Batterie du Bois Joly
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"Cette petite île située dans la grande baie formée par les îles d'Oléron et de Ré, au débouché de la Charente et du grand arsenal militaire de Rochefort, occupait un site stratégique naval essentiel au XVIIIe siècle, grande période d'essor de la puissance maritime de la France. C'est notamment autour de l'île d'Aix que se réunissaient les navires (de guerre, de commerce, de transport) composant les grands convois qui traversaient l'Atlantique en direction des Antilles ou du Canada (Louisbourg, Québec). En période de guerre, c'est ainsi de ce grand site de mouillage voisinant le grand arsenal militaire de Rochefort que partaient et arrivaient les gigantesques (et hautement stratégiques) convois commerciaux - comprenant parfois plus de 200 voiles (navires de commerce), que l'on dotait alors d'une importante escorte de vaisseaux de ligne (durant la guerre de Succession d'Autriche par exemple, les navires de commerce faisant la liaison entre les colonies françaises des Antilles et la Métropole - Saint-Domingue, Martinique, Guadeloupe,... - avaient l'obligation de traverser l'Atlantique escortés par les navires de la Marine royale, qui avait alors mis en place un dispositif de convois réguliers entre les deux espaces, suite à l'échec de la stratégie dite de la "route patrouillée"). 𝐋𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐥'𝐈̂𝐥𝐞 𝐝'𝐀𝐢𝐱 Après de premières défenses côtières érigées au temps de Vauban, les véritables constructions de défenses de l'île ne commencent qu'à la moitié du XVIIIe siècle, sous forme de fortifications, voulues par Louis XV. Le 20 septembre 1757, les fortifications ne sont pas terminées lorsqu'arrive une flotte anglaise, commandée par l'amiral Hawke, et composée de dix-sept vaisseaux de ligne, de neuf frégates, de deux galiotes à bombes et d'environ soixante-cinq bâtiments de transport montés par 10 000 hommes de troupe. Son objectif est de s'emparer de Rochefort et d'y détruire l'arsenal, mais les Anglais n'osent pas débarquer car les fortifications à l'entrée de la Charente leur paraissent trop fortes. Et le 23 septembre, Hawke contraint la faible garnison de l'île d'Aix à se rendre, après avoir détruit par le canon tous les ouvrages de défense6. Les Anglais ravagent le donjon et le village, puis partent avec la cloche de l'église, après avoir rasé son clocher. La flotte anglaise reprend la mer le 1er octobre6. En avril 1758, Hawke refait une descente de trois jours sur l'île avec une petite escadre de sept vaisseaux et trois frégates et y détruit les ouvrages de fortification qui viennent d'être reconstruits. En 1758 après être arrivés dans le port de Rochefort, à la suite du Grand Dérangement (Canada), des réfugiés acadiens sont envoyés sur l'île d'Aix où beaucoup ne survivront pas à la suite de ce long voyage et sont inhumés sur l'île. On y trouve aussi des mariages, baptêmes de ces réfugiés d'Amérique du Nord comme le mariage en janvier 1766 de Gervais Gautreau et de Marguerite Leprince. Une plaque commémorative à l'embarcadère rappelle ce fait et le nom est donné de quai de l'Acadie. L'île d'Aix se trouvant au cœur de la ceinture fortifiée protégeant la rade de l'arsenal de Rochefort, on y édifie deux forts sous Richelieu, renforcés par Vauban, reliés sur le contour de l'île par une série de batteries, activée en temps de guerre, et prolongés par d'autres forteresses, sur le continent, l'île d'Oléron (fort des Saumonards), et dans le pertuis de Maumusson (fort Louvois). À cause de l'achèvement, trop tardif, du fort Boyard, la rade reste ouverte et fragile en cas d'attaque, laissant exposés à l'ennemi des vaisseaux mouillés en rade, ou ceux en attente de remonter la Charente. Celle-ci trop peu profonde à cause du tirant d'eau des plus grands navires, oblige ces derniers à décharger une partie de leur cargaison et de leur artillerie. L'île connaît une intense activité sous le Directoire et le Premier Empire. Le 15 septembre 1798, Magloire Pélage est affecté sur l'île, où sont progressivement rassemblés tous les militaires noirs ou « de couleur »8. En 1801, profitant d'une courte trêve dans la guerre qui oppose la France à l'Angleterre, depuis déjà 9 ans, Bonaparte, Premier Consul, approuve un nouveau projet qui relance la construction d'un fort sur la Longe de Boyard, le banc de sable entre Oléron et Aix. Dès lors, la rade est le site d'une forte activité de petits navires et d'ouvriers. Plus de 60 000 m3 d'enrochements provenant de la pointe de Coudepont côté Nord/Est de l'île d'Aix, sont amenés et déposés, sur le banc de sable de mai 1804 à juin 1809. Le chantier est abandonné après les combats d'avril 1809 et ne reprendra qu'en 1841. 𝑱𝒆 𝒓𝒆𝒏𝒗𝒐𝒊𝒆 𝒅'𝒂𝒊𝒍𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒄𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒄𝒆𝒖𝒙 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒂 𝒈𝒓𝒂𝒏𝒅𝒆 𝒉𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒄𝒐𝒍𝒐𝒏𝒊𝒂𝒍𝒆 𝒆𝒕 𝒎𝒂𝒓𝒊𝒕𝒊𝒎𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑭𝒓𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒖 𝑿𝑽𝑰𝑰𝑰𝒆 𝒔𝒊𝒆̀𝒄𝒍𝒆 𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆𝒏𝒕 𝒗𝒆𝒓𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆𝒖𝒙 𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒗𝒖𝒍𝒈𝒂𝒓𝒊𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒉𝒊𝒔𝒕𝒐𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒋𝒆 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒂𝒄𝒓𝒆 𝒔𝒖𝒓 𝒎𝒐𝒏 𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒘𝒆𝒃 (𝒍𝒊𝒆𝒏 𝒄𝒊-𝒅𝒆𝒔𝒔𝒐𝒖𝒔 ⬇️) !"
@histoireitinerante