Jardin du Fleuriste du Stuyvenberg
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"Bruxelles regorge d’espaces verts à explorer. Mais il est des jardins très confidentiels que seuls quelques initiés connaissent. Les jardins du Fleuriste du Stuyvenbergh sont de ceux-là ! Il faut vraiment y passer. Jardin Royale: Les jardins du Fleuriste du Stuyvenberg ont été créés à la fin du 19ème siècle par le roi Léopold II sur des terrains bordant le domaine du Stuyvenberg. A cette époque, les jardins comprenaient un verger (l’actuel parc Sobieski), un parc colonial (pour l’acclimatation des plantes exotiques venant du Congo), des serres et un jardin d’agrément. Ce dernier, dessiné par l’architecte paysagiste Émile Lainé à la fin du XIXe siècle, occupait la terrasse surplombant les serres destinées à la production des fleurs et plantes (délabrées aujourd’hui). A la mort de Léopold II, la Donation royale – devenue propriétaire des lieux, en confie la gestion à une pépinière locale puis, au début des années cinquante, à l’Etat belge et plus particulièrement au Service du Plan vert, pour qu’y soient cultivées les plantes destinées aux parcs de Bruxelles. Mais, progressivement le site se délabre. Bruxelles Environnement qui en assure la gestion depuis 1993, l’utilisera encore quelques années comme zone de stockage et comme pépinière dans la partie supérieure, puis désaffectera définitivement les serres. En 1999, un grand projet de réaffectation se dessine. Les 4,4 ha du jardin d’agrément ont été réhabilités suivant le plan original. On a donc conservé le sous-bois, les bassins et le belvédère. Jardin expérimental: Superbement entretenus, ces jardins confidentiels sont un véritable régal pour les yeux. Ils se structurent autour des deux plans d’eau et d’une succession de micro-jardins dévolus aux 12 mois de l’année. On peut ainsi admirer des plantations dont les floraisons s’échelonnent tout au long de l’année. Ce petit parc est aussi une sorte de laboratoire pour les gestionnaires de Bruxelles-Environnement qui y testent différentes plantes que l’on ne trouve pas dans d’autres parcs Bruxellois. Une partie boisée sépare les Jardins du Fleuriste du Parc Sobieski en contrebas. Agréable en toutes saisons, ce petit parc déploie une palette de couleurs qui évolue au fil des mois. En ce mois de janvier, ce sont les mauves et les blancs des hellébores que l’on admire dans le sous-bois mais aussi le jaune lumineux des buissons de jasmin d’hiver ou encore le rose vif des camélias, l’orange des hamamélis et bien d’autres floraisons hivernales moins connues. Heureusement, des panneaux fournissent quelques indications précieuses. Panorama: Une drôle de tour en bois, parfaitement intégrée au paysage, permet de prendre un peu de hauteur et d’avoir une belle vue d’ensemble sur les jardins, sur la ville au loin et sur les tours de l’église Notre-Dame de Laeken toute proche. "
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