de Québec au Séminaire des Missions étrangères de Paris. 𝐋𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐭 Les trois ailes du Vieux Séminaire ont hébergé les locaux du Petit Séminaire de Québec jusqu’en 1987. La vocation éducative des lieux est maintenue puisque l’École d’architecture de l’Université Laval occupe aujourd’hui ces bâtiments patrimoniaux."

@histoireitinerante

"Première université de langue française en Amérique, fondée en 1852 dans les bâtiments ayant d’abord servis à une communauté de prêtres à partir de 1663."

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"𝑬𝒏 1665, 𝑭𝒓𝒂𝒏𝒄̧𝒐𝒊𝒔 𝒅𝒆 𝑳𝒂𝒗𝒂𝒍, 𝒑𝒓𝒆𝒎𝒊𝒆𝒓 𝒆́𝒗𝒆̂𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒆 𝑸𝒖𝒆́𝒃𝒆𝒄, 𝒄𝒉𝒐𝒊𝒔𝒊𝒕 𝒄𝒆 𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒚 𝒇𝒐𝒏𝒅𝒆𝒓 𝒍𝒆 𝑺𝒆́𝒎𝒊𝒏𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝑸𝒖𝒆́𝒃𝒆𝒄. 𝑪𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒊𝒏𝒔𝒕𝒊𝒕𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒔𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒂𝒄𝒓𝒆𝒓𝒂 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒂 𝒔𝒖𝒊𝒕𝒆 𝒂̀ 𝒍𝒂 𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍’𝒆́𝒍𝒊𝒕𝒆 𝒓𝒆𝒍𝒊𝒈𝒊𝒆𝒖𝒔𝒆 𝒆𝒕 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒍𝒍𝒆𝒄𝒕𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒅𝒖 𝑸𝒖𝒆́𝒃𝒆𝒄. 𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒔𝒆𝒓𝒂 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒂̀ 𝒍’𝒐𝒓𝒊𝒈𝒊𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒆𝒎𝒊𝒆̀𝒓𝒆 𝒖𝒏𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒊𝒕𝒆́ 𝒇𝒓𝒂𝒏𝒄𝒐𝒑𝒉𝒐𝒏𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝑨𝒎𝒆́𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔, 𝒍’𝑼𝒏𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒊𝒕𝒆́ 𝑳𝒂𝒗𝒂𝒍. 𝑫’𝒖𝒏𝒆 𝒄𝒆𝒓𝒕𝒂𝒊𝒏𝒆 𝒎𝒂𝒏𝒊𝒆̀𝒓𝒆, 𝒄𝒆 𝒋𝒐𝒚𝒂𝒖 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒓𝒄𝒉𝒊𝒕𝒆𝒄𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒇𝒓𝒂𝒏𝒄̧𝒂𝒊𝒔𝒆 𝒂𝒖 𝑸𝒖𝒆́𝒃𝒆𝒄 𝒂𝒖𝒓𝒂 𝒂𝒊𝒏𝒔𝒊 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒕𝒆́ 𝒑𝒂𝒓𝒎𝒊 𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒊𝒎𝒑𝒐𝒓𝒕𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒔𝒐𝒄𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒄𝒖𝒍𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒆́𝒃𝒆́𝒄𝒐𝒊𝒔𝒆 ! Suivant les propositions du Concile de Trente, François de Laval, alors vicaire apostolique de la Nouvelle-France, réunit en 1663 ses prêtres en communauté ou société apostolique1. Ceux-ci étaient au service des paroisses et chargés de la formation des futurs prêtres au Grand Séminaire. C'est dans le presbytère de l'évêque qu'ils habiteront jusqu'à l'inauguration d'une maison plus spacieuse en 1677. Entretemps, Laval avait dès 1665 rattaché son œuvre au Séminaire des Missions étrangères de Paris, voulant favoriser la venue de prêtres pour travailler dans les coins les plus reculés de l'Amérique française. Cette association explique la présence de plusieurs ornements comportant les initiales SME encore aujourd'hui dans les bâtiments du Séminaire. Le sigle SME pour «Séminaire des Missions-Étrangères» nous ramène aux origines du Séminaire de Québec. Le sigle SME continue d'être utilisé comme un héritage et une volonté de fidélité à la vocation du Séminaire dans de nouveaux contextes sociaux et culturels. Les lettres SME surmonte encore la porte-cochère du Vieux-Séminaire au 1, côte de la Fabrique dans le Vieux Québec. Toutefois, la dénomination "Séminaire des Missions Étrangères de Québec" qui figure encore dans les cahiers de procès-verbaux dans les années 1940 n'est plus utilisée de façon officielle depuis l'adoption de la Loi du Séminaire de Québec par l'Assemblée nationale le 17 mai 1979. Jusqu'en 1965, les règlements du Séminaire de Québec s'intitulaient "Constitutions et règlements du Séminaire des Missions Étrangères et épiscopal de Québec". En 1668, une résidence d'élèves qui étudient au Collège des Jésuites est inaugurée : le Petit Séminaire de Québec, qui deviendra ensuite une résidence vocationnelle pour ceux qui souhaitaient entrer au Grand Séminaire. Après la Conquête, le Petit Séminaire devient un collège en remplaçant le Collège des Jésuites, transformé en caserne. Les prêtres du Séminaire deviennent des enseignants. 𝐔𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐡𝐚𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐍𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞-𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 Le Séminaire de Québec est une société de prêtres catholiques fondée en 1663 par François de Laval, qui deviendra le premier évêque de Québec. Il établit cette société dans le but de former des prêtres, d’évangéliser les autochtones et de gérer les paroisses de toute la colonie. Deux ans plus tard, il ouvre le Petit Séminaire destiné à l’enseignement des jeunes garçons. L’emplacement du premier bâtiment est indiqué par un motif rectangulaire sur le pavage de la cour intérieure. 𝐋𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 Le roi Louis XIV souhaite que ce Petit Séminaire éduque les jeunes garçons et convertisse les autochtones. Mais pendant les 100 premières années de son existence, il sert plutôt de pensionnat aux futurs prêtres qui reçoivent leur formation au Collège des Jésuites – à quelques pas d’ici, sur le site de l’actuel hôtel de ville – avant d’entrer au Grand Séminaire. Après la conquête de la Nouvelle-France, scellée en 1760, l’armée britannique réquisitionne le Collège des Jésuites pour le transformer en casernes. Dès lors, les autorités du Séminaire sont forcées d’élargir leur mandat et de faire du Petit Séminaire une institution d’enseignement offrant le cours classique, abandonné par les Jésuites qui sont expulsés de la colonie. Les élèves du Petit Séminaire y reçoivent une formation axée sur les grands auteurs européens, tant philosophes qu’écrivains, et les langues française, grecque et latine. Ce cours classique a pour but de former des citoyens complets, sains de corps et d’esprit, qui constitueront l’élite de la société. Il prépare aussi les élèves à la prêtrise et aux professions libérales enseignées à l’université, telles que le droit et la médecine, principalement. Ce cours est donné dans quelques autres collèges classiques du Québec jusqu’aux années 1970. 𝐔𝐧 𝐡𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥 𝐞́𝐦𝐢𝐧𝐞𝐧𝐭 Ainsi, en 200 ans d’histoire, le Petit Séminaire de Québec a formé une partie importante de l’élite intellectuelle du Québec, comme le célèbre politicien Louis-Joseph Papineau et le premier ministre du Québec Jean Lesage. Il poursuit toujours sa mission d’enseignement sous la direction d’une corporation privée, sous le nouveau nom de Collège François-de-Laval. Le Séminaire de Québec est aussi responsable de la création de l’Université Laval en 1852, première université de langue française en Amérique du Nord. 𝐔𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞𝐱𝐞 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐭𝐞𝐜𝐭𝐮𝐫𝐚𝐥 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 L’ensemble architectural que vous avez sous les yeux a été construit entre 1675 et 1868. Il est maintenant appelé le Vieux Séminaire de Québec. Il reproduit le modèle des couvents et des collèges français du 17e siècle. Ses trois pavillons allongés présentent des caractéristiques propres aux constructions du Régime français : murs recouverts de crépi blanc retenus par des esses, surélevés par endroits pour servir de coupe-feu, avec toitures en tôle percées de lucarnes. Ils entourent une cour carrée intérieure typique. L’aile de la Procure, identifiable à son cadran solaire datant de 1773, est le bâtiment le plus ancien de l’ensemble. Il a été érigé vers 1680, puis reconstruit à trois reprises à la suite d’incendies. De l’édifice original, il ne reste que les caves voûtées où se trouvait la cuisine de Mgr de Laval. Dès 1692, le Séminaire fait construire un nouveau pavillon destiné à loger les prêtres. Cette aile dite des Parloirs est contiguë à l’aile de la Procure et se reconnaît à sa porte centrale semblable. Enfin, un troisième pavillon, l’aile de la Congrégation, est érigé en 1707. Sa façade est percée d’une porte cochère par laquelle on accède à la cour carrée. Cette porte est toujours ornée du monogramme « SME » qui indique l’affiliation du Séminaire de Québec au Séminaire des Missions étrangères de Paris. 𝐋𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐭 Les trois ailes du Vieux Séminaire ont hébergé les locaux du Petit Séminaire de Québec jusqu’en 1987. La vocation éducative des lieux est maintenue puisque l’École d’architecture de l’Université Laval occupe aujourd’hui ces bâtiments patrimoniaux."
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