Kalon Mosque
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"Mosquée A voir au coucher du soleil "
@deborah.lmn
"Voir Chor Minor Madrassah Ark Fortress Lyabi Khauz ensemble"
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"LA VILLE MAGIQUE DE BOUKHARA ! đșđż | OUZBĂKISTAN |(VLOG #39) https://www.youtube.com/watch?v=2W3erd0xCpg&list=PLtwL6_uNHKrSxADJULNHEaJxjt9QOhhwJ&index=7"
@fandejulesenasie
"C'est sans doute la plus belle place de la ville, et en tout cas la plus monumentale. La madrasa Mir-i-Arab fait face Ă l'immense mosquĂ©e Kalon et Ă son terrible minaret, " la tour de la mort ". De nombreux films historiques ont Ă©tĂ© tournĂ©s dans ces lieux, et mĂȘme si les cavaliers de Mohamed Chaybani Khan n'y sont pas tous les jours, les Ă©tudiants de la madrasa et les pĂšlerins qui se rendent Ă la mosquĂ©e se chargent de l'atmosphĂšre. Le soir, l'ambiance est plus fĂ©erique : on dĂ©ambule sur l'esplanade dĂ©serte en profitant des superbes illuminations nocturnes du minaret et de la mosquĂ©e.. Le minaret Kalon. Cinq fois par jour, quatre muezzin grimpaient les 105 marches de son escalier intĂ©rieur pour appeler Ă la priĂšre. Leurs voix portaient Ă plus de 8 km et les autres minarets relayaient l'appel dans un rayon de 16 km. SurnommĂ© " la tour de la mort ", ce minaret construit en 1127 par le Karakhanide Arslan khan ne servait pas seulement Ă appeler les fidĂšles Ă la priĂšre. Au XVII e siĂšcle, c'est de son sommet que l'on jetait les condamnĂ©s Ă mort et autres impurs. Le minaret servait aussi de point d'observation le jour, et de phare la nuit. Tous les soirs, on allumait une bassine remplie d'huile placĂ©e au centre de la rotonde situĂ©e au sommet. Les caravanes arrivant du dĂ©sert pouvaient ainsi se repĂ©rer, tels les vaisseaux Ă l'approche des ports. Gengis khan, qui avait rapidement apprĂ©ciĂ© son importance stratĂ©gique, Ă©pargna le minaret alors qu'aucun autre monument de Boukhara ne survĂ©cut Ă son passage. Haut de 48 m, avec des fondations s'enfonçant Ă plusieurs mĂštres dans le sol, le minaret porte bien son nom, kalon signifiant " grand ". De forme lĂ©gĂšrement conique, il est dĂ©corĂ© d'une succession d'anneaux en briques cuites aux motifs gĂ©omĂ©triques tous diffĂ©rents. Ces briques ont Ă©tĂ© fabriquĂ©es avec du lait de chamelle et du sang de taureau ! Toute cette terrible beautĂ© n'a cependant pas empĂȘchĂ© le gĂ©nĂ©ral Frounze de faire tirer au canon sur le symbole de la puissance de la sainte Boukhara. Fortement endommagĂ©, le minaret a Ă©tĂ© restaurĂ© dans les annĂ©es 1930. Dans les annĂ©es 1970, un tremblement de terre ne fut pas plus clĂ©ment et lui fit perdre la tĂȘte, restaurĂ©e depuis par les soins de l'Unesco. Il n'est malheureusement plus possible de grimper au sommet du minaret pour jouir de la vue splendide offerte sur Boukhara. MosquĂ©e Kalon. Cette imposante mosquĂ©e jami, la plus grande aprĂšs celle de Bibi Khanoum, fut reconstruite Ă plusieurs reprises. On raconte qu'une premiĂšre mosquĂ©e en brique crue avait Ă©tĂ© Ă©difiĂ©e en 713, sans doute Ă l'emplacement d'un temple bouddhique ou zoroastrien, une appropriation frĂ©quente en ce siĂšcle de conquĂȘte religieuse. Le mihrab de la mosquĂ©e Kalon aurait Ă©tĂ© situĂ© plus Ă l'est, au niveau de l'Ark. Au IX e siĂšcle, la mosquĂ©e, d'une superficie de 2 ha, fut reconstruite suivant de nouveaux plans. Les nombreux piliers soutenant la structure Ă©taient en bois, une denrĂ©e rare qui obligea Ă rĂ©duire la surface Ă un hectare. On raconte qu'un incendie la ravagea au XI e siĂšcle, ou encore que le minaret en s'Ă©croulant la dĂ©truisit presque totalement, en tout cas, elle fut reconstruite au XII e par Arslan khan et dĂ©truite Ă nouveau quand Gengis khan passa par lĂ en 1220. En 1514, le khan chaybanide Abdullah khan fit Ă©difier une nouvelle mosquĂ©e dont les dimensions (130 m sur 80) rĂ©pondaient au " nombre d'or " ; en 1545, son successeur en fit dĂ©corer le mihrab de mosaĂŻques. L'immense cour intĂ©rieure et les galeries couvertes aux 288 coupoles pouvaient accueillir plus de 10 000 fidĂšles. La mosquĂ©e a sept portes, une face au lever du soleil, deux face au coucher et deux sur chacune des ailes de cĂŽtĂ©. Dans l'aile droite, un profond puits passe pour contenir de l'eau sainte ; elle est versĂ©e dans une immense coupe en pierre qui la conserve toujours fraĂźche. Les pĂšlerins la boivent en faisant un voeu. Au centre, une rotonde aux huit portes - symbolisant les portes du paradis - a Ă©tĂ© construite par le dernier khan de Boukhara en souvenir des martyrs qui pĂ©rirent sur ce lieu lors de la destruction de la mosquĂ©e par Gengis khan. A l'Ă©poque soviĂ©tique, de 1924 Ă 1989, la mosquĂ©e est restĂ©e fermĂ©e, et a Ă©tĂ© transformĂ©e en entrepĂŽt et en meunerie pendant la Seconde Guerre mondiale. La coupole bleue, le Kok Goumbaz, dominant le mihrab, et son portail ont Ă©tĂ© restaurĂ©s grĂące Ă un financement de l'Unesco, nous a racontĂ© un saint homme mĂ©ditant Ă l'ombre d'une coupole, et c'est aussi pour cela, a-t-il ajoutĂ©, qu'elle n'a pas Ă©tĂ© rendue au culte, et que les non-croyants peuvent encore admirer la plus belle des mosquĂ©es. Madrasa Mir-i-Arab. Elle fut construite en 1535 par le cheik Abdullah, chef religieux yĂ©mĂ©nite et guide spirituel d'Ubaydullah khan. Le khan finança sa construction grĂące Ă la vente de 3 000 prisonniers perses, des musulmans chiites qui Ă©taient considĂ©rĂ©s comme des infidĂšles et pouvaient donc ĂȘtre vendus comme esclaves. A l'Ă©poque soviĂ©tique, cette madrasa fut la seule autorisĂ©e Ă dispenser un enseignement religieux en Asie centrale. Aujourd'hui, elle bĂ©nĂ©ficie d'une considĂ©rable rĂ©putation et les Ă©tudiants y sont trĂšs nombreux. Son accĂšs est interdit aux visiteurs. De l'extĂ©rieur, son allure est imposante et ses deux coupoles bleues font un bel Ă©cho au Kok Goumbaz de la mosquĂ©e Kalian. Le khan Ubaydullah khan et le cheik Abdullah Mir-i-Arab y sont enterrĂ©s."
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