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"Au carrefour de plusieurs routes commerciales depuis le IIe millénaire av. J.-C., Alep a successivement subi la domination des Hittites, des Assyriens, des Arabes, des Mongols, des Mamelouks et des Ottomans. Sa citadelle du XIIIe siècle, sa Grande Mosquée du XIIe siècle et plusieurs medersa, palais, caravansérails et hammams du XVIIe siècle donnent au tissu urbain d'Alep un caractère harmonieux et unique, maintenant menacé par la surpopulation. 𝐋'𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝'𝐀𝐥𝐞𝐩 Alep (ou Aleppo en anglais) est une ville située dans le nord de la Syrie. Sa population était d’environ 2,4 millions d’habitants en 2004, ce qui en fait la deuxième plus grande ville du pays après Damas. En 2018 on dénombre 1,85 millions d’habitants. C’est l’une des plus anciennes villes de la région, connue dans l’Antiquité sous le nom de Halab. Elle est stratégiquement située à mi-chemin de la route commerciale reliant la côte méditerranéenne et l’Euphrate. Historiquement, la ville est documentée pour avoir été peuplée depuis au moins 1800 avant J.-C., selon des sources hittites. Pendant la dynastie Amorrites ou Amoréens, elle a été la capitale du royaume (jusqu’à environ 1600 av. J.-C.), puis est redevenue hittite. Plus tard, elle a été assyrienne et perse. Les Grecs s’en sont emparés en 333 avant J.-C., et Seleucus I Nicator lui a donné le nom de Béroé. Lorsque la Syrie est devenue partie de l’Empire romain en 64 avant J.-C., la ville est également passée sous la domination romaine. Elle a fait partie de l’Empire byzantin jusqu’à sa perte aux mains des Arabes en 637. Au Xe siècle, elle est redevenue byzantine (entre 974 et 987). Les croisés l’ont assiégée deux fois, en 1098 et 1124, mais ne l’ont jamais conquise. Elle est passée aux mains de Saladin et est restée aux mains des Arabes jusqu’à sa prise par les Mongols en 1260. Elle est ensuite devenue une ville de l’Empire ottoman à partir de 1517. Après la chute de l’Empire ottoman, elle est passée sous administration coloniale française, mais a été rendue à la Turquie lorsque celle-ci a repris Antioche en 1938-39. Elle est ensuite devenue une partie permanente de la Syrie. 𝐋𝐚 𝐂𝐢𝐭𝐚𝐝𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝'𝐀𝐥𝐞𝐩 Grand palais médiéval, il est considéré comme l’un des plus grands et des plus anciens châteaux du monde. L’utilisation de la colline de la Citadelle remonte au milieu du IIIe millénaire avant Jésus-Christ. Par la suite, elle a été occupée par des peuples d’autres civilisations : Grecs, Romains, Byzantins, Mamelouks et la dynastie Ayyoubides. On pense qu’une grande partie de la construction est basée sur la période Ayyoubides. D’importants travaux de conservation ont été réalisés dans les années 2000 par la Fondation Aga Khan pour la culture, en coopération avec la Société archéologique d’Alep. Le château est considéré comme un monument historique. La citadelle est située sur un monticule à base elliptique d’une longueur de 450 mètres. Autrefois, l’ensemble du monticule était recouvert de grands blocs de calcaire, dont certains sont encore en place aujourd’hui. La porte fortifiée, accessible par un pont en arc, est remarquable. Cette caractéristique a été ajoutée par les Mamelouks au XVIe siècle. Une succession de cinq virages à angle droit et trois grandes portes avec des figures sculptées mènent à l’entrée principale du château intérieur. Les zones intéressantes du château comprennent la salle des armes, la salle Byzance et la salle du trône, avec la récupération d’un plafond décoré. L’amphithéâtre est souvent utilisé pour des concerts de musique et d’autres événements culturels. Il a été construit à une hauteur de 50 mètres au-dessus de la ville et a été habité depuis le début du 1er millénaire avant Jésus-Christ. Cette ancienneté n’est pas surprenante si l’on considère que Alep est la plus vieille ville du monde. La forteresse, de forme à peu près circulaire, est entourée d’un profond fossé. L’ensemble du mur de la forteresse est en très bon état. Ce mur a été construit par les Hamdanides et reconstruit par les Mamelouks après la destruction de la ville par les Mongols au 13ème siècle. Les deux puissantes tours qui défendent l’unique pont sur les douves ont été construites par le sultan Ayyoubide Al-Malik Az-Zaher Al-Ghazi. L’intérieur de la citadelle d’Alep compte de nombreux bâtiments religieux et civils, et vous pouvez visiter les vestiges d’un hammam, qui sont décorés de mannequins montrant comment les différentes pièces étaient utilisées. Vous pouvez également visiter les vestiges de la salle du trône, les restes du palais royal et deux mosquées. La Citadelle d’Alep a une base elliptique, avec une longueur de 450 m et une largeur de 325 m. La Citadelle d’Alep est entourée d’une barrière. Elle est entourée de la barrière, qui mesure 22 m de profondeur et 30 m de largeur et a été déclarée patrimoine mondial de l’UNESCO en 1986. La citadelle d’Alep est un chef-d’œuvre de l’architecture des forteresses islamiques médiévales. Dans son immense plan ovoïde et ses défenses massives, il renferme une superficie d’environ sept hectares. Le plateau naturel sur lequel il a été construit a été utilisé comme forteresse depuis des temps immémoriaux ; on y trouve même les vestiges d’un temple hittite datant du premier millénaire avant Jésus-Christ. Les travaux de construction de la citadelle ont commencé au IVe siècle H (Xe siècle J.-C.), sous le règne du Hamdanid Sayf al-Dawla. Avec le début des croisades, l’importance stratégique de la Citadelle s’est accrue. Lorsque Nour al-Din régna sur Alep au début du VIe siècle H (XIIe siècle J.-C.), il reconstruisit l’intérieur fragmenté et fortifia les vestiges de l’ancienne forteresse. L’extension comprenait la construction de Maqam Ibrahim, un important sanctuaire que les légendes associent au prophète Abraham. Cependant, la plupart des vestiges datent de l’époque du fils de Saladin, al-Malik Al-Zahir Ghazi, qui régna de 582 à 613 H / 1186-1216 J.-C.. Il ordonna la construction d’un fossé plus profond de 22 m, la construction du magnifique pont, la création du glacis impénétrable en pierre brute, l’agrandissement des tours ou burj ( en arabe ), et l’érection de l’entrée extraordinaire destinée à tendre une embuscade à tout ennemi qui y pénétrait. Contrairement à Damas, Alep était plus exposée aux attaques franques provenant de la ville voisine d’Édesse et des côtes occidentales. Il y avait aussi la menace des puissants et furtifs « assassins », adeptes de la secte ésotérique chiite des Ismaéliens. Al-Zahir a reconstruit un grand nombre des bâtiments civils et religieux commencés par Nour Al-Din, notamment la Grande Mosquée de la Citadelle, aux proportions magnifiques, et le Dar al-Adl, qui était la cour de justice située en face de la Citadelle. Certains chercheurs suggèrent qu’il y aurait eu un tunnel de liaison entre les deux. Cependant, l’œuvre la plus importante d’Al-Zahir Ghazi fut la construction du complexe du palais royal et des bains à l’intérieur des murs. Cet ouvrage représente une percée dans l’histoire de l’architecture islamique. Normalement, les résidences palatiales n’étaient pas construites à l’intérieur de forteresses, mais le besoin de sécurité de l’époque a conduit à l’émergence d’un nouveau modèle. Al-Aziz Muhammad a rénové le palais en 627 H / 1230 J.-C., mais il a été en grande partie détruit par les Mongols. Le projet d’Al-Malik al-Zahir a radicalement modifié l’échelle et la portée de la citadelle et de ses environs, la transformant en un site imposant. Les éléments décoratifs sont particulièrement visibles autour des portes. La porte du Lion et la porte du Serpent, décorées de reliefs figuratifs, en sont des exemples célèbres. Les lions ont longtemps été utilisés comme symboles du pouvoir et de la royauté, et ils représentent ici les gardiens du trône. Les serpents et les dragons, qui s’enroulent et se mordent, marquent les limites d’une zone protégée et contrôlée. Certaines parties de la citadelle, notamment le bloc d’entrée et le pont, ont été rénovées à l’époque Mamelouks, au cours du VIIe siècle H (XIVe siècle J.-C.). Sur le plan stylistique, la rénovation se traduit par une décoration plus ostentatoire. En 2015, la citadelle a souffert de la guerre, une partie muraille avait été détruite par des explosions de revendiquées par Al-Nosra. Cependant, le régime Syrien et des associations ont entrepris la reconstruction et la muraille qui avait été détruite à été reconstruite. Malgré la guerre et les tentatives de destruction des groupes terroristes, la citadelle domine toujours la ville d’Alep et la préservation de ce monument historique d’Orient est une priorité pour le peuple Alépins et le régime. 𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆(𝒔) : 𝑷𝒂𝒕𝒓𝒊𝒎𝒐𝒊𝒏𝒆 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒊𝒂𝒍 𝒅𝒆 𝒍'𝑼𝑵𝑬𝑺𝑪𝑶 ; 𝑷𝒂𝒍𝒎𝒚𝒓𝒆 𝒍𝒂 𝑩𝒐𝒖𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 (𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒃𝒍𝒐𝒈) ; 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑰𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆"
@histoireitinerante
"UNESCO World Heritage This commanding fortress in the heart of the ancient city of Aleppo is one of the oldest citadels still standing in the region. The current fortress was built for Ghazi, who reigned from c. 1193 to c. 1215, the son of the famed Muslim leader, Saladin. The citadel was created from an earlier citadel, which in turn had been built over previous foundations. Archeological digs suggest that the site on which it was built has been occupied since the tenth century B.C.E; oral history claims it is even older and that the citadel's hill goes back to the sixteenth century B.C.E. The citadel is reached by an impressive avenue of steep stone steps and is surrounded by what is now a dry moat. The districts of Aleppo--one of the oldest cities in the world have grown up around the citadel, keeping the fortress at their center. The beautiful old streets and hidden artisans' quarters all emanate from this high hill, spilling down into the lower areas as Aleppo's population grew. In the twelfth century, the citadel and its troops protected the precious surrounding agricultural land as well as Aleppo's citizens. The citadel was a separate mini city of its own, containing palaces and more humble residences, military quarters and training grounds, a dungeon, an arsenal, public bathhouses, water cisterns; food storage areas, a mosque, and several religious shrines. Over the subsequent centuries, the citadel was remodeled by a number of leaders, most notably Sayf al-Din Jakam, who was responsible for repairs after a Mongol invasion led by Tamerlane. In the nineteenth century, the buildings were damaged by an earthquake and the process of rebuilding took several decades. In the twentieth century, the citadel was turned into a premier tourist attraction and today there is an amphitheater where members of the public can watch concerts and performances."
@nchavotier