Monument national de Castillo de San Marcos
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Histoire Itinérante
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"𝑬́𝒅𝒊𝒇𝒊𝒆́ 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝑬𝒔𝒑𝒂𝒈𝒏𝒐𝒍𝒔 𝒂𝒖 𝑿𝑽𝑰𝑰𝒆 𝒔𝒊𝒆̀𝒄𝒍𝒆 𝒂𝒇𝒊𝒏 𝒅𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒕𝒆́𝒈𝒆𝒓 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒍𝒐𝒏𝒊𝒆 𝒗𝒐𝒊𝒔𝒊𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝑺𝒂𝒊𝒏𝒕-𝑨𝒖𝒈𝒖𝒔𝒕𝒊𝒏𝒆, 𝒊𝒍 𝒔'𝒂𝒈𝒊𝒕 𝒅𝒖 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒂𝒏𝒄𝒊𝒆𝒏 𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒆𝒏 𝒎𝒂𝒄̧𝒐𝒏𝒏𝒆𝒓𝒊𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒓𝒖𝒊𝒕 𝒂𝒖𝒙 𝑬́𝒕𝒂𝒕𝒔-𝑼𝒏𝒊𝒔 (1672-1695). 𝑰𝒍 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈𝒆𝒂 𝒅𝒆 𝒏𝒐𝒎 𝒑𝒍𝒖𝒔𝒊𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒇𝒐𝒊𝒔 : 𝒊𝒍 𝒔’𝒂𝒑𝒑𝒆𝒍𝒂 𝑭𝒐𝒓𝒕 𝑺𝒕. 𝑴𝒂𝒓𝒌 𝒑𝒆𝒏𝒅𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒑𝒆́𝒓𝒊𝒐𝒅𝒆 𝒃𝒓𝒊𝒕𝒂𝒏𝒏𝒊𝒒𝒖𝒆 (1763-1784) 𝒑𝒖𝒊𝒔 𝑭𝒐𝒓𝒕 𝑴𝒂𝒓𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 1821 𝒆𝒕 1942. 𝑰𝒍 𝒇𝒖𝒕 𝒄𝒍𝒂𝒔𝒔𝒆́ 𝒎𝒐𝒏𝒖𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍 𝒆𝒏 1924 𝒑𝒖𝒊𝒔 𝒊𝒏𝒔𝒄𝒓𝒊𝒕 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝑹𝒆𝒈𝒊𝒔𝒕𝒓𝒆 𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍 𝒅𝒆𝒔 𝒍𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒉𝒊𝒔𝒕𝒐𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒆𝒏 1966. 𝑳'𝒆𝒏𝒔𝒆𝒎𝒃𝒍𝒆 𝒂 𝒆́𝒕𝒆́ 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒓𝒖𝒊𝒕 𝒆𝒏 𝒄𝒐𝒒𝒖𝒊𝒏𝒂 (𝒓𝒐𝒄𝒉𝒆 𝒄𝒂𝒍𝒄𝒂𝒊𝒓𝒆) 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝑬𝒔𝒑𝒂𝒈𝒏𝒐𝒍𝒔, 𝒆𝒕 𝒍'𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆́𝒆 𝒔𝒆 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒑𝒂𝒓 𝒖𝒏 𝒑𝒐𝒏𝒕-𝒍𝒆𝒗𝒊𝒔 : 𝒖𝒏𝒆 𝒗𝒊𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒓𝒂𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒐𝒓𝒊𝒈𝒊𝒏𝒂𝒍𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝑨𝒎𝒆́𝒓𝒊𝒄𝒂𝒊𝒏𝒔 ! Au XVIe siècle, les Espagnols sont les premiers Européens à explorer et coloniser la Floride. Ils fondent la ville de Saint Augustine en 1565 et érigent neuf forts en bois successifs[2] pour la protéger des Amérindiens, des pirates et des autres puissances coloniales. Après l’attaque du pirate anglais Robert Searle en 1668, la régente d’Espagne Marie-Anne ordonne la construction d’un fort en pierres pour assurer la défense de Saint Augustine. Le 30 octobre 1669, elle demande au vice-roi de Nouvelle-Espagne, Marqués de Mancera, de fournir 12 000 pesos pour commencer les travaux et 10 000 pesos chaque année pour les achever[2]. En 1670, l’implantation de Charles Town (l’actuelle Charleston en Caroline du Sud) située à seulement deux jours de navigation par les Anglais rend d’autant plus nécessaire l’édification du fort. Les travaux du Castillo de San Marcos commencent en octobre 1672[3],[4] et adoptent le tracé à l'italienne. La coquina d’Anastasia Island est utilisée pour les murailles : il s’agit d’une roche sédimentaire calcaire formée essentiellement de coquilles incomplètement consolidées que l’on trouve sur des côtes de la Floride. La main d’œuvre qui fait défaut sur place, provient en partie de La Havane (Cuba), de même que l’ingénieur militaire chargé des travaux, Ignacio Daza[5]. Des Amérindiens sont également mis à contribution[5]. À cause de la nature sableuse du sol, des tempêtes, des maladies et des faiblesses du ravitaillement[4], le chantier dure jusqu’en 1696. Au total, les travaux ont coûté quelque 100 000 pesos, soit environ 150 000 dollars[4]. En novembre 1702, les forces anglaises commandées par le gouverneur James Moore (en) attaquent Saint Augustine depuis la Caroline du Sud. Elles assiègent la ville alors que la population, estimée à 1 200 personnes, s’est réfugiée dans le Castillo de San Marcos. Les boulets de canon sont inefficaces contre les murailles en coquina. Le siège dure deux mois[6] et les renforts espagnols venus de La Havane bloquent la flotte anglaise dans la baie. Les Anglais préfèrent mettre le feu à leurs navires pour éviter qu’ils ne tombent dans les mains de leurs ennemis et finissent par quitter Saint Augustine qu’ils incendient. Dix ans plus tard, le colonel Palmer, lui aussi venu de Caroline du Sud, renonce à prendre la ville et le fort[6]. En 1738, l’ingénieur espagnol Pedro Ruiz de Olano rénove le fort en particulier l’intérieur qui est redessiné. Il fait remplacer les plafonds en bois par des voûtes en pierre, ce qui permet d’installer des canons sur la terrasse située au-dessus. Le mur extérieur est rehaussé. Les travaux sont achevés vers 1740[6]. La guerre de l'oreille de Jenkins (1739-1748) réveille les hostilités entre Espagnols et Britanniques. La Floride est alors l’un des terrains d’affrontement entre les deux puissances. Ainsi, le général James Edward Oglethorpe s’empare de plusieurs forts espagnols et se dirige vers Saint Augustine défendue par le gouverneur Manuel de Montiano (en). Oglethorpe attaque d’abord le Castillo de San Marcos afin que le gouverneur espagnol se rende. Mais les remparts résistent aux bombardements, et, au bout de 38 jours, les Anglais abandonnent le lieu[6]. La guerre de Sept Ans (1756-1763) oppose de nouveau l’Espagne et la Grande-Bretagne. Cette dernière obtient la Floride par le traité de Paris (1763). Le 21 juillet 1763, le gouverneur espagnol cède le Castillo de San Marcos aux autorités anglaises qui le rebaptisent Fort St. Mark. Au cours de la guerre d'indépendance américaine (1775-1783), Saint Augustine devient la capitale de la Floride orientale et des travaux sont engagés dans le fort : les portes et les murs sont réparés, les pièces sont divisées pour augmenter la capacité d’accueil. Le bâtiment sert de prison pour les combattants capturés à Charleston. L’Espagne entre en guerre aux côtés des insurgés américains et des Français en 1779. Le gouverneur de la Louisiane espagnole, Bernardo de Gálvez, prend plusieurs établissements coloniaux anglais. Le traité de Paris qui met fin à la guerre d’indépendance américaine redonne la Floride aux Espagnols. Le 12 juillet 1784, les troupes espagnoles réinvestissent Saint Augustine et le fort retrouve son nom de « Castillo de San Marcos ». Mais la Floride a changé : alors que beaucoup de colons espagnols sont partis, les colons anglais n’entendent pas quitter leurs terres. Ensuite, les États-Unis contestent le tracé des frontières floridiennes et souhaitent étendre leur territoire. L’empire colonial espagnol s’affaiblit et doit faire face à des révoltes. En 1819, l’Espagne finit pas céder la Floride aux États-Unis par le traité d'Adams-Onís. Le fort change à nouveau de nom pour devenir le « Fort Marion », en l’honneur du général américain Francis Marion[7]. Plusieurs pièces sont transformées en cellules : c’est dans l’une d’entre elles que séjourne le chef séminole Osceola en 1837. Une partie des fossés est transformée en batterie : le fort devient l’une des pièces maîtresse de l’American Coastal Defense System. En janvier 1861, au début de la guerre de Sécession, la Floride rejoint les États confédérés du Sud. Le Fort Marion est abandonné par les soldats de l’Union et les Confédérés envoient les pièces d’artillerie dans d’autres forts. Le fort est récupéré par les troupes de l’Union le 11 mars 1862 lorsque l’USS Wabash entre dans la baie et trouve la ville de Saint Augustine désertée par les soldats confédérés. Par la suite, il sert de prison militaire, notamment pour les Amérindiens. Ces derniers y reçoivent une éducation anglo-saxonne et chrétienne. En 1898, plus de 200 déserteurs de la guerre hispano-américaine sont emprisonnés au fort. Deux ans plus tard, le fort est finalement désaffecté. Il devient monument national en 1924 ; en 1933, le Département de la Guerre le cède au National Park Service. Il est rebaptisé « Castillo de San Marcos » en 1942. Il est classé au Registre national des lieux historiques (NRHP) le 15 octobre 1966 et désigné Historic Civil Engineering Landmark par l’American Society of Civil Engineers en 1975. 𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆(𝒔) : 𝑾𝒊𝒌𝒊𝒑𝒆́𝒅𝒊𝒂 ; 𝑳𝒆 𝑷𝒆𝒕𝒊𝒕 𝑭𝒖̂𝒕𝒆́ ; 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑰𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆"
ETATS-UNIS SUD
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"Le monument et ses terres s'étendent sur 10 ha dans le centre-ville, au nord du Bridge of Lions. C'est la plus ancienne colonie européenne de tout le territoire américain. Cette forteresse date de 1695 et ne fut jamais prise par la force. L'entrée se fait par un pont-levis. L'ensemble a été construit en coquina par les Espagnols. Visites assurées par des guides en costumes d'époque, du garde au cuisinier. Ne manquez pas d'aller jeter un oeil aux latrines de l'époque..."
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"𝑬́𝒅𝒊𝒇𝒊𝒆́ 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝑬𝒔𝒑𝒂𝒈𝒏𝒐𝒍𝒔 𝒂𝒖 𝑿𝑽𝑰𝑰𝒆 𝒔𝒊𝒆̀𝒄𝒍𝒆 𝒂𝒇𝒊𝒏 𝒅𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒕𝒆́𝒈𝒆𝒓 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒍𝒐𝒏𝒊𝒆 𝒗𝒐𝒊𝒔𝒊𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝑺𝒂𝒊𝒏𝒕-𝑨𝒖𝒈𝒖𝒔𝒕𝒊𝒏𝒆, 𝒊𝒍 𝒔'𝒂𝒈𝒊𝒕 𝒅𝒖 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒂𝒏𝒄𝒊𝒆𝒏 𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒆𝒏 𝒎𝒂𝒄̧𝒐𝒏𝒏𝒆𝒓𝒊𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒓𝒖𝒊𝒕 𝒂𝒖𝒙 𝑬́𝒕𝒂𝒕𝒔-𝑼𝒏𝒊𝒔 (1672-1695). 𝑰𝒍 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈𝒆𝒂 𝒅𝒆 𝒏𝒐𝒎 𝒑𝒍𝒖𝒔𝒊𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒇𝒐𝒊𝒔 : 𝒊𝒍 𝒔’𝒂𝒑𝒑𝒆𝒍𝒂 𝑭𝒐𝒓𝒕 𝑺𝒕. 𝑴𝒂𝒓𝒌 𝒑𝒆𝒏𝒅𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒑𝒆́𝒓𝒊𝒐𝒅𝒆 𝒃𝒓𝒊𝒕𝒂𝒏𝒏𝒊𝒒𝒖𝒆 (1763-1784) 𝒑𝒖𝒊𝒔 𝑭𝒐𝒓𝒕 𝑴𝒂𝒓𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 1821 𝒆𝒕 1942. 𝑰𝒍 𝒇𝒖𝒕 𝒄𝒍𝒂𝒔𝒔𝒆́ 𝒎𝒐𝒏𝒖𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍 𝒆𝒏 1924 𝒑𝒖𝒊𝒔 𝒊𝒏𝒔𝒄𝒓𝒊𝒕 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝑹𝒆𝒈𝒊𝒔𝒕𝒓𝒆 𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍 𝒅𝒆𝒔 𝒍𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒉𝒊𝒔𝒕𝒐𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒆𝒏 1966. 𝑳'𝒆𝒏𝒔𝒆𝒎𝒃𝒍𝒆 𝒂 𝒆́𝒕𝒆́ 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒓𝒖𝒊𝒕 𝒆𝒏 𝒄𝒐𝒒𝒖𝒊𝒏𝒂 (𝒓𝒐𝒄𝒉𝒆 𝒄𝒂𝒍𝒄𝒂𝒊𝒓𝒆) 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝑬𝒔𝒑𝒂𝒈𝒏𝒐𝒍𝒔, 𝒆𝒕 𝒍'𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆́𝒆 𝒔𝒆 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒑𝒂𝒓 𝒖𝒏 𝒑𝒐𝒏𝒕-𝒍𝒆𝒗𝒊𝒔 : 𝒖𝒏𝒆 𝒗𝒊𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒓𝒂𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒐𝒓𝒊𝒈𝒊𝒏𝒂𝒍𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝑨𝒎𝒆́𝒓𝒊𝒄𝒂𝒊𝒏𝒔 ! Au XVIe siècle, les Espagnols sont les premiers Européens à explorer et coloniser la Floride. Ils fondent la ville de Saint Augustine en 1565 et érigent neuf forts en bois successifs[2] pour la protéger des Amérindiens, des pirates et des autres puissances coloniales. Après l’attaque du pirate anglais Robert Searle en 1668, la régente d’Espagne Marie-Anne ordonne la construction d’un fort en pierres pour assurer la défense de Saint Augustine. Le 30 octobre 1669, elle demande au vice-roi de Nouvelle-Espagne, Marqués de Mancera, de fournir 12 000 pesos pour commencer les travaux et 10 000 pesos chaque année pour les achever[2]. En 1670, l’implantation de Charles Town (l’actuelle Charleston en Caroline du Sud) située à seulement deux jours de navigation par les Anglais rend d’autant plus nécessaire l’édification du fort. Les travaux du Castillo de San Marcos commencent en octobre 1672[3],[4] et adoptent le tracé à l'italienne. La coquina d’Anastasia Island est utilisée pour les murailles : il s’agit d’une roche sédimentaire calcaire formée essentiellement de coquilles incomplètement consolidées que l’on trouve sur des côtes de la Floride. La main d’œuvre qui fait défaut sur place, provient en partie de La Havane (Cuba), de même que l’ingénieur militaire chargé des travaux, Ignacio Daza[5]. Des Amérindiens sont également mis à contribution[5]. À cause de la nature sableuse du sol, des tempêtes, des maladies et des faiblesses du ravitaillement[4], le chantier dure jusqu’en 1696. Au total, les travaux ont coûté quelque 100 000 pesos, soit environ 150 000 dollars[4]. En novembre 1702, les forces anglaises commandées par le gouverneur James Moore (en) attaquent Saint Augustine depuis la Caroline du Sud. Elles assiègent la ville alors que la population, estimée à 1 200 personnes, s’est réfugiée dans le Castillo de San Marcos. Les boulets de canon sont inefficaces contre les murailles en coquina. Le siège dure deux mois[6] et les renforts espagnols venus de La Havane bloquent la flotte anglaise dans la baie. Les Anglais préfèrent mettre le feu à leurs navires pour éviter qu’ils ne tombent dans les mains de leurs ennemis et finissent par quitter Saint Augustine qu’ils incendient. Dix ans plus tard, le colonel Palmer, lui aussi venu de Caroline du Sud, renonce à prendre la ville et le fort[6]. En 1738, l’ingénieur espagnol Pedro Ruiz de Olano rénove le fort en particulier l’intérieur qui est redessiné. Il fait remplacer les plafonds en bois par des voûtes en pierre, ce qui permet d’installer des canons sur la terrasse située au-dessus. Le mur extérieur est rehaussé. Les travaux sont achevés vers 1740[6]. La guerre de l'oreille de Jenkins (1739-1748) réveille les hostilités entre Espagnols et Britanniques. La Floride est alors l’un des terrains d’affrontement entre les deux puissances. Ainsi, le général James Edward Oglethorpe s’empare de plusieurs forts espagnols et se dirige vers Saint Augustine défendue par le gouverneur Manuel de Montiano (en). Oglethorpe attaque d’abord le Castillo de San Marcos afin que le gouverneur espagnol se rende. Mais les remparts résistent aux bombardements, et, au bout de 38 jours, les Anglais abandonnent le lieu[6]. La guerre de Sept Ans (1756-1763) oppose de nouveau l’Espagne et la Grande-Bretagne. Cette dernière obtient la Floride par le traité de Paris (1763). Le 21 juillet 1763, le gouverneur espagnol cède le Castillo de San Marcos aux autorités anglaises qui le rebaptisent Fort St. Mark. Au cours de la guerre d'indépendance américaine (1775-1783), Saint Augustine devient la capitale de la Floride orientale et des travaux sont engagés dans le fort : les portes et les murs sont réparés, les pièces sont divisées pour augmenter la capacité d’accueil. Le bâtiment sert de prison pour les combattants capturés à Charleston. L’Espagne entre en guerre aux côtés des insurgés américains et des Français en 1779. Le gouverneur de la Louisiane espagnole, Bernardo de Gálvez, prend plusieurs établissements coloniaux anglais. Le traité de Paris qui met fin à la guerre d’indépendance américaine redonne la Floride aux Espagnols. Le 12 juillet 1784, les troupes espagnoles réinvestissent Saint Augustine et le fort retrouve son nom de « Castillo de San Marcos ». Mais la Floride a changé : alors que beaucoup de colons espagnols sont partis, les colons anglais n’entendent pas quitter leurs terres. Ensuite, les États-Unis contestent le tracé des frontières floridiennes et souhaitent étendre leur territoire. L’empire colonial espagnol s’affaiblit et doit faire face à des révoltes. En 1819, l’Espagne finit pas céder la Floride aux États-Unis par le traité d'Adams-Onís. Le fort change à nouveau de nom pour devenir le « Fort Marion », en l’honneur du général américain Francis Marion[7]. Plusieurs pièces sont transformées en cellules : c’est dans l’une d’entre elles que séjourne le chef séminole Osceola en 1837. Une partie des fossés est transformée en batterie : le fort devient l’une des pièces maîtresse de l’American Coastal Defense System. En janvier 1861, au début de la guerre de Sécession, la Floride rejoint les États confédérés du Sud. Le Fort Marion est abandonné par les soldats de l’Union et les Confédérés envoient les pièces d’artillerie dans d’autres forts. Le fort est récupéré par les troupes de l’Union le 11 mars 1862 lorsque l’USS Wabash entre dans la baie et trouve la ville de Saint Augustine désertée par les soldats confédérés. Par la suite, il sert de prison militaire, notamment pour les Amérindiens. Ces derniers y reçoivent une éducation anglo-saxonne et chrétienne. En 1898, plus de 200 déserteurs de la guerre hispano-américaine sont emprisonnés au fort. Deux ans plus tard, le fort est finalement désaffecté. Il devient monument national en 1924 ; en 1933, le Département de la Guerre le cède au National Park Service. Il est rebaptisé « Castillo de San Marcos » en 1942. Il est classé au Registre national des lieux historiques (NRHP) le 15 octobre 1966 et désigné Historic Civil Engineering Landmark par l’American Society of Civil Engineers en 1975. 𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆(𝒔) : 𝑾𝒊𝒌𝒊𝒑𝒆́𝒅𝒊𝒂 ; 𝑳𝒆 𝑷𝒆𝒕𝒊𝒕 𝑭𝒖̂𝒕𝒆́ ; 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑰𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆"
@histoireitinerante
"Plus ancien fort construit aux Etats-Unis"
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"Oldest fort in the U.S., built by the Spanish in the 1600s. A unique feature is the building materials. Taking advantage of the abundant oyster and clam shells, these were burned and mixed with sand and water. The resulting limestone, Coquina, was then cut into blocks and plastered and painted to build a fortress that absorbed fire without much collateral damage."
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"Saint Johns County, Florida, United States"
@interesting
"Country’s oldest masonry fort, completed by the Spanish in 1695. It changed hands six times from Spain to Britain to Spain Part II to the USA to the Confederate States of America to the USA again"
@nchavotier
"2023 Florida Trip - Part 1"
@worrellito87
"Incontournable. A savoir qu’ils ne tirent plus au canon. Pour ça, il faut aller au Colonial Quarter, de l’autre côté de la rue, à côté du musée de la piraterie."
@heloisebc
"Castillo de San Marcos is the city's best-known historic site. A hulking Spanish fort dating to 1695 (the oldest of its kind in the continental US), it usually offers visitors the chance to learn more about Spanish colonial rule during this turbulent time in history. Due to COVID-19 entry to the National Monument is currently limited to 100 visitors; check the website for updates. Beyond the history, the breathtaking beach, balmy weather and narrow lanes offer an extra taste of the Mediterranean."
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"Le monument et ses terres s'étendent sur 10 ha dans le centre-ville, au nord du Bridge of Lions. C'est la plus ancienne colonie européenne de tout le territoire américain. Cette forteresse date de 1695 et ne fut jamais prise par la force. L'entrée se fait par un pont-levis. L'ensemble a été construit en coquina par les Espagnols. Visites assurées par des guides en costumes d'époque, du garde au cuisinier. Ne manquez pas d'aller jeter un oeil aux latrines de l'époque..."
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"came here during my 5th grade field trip with john "
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"Built by the king of Spain, on matanzas bay."
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