Vous pensez qu'il y a une erreur sur ce lieu ?
Signaler une erreur
Vos retours sont importants pour nous. Si vous avez remarqué une erreur concernant ce lieu, merci de nous en informer pour que nous puissions la corriger.
Propriétaire de ce lieu ?
Nous récupérons automatiquement les informations disponibles sur votre lieu. Si jamais celles-ci ne sont pas correctes, connectez-vous gratuitement sur notre tableau de bord pour les modifier et bonus, accédez à vos statistiques détaillées.
Ce qu'en disent les utilisateurs
Approuvé par 1 partenaires officiels
Autres lieux à voir autour
"Der heutige Münsteraner Dom C entstand im Wesentlichen in der Mitte des 13. Jahrhunderts an gleicher Stelle wie der erste Dom, den Karl der Große um 805 n. Chr. als Bischofssitz errichten ließ. Das imposante Gotteshaus repräsentiert zusammen mit dem angeschlossenen Kreuzgang, dem Kapitel- und Gartensaal sowie der Domkammer die große Macht des Bistums. Zu den Sehenswürdigkeiten gehören die Steinfiguren der zwölf Apostel am Haupteingang und die Astronomische Uhr aus dem 16. Jahrhundert, die Uhrzeit, Mondphasen und Planetenstellungen zeigt. Den besten Überblick über die Kunstwerke bietet eine der regelmäßigen Domführungen C. Auf dem zentralen Domplatz Z vor dieser imposanten Kulisse findet außerdem mittwochs und samstags der große Wochenmarkt statt, auf dem viele landwirtschaftliche Betriebe aus dem Münsterland ihre Waren anbieten."
@
"13e century cathedral famous for astronomical clock "
@
"𝑰𝒎𝒑𝒐𝒓𝒕𝒂𝒏𝒕𝒆 𝒄𝒊𝒕𝒆́ 𝒓𝒉𝒆́𝒏𝒂𝒏𝒆 𝒇𝒐𝒓𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒅𝒆 1.200 𝒂𝒏𝒔 𝒅'𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆, 𝑴𝒖̈𝒏𝒔𝒕𝒆𝒓 𝒐𝒄𝒄𝒖𝒑𝒆 𝒅𝒆𝒑𝒖𝒊𝒔 𝒍𝒆 𝑴𝒐𝒚𝒆𝒏-𝑨̂𝒈𝒆 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆 𝒅𝒆 𝒑𝒓𝒆𝒎𝒊𝒆𝒓 𝒑𝒍𝒂𝒏 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒓𝒆́𝒈𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍'𝒐𝒖𝒆𝒔𝒕 𝒅𝒆 𝒍'𝑨𝒍𝒍𝒆𝒎𝒂𝒈𝒏𝒆, 𝒒𝒖𝒆 𝒄𝒆 𝒔𝒐𝒊𝒕 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒔𝒊𝒆̀𝒈𝒆 𝒅’𝒆́𝒗𝒆̂𝒄𝒉𝒆́, 𝒎𝒆𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑯𝒂𝒏𝒔𝒆 𝒐𝒖 𝒗𝒊𝒍𝒍𝒆 𝒖𝒏𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒊𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆. 𝑴𝒖̈𝒏𝒔𝒕𝒆𝒓 𝒆𝒔𝒕 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒄𝒆́𝒍𝒆̀𝒃𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒇𝒓𝒆́𝒒𝒖𝒆𝒎𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒄𝒊𝒕𝒆́𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒍𝒊𝒗𝒓𝒆𝒔 𝒅’𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒔𝒐𝒏 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒉𝒂𝒖𝒕-𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒉𝒊𝒔𝒕𝒐𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆 : 𝒔𝒐𝒏 𝒔𝒕𝒂𝒕𝒖𝒕 𝒅𝒆 𝒗𝒊𝒍𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒊𝒙 𝒅𝒆 𝑾𝒆𝒔𝒕𝒑𝒉𝒂𝒍𝒊𝒆. 𝑬𝒏 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒅𝒆 𝒎𝒂𝒓𝒒𝒖𝒆𝒓 𝒍𝒂 𝒇𝒊𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒈𝒖𝒆𝒓𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝑻𝒓𝒆𝒏𝒕𝒆 𝑨𝒏𝒔 𝒆𝒏 𝑨𝒍𝒍𝒆𝒎𝒂𝒈𝒏𝒆 (1618-1648) 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒈𝒖𝒆𝒓𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝑸𝒖𝒂𝒕𝒓𝒆-𝑽𝒊𝒏𝒈𝒕𝒔 𝑨𝒏𝒔 (1568-1648) 𝒂𝒖𝒙 𝑷𝒂𝒚𝒔-𝑩𝒂𝒔, 𝒄𝒆𝒔 𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕𝒆́𝒔 𝒐𝒏𝒕 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒐𝒃𝒋𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒈𝒂𝒓𝒂𝒏𝒕𝒊𝒓 𝒍'𝒂𝒖𝒕𝒐𝒏𝒐𝒎𝒊𝒆 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒎𝒖𝒍𝒕𝒊𝒕𝒖𝒅𝒆 𝒅𝒆 𝒑𝒆𝒕𝒊𝒕𝒔 𝑬́𝒕𝒂𝒕𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒐𝒔𝒂𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒆 𝑺𝒂𝒊𝒏𝒕 𝑬𝒎𝒑𝒊𝒓𝒆 𝒓𝒐𝒎𝒂𝒊𝒏 𝒈𝒆𝒓𝒎𝒂𝒏𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒂𝒊𝒏𝒔𝒊 𝒒𝒖𝒆 𝒅'𝒚 𝒂𝒖𝒕𝒐𝒓𝒊𝒔𝒆𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒍𝒊𝒃𝒆𝒓𝒕𝒆́𝒔 𝒓𝒆𝒍𝒊𝒈𝒊𝒆𝒖𝒔𝒆𝒔 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍'𝒆𝒏𝒔𝒆𝒎𝒃𝒍𝒆 𝒅𝒖 𝒓𝒐𝒚𝒂𝒖𝒎𝒆 𝒅𝒊𝒗𝒊𝒔𝒆́ (𝒔𝒆𝒍𝒐𝒏 𝒍'𝒊𝒅𝒆́𝒆 𝒈𝒆́𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒍𝒆 « 𝒖𝒏 𝑬́𝒕𝒂𝒕 = 𝒖𝒏𝒆 𝒇𝒐𝒊 »). 𝑴𝒐𝒅𝒊𝒇𝒊𝒂𝒏𝒕 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒐𝒏𝒅𝒆́𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒆́𝒒𝒖𝒊𝒍𝒊𝒃𝒓𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒓𝒆𝒍𝒊𝒈𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒆𝒏 𝑬𝒖𝒓𝒐𝒑𝒆 𝒆𝒕 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝑺𝒂𝒊𝒏𝒕-𝑬𝒎𝒑𝒊𝒓𝒆, 𝒍𝒆𝒔 𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕𝒆́𝒔 𝒅𝒆 𝑾𝒆𝒔𝒕𝒑𝒉𝒂𝒍𝒊𝒆 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒂̀ 𝒍𝒂 𝒃𝒂𝒔𝒆 𝒅𝒆 « 𝒍'𝒐𝒓𝒅𝒓𝒆 𝒘𝒆𝒔𝒕𝒑𝒉𝒂𝒍𝒊𝒆𝒏 », 𝒆𝒙𝒑𝒓𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒖𝒕𝒊𝒍𝒊𝒔𝒆́𝒆 𝒂 𝒑𝒐𝒔𝒕𝒆𝒓𝒊𝒐𝒓𝒊 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒅𝒆́𝒔𝒊𝒈𝒏𝒆𝒓 𝒍𝒆 𝒔𝒚𝒔𝒕𝒆̀𝒎𝒆 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍 𝒔𝒑𝒆́𝒄𝒊𝒇𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒎𝒊𝒔 𝒆𝒏 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆, 𝒅𝒆 𝒇𝒂𝒄̧𝒐𝒏 𝒅𝒖𝒓𝒂𝒃𝒍𝒆, 𝒑𝒂𝒓 𝒄𝒆𝒔 𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕𝒆́𝒔 (𝒔𝒚𝒔𝒕𝒆̀𝒎𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒑𝒐𝒔𝒆 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒇𝒐𝒏𝒅𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝑬́𝒕𝒂𝒕𝒔, 𝒒𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒔𝒐𝒊𝒕 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒕𝒂𝒊𝒍𝒍𝒆, 𝒏𝒆 𝒅𝒐𝒊𝒗𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒊𝒏𝒈𝒆́𝒓𝒆𝒓 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒗𝒐𝒊𝒔𝒊𝒏𝒔 𝒆𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒄𝒉𝒂𝒒𝒖𝒆 𝑬́𝒕𝒂𝒕 𝒃𝒆́𝒏𝒆́𝒇𝒊𝒄𝒊𝒆 𝒈𝒍𝒐𝒃𝒂𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒖 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕 𝒅𝒆 𝒔'𝒂𝒖𝒕𝒐𝒈𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒏𝒆𝒓 – 𝒖𝒏 𝒑𝒓𝒊𝒏𝒄𝒊𝒑𝒆 𝒂̀ 𝒍𝒂 𝒃𝒂𝒔𝒆 𝒅𝒖 𝒄𝒐𝒏𝒄𝒆𝒑𝒕 𝒅𝒆 "𝒔𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒂𝒊𝒏𝒆𝒕𝒆́ 𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆" 𝒕𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒒𝒖'𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒆𝒏𝒄𝒐𝒓𝒆 𝒑𝒆𝒏𝒔𝒆́𝒆 𝒂𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒅'𝒉𝒖𝒊 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒓𝒆𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆𝒔). Le lieu appelé aujourd'hui Münster, était autrefois appelé Mimingernaford quand les Bructères y avaient un fort. Puis, lorsque la région fut christianisée par saint Ludger et ses successeurs, la ville devint Monasterium et enfin Münster. Charlemagne entreprend l’intégration de la Saxe païenne (sous l'emprise de Widukind) au royaume des Francs déjà évangélisé. Après plusieurs échecs et de multiples campagnes militaires, Charlemagne dépêche finalement en 785 saint Ludger (Liudger en allemand), missionnaire originaire de Frise, pour christianiser les Saxons. Il réalise sa mission fort bien, si bien qu'en 805, le territoire devient un diocèse dont il est proclamé évêque… même après sa mort, son influence persiste. De nos jours, il est célébré à Münster comme le saint patron de la ville et le fondateur de l'Église en Westphalie. La cathédrale Saint-Paul et l'école adjacente, le lycée Saint-Paul (datant de l'an 797), ont été fondées par lui. Le lycée Saint-Paul est l'une des écoles parmi les plus anciennes d'Europe. En raison de sa population croissante, la ville reçoit en 1170 sa charte de ville. Au milieu du XIVe siècle, Munster est la plus grande ville de Westphalie. Ayant à sa tête un prince-évêque, elle joue un rôle important dans le commerce avec la Ligue hanséatique. Reflet de cette prospérité, le marché principal dont les magnifiques maisons marchandes datent de cette époque. Cette richesse n'est pas exempte de tensions, notamment entre l'oligarchie marchande qui dirige la ville et les guildes artisanales. 𝐋𝐞 𝐦𝐨𝐮𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐧𝐚𝐛𝐚𝐩𝐭𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐞́𝐯𝐨𝐥𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐮̈𝐧𝐬𝐭𝐞𝐫 La réforme luthérienne est introduite en 1532 par le chapelain Bernard Rothman et le conseil de la ville adopte la confession réformée modifiée par celui-ci. Mais rapidement, le mouvement réformé se radicalise dans la ville et des prédicateurs s'opposent au baptême des enfants. C'est alors une discussion doctrinale centrale entre les Églises réformées. La dissidence anabaptiste récuse le baptême dont elle affirme qu'il n'apparaît pas dans les Écritures et ne peut être administré à des enfants incapables de comprendre le sens de ce sacrement. En janvier 1534, le prêcheur anabaptiste Jan Matthijs envoya d'Amsterdam un certain Jean de Leyde, « apôtre » qu'il avait lui-même baptisé en novembre 1533, vers Münster. Le 2 mars 1534 (mais selon certaines sources dès la mi-février même), il lui emboîta le pas et proclama Münster « Jérusalem céleste ». Bien que le nouveau conseil des échevins soit favorable aux idées des anabaptistes, l'arrivée de Matthijs déchaîna le jour même une controverse des Images en ville. Toutes les églises et monastères furent dévastés afin d’expurger les traces du passé mensonger. Le prédicateur annonça son « Programme apocalyptique » : > Il faut anéantir les incroyants en vue de la parousie, > Le Christ instituera une théocratie terrestre ; > Les « émissaires apostoliques » sont invincibles et doivent annoncer l'imminence du Royaume. Le 24 février 1534, Matthijs enjoignit aux habitants de Münster de venir se faire baptiser ; celui qui entendait s'y refuser devait quitter la ville avant minuit. On ordonna de brûler tous les livres à l'exception des Bibles. Matthijs déclara la communauté des biens et la Polygynie (une forme de polygamie). Auparavant, l’évêque de Münster Franz von Waldeck avait fait arrêter Bernd Rothmann le 23 janvier 1534 et entreprit d'assiéger la ville dont il avait été chassé. Le 5 avril 1534, jour de Pâques, dans un prêche sur la Place du Marché, Matthijs se présenta comme le Nouveau Gédéon. Après une ultime vision du Jugement dernier, il monta à cheval, accompagné de quelques fidèles, et sortit sans armes de la ville pour réclamer la reddition des assiégeants. Il fut immédiatement jeté à bas et mis en pièces par des lansquenets1. Après l'exécution de Matthijs aux portes de la ville assiégée (avril 1534), Jean de Leyde se proclama « roi de Sion », confirma la communauté universelle des biens et des personnes (la polygamie). La ville de Münster, réduite par la famine et les épidémies, ne se rendit que le 25 juin 1535. Lors du dernier assaut, tous les anabaptistes qu'on put saisir furent passés par le fil de l'épée, et le carnage ne s'interrompit qu'au bout de deux jours. Quant à Jean de Leyde, il fut détenu six mois en attente d'un châtiment exemplaire, puis fut torturé et mis à mort en public le 22 janvier 1536. 𝐋𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐨𝐮̀ 𝐧𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐚 𝐮𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞𝐬 : 𝐥'« 𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞 𝐰𝐞𝐬𝐭𝐩𝐡𝐚𝐥𝐢𝐞𝐧 » La guerre de Trente Ans dévaste la ville. Néanmoins, c'est aussi elle qui va accueillir les premières négociations qui aboutiront à la paix de Westphalie. Signés le 24 octobre 1648, ces traités concluent simultanément deux séries de conflits en Europe : > la guerre de Trente Ans, un conflit majeur de l'Europe moderne qui a impliqué l'ensemble des puissances du continent dans le conflit entre le Saint-Empire romain germanique et ses États allemands protestants en rébellion ; > la guerre de Quatre-Vingts Ans, opposant les Provinces-Unies révoltées à la monarchie espagnole. Le traité de Münster, comme on l'a appelé, fut le premier succès des négociations de paix. Le 30 janvier 1648, la République néerlandaise et l'Empire espagnol se mirent d'accord, les Espagnols reconnaissant officiellement l'indépendance des Pays-Bas et mettant fin à quatre-vingts ans de guerre dans les Pays-Bas. Bien qu'il ne fasse pas techniquement partie des traités de Westphalie, il est étroitement lié à cette dernière et marque le premier succès des pourparlers de paix de Westphalie. Bien qu'il se soit agi d'un succès majeur, le traité de Münster ne répondait pas aux deux préoccupations les plus pressantes de l'empereur: assurer la paix avec la Suède et la France (bien que catholiques, les Français étaient intervenus du côté des protestants afin de frapper leur rival autrichien). Les pourparlers en vue de la conclusion de ces traités de paix furent répartis entre les deux villes de Westphalie, ceux de Münster portant sur la paix avec la France et ceux d'Osnabrück sur la paix avec la Suède. À ce stade de la guerre, les Habsbourg et leurs alliés étaient en train de perdre, et Ferdinand III devait donc être prêt à faire des concessions aux Français et aux Suédois afin de garantir une paix durable. Le 24 octobre 1648, un accord fut trouvé et deux traités furent signés. Le traité d'Osnabrück marqua la fin de la guerre contre la Suède, en lui cédant des territoires sur la mer Baltique et en lui offrant un paiement pour couvrir les frais de l'armée suédoise. Le traité de Münster mit fin à la guerre contre la France en lui cédant plusieurs villes d'Alsace. Un certain nombre de modifications territoriales furent également apportées aux domaines de l'empereur, modifiant l'équilibre des pouvoirs au sein du Saint Empire romain germanique. Les aspects les plus importants de la paix sont toutefois les clauses relatives à la souveraineté individuelle au sein de l'empire. Bien que la religion ait joué un rôle moins important dans les dernières années du conflit, elle en restait l'une des causes principales, et il fallait donc s'attaquer au clivage entre catholiques et protestants au sein de l'empire. Il fut décidé que le traité d'Augsbourg de 1555 serait réappliqué, avec un certain nombre de changements visant à résoudre les problèmes que le traité initial n'avait pas réussi à résoudre. Le premier changement consista à inclure les calvinistes, une confession protestante qui avait gagné en popularité depuis 1555, aux côtés des catholiques et des luthériens dans les objectifs du traité. Une modification fut également apportée au traité, qui exigeait un retour à l'état de la propriété foncière religieuse tel qu'il existait au 1er janvier 1624. Les sujets n'étaient plus tenus de suivre la religion de leur seigneur, ce qui permettait à tous les citoyens du Saint Empire romain germanique de pratiquer librement l'une des trois religions protégées. Les traités abordèrent également le droit à l'autonomie de chacun des États du Saint Empire romain germanique. À la suite de la paix de Westphalie, chaque État de l'empire, peu importe sa taille ou sa puissance militaire, était autorisé à mener sa propre politique intérieure et étrangère. Tant qu'ils ne représentaient pas une menace directe pour l'empire ou l'empereur, les États pouvaient conclure des alliances, faire du commerce et décider de leur participation aux guerres de l'empire, indépendamment de tout autre État. Ces principes généraux d'autonomie constituent le concept connu sous le nom d'ordre westphalien, qui, selon certains, est à la base du système moderne de relations internationales. Les historiens et politologues modernes ne s'accordent pas sur la question de savoir si les traités de Westphalie et l'idée de l'ordre westphalien résolurent réellement ne serait-ce qu'un des problèmes qu'ils étaient censés résoudre, car la guerre en Europe ne cessa pas et la souveraineté des États continua d'être exploitée par les grandes puissances européennes, en particulier celles qui avaient des empires coloniaux en développement. Malgré ce débat, les traités de Westphalie marquèrent incontestablement un changement important dans la politique européenne. Ils mirent fin à deux guerres européennes majeures et le précédent créé servit de base à de nombreux traités futurs, notamment le Congrès de Vienne en 1814-1815 après la défaite de Napoléon Bonaparte. Les traités de Westphalie modifièrent fondamentalement les fonctions de la politique internationale. Bien que le changement n'ait pas été immédiat, les structures politiques établies créèrent un précédent qui caractérise encore aujourd'hui au moins certains des systèmes sur lesquels reposent les relations internationales modernes. 𝐌𝐮̈𝐧𝐬𝐭𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐥'𝐞́𝐩𝐨𝐪𝐮𝐞 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐞 En 1759, durant la guerre de Sept Ans, la ville est assiégée par les troupes Françaises du marquis d'Armentières. L'université Frédéric-Guillaume est fondée en 1780 après la fermeture du collège jésuite de Münster due à la suppression de la Compagnie de Jésus (1773) dont elle prend les locaux. Durant la Seconde Guerre mondiale la ville de Münster était une importante base militaire de l'ouest de l'Allemagne. Cette importance militaire a fait de la ville une cible des bombardements alliés en 194410. Par ailleurs la stratégie britannique de destruction massive des villes allemandes afin de briser le moral des populations pour accélérer la fin de la guerre (doctrine Douhet et Harris) a touché lourdement la ville de Münster au début de 1945. Les bombardements sur Münster ont été intensifs et ont eu pour effet, outre de nombreuses victimes civiles, d'irréparables destructions du patrimoine de cette vieille ville médiévale chargée d'histoire et de richesses architecturales. Couronnée malgré tout aujourd'hui du titre de « ville la plus agréable à vivre du monde », Münster est une cité dont les monuments témoignent de fabuleuses histoires. Cela se ressent particulièrement dans le centre historique. Les 48 maisons à pignon du Prinzipalmarkt composent, avec leurs arcades, un décor unique au charme extraordinaire. Bien entendu, l’endroit offre également des possibilités de shopping exceptionnelles. Juste à côté se trouvent la Salzstraße, la plus ancienne avenue commerçante de Münster, ainsi que l’île baroque avec l’« Erbdrostenhof », l’église dominicaine et l’église Saint-Clément. Non loin de là, le Musée Pablo Picasso a trouvé une place de choix au Druffel’schen Hof. 𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆(𝒔) : 𝑮𝒆𝒓𝒎𝒂𝒏𝒚 𝑻𝒓𝒂𝒗𝒆𝒍 ; 𝒆𝒙𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒅𝒆 𝒍'𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑾𝒐𝒓𝒍𝒅 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒓𝒚 𝑬𝒏𝒄𝒚𝒄𝒍𝒐𝒑𝒆𝒅𝒊𝒂 𝒅𝒆́𝒅𝒊𝒆́ 𝒂𝒖𝒙 𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕𝒆́𝒔 𝒅𝒆 𝑾𝒆𝒔𝒕𝒑𝒉𝒂𝒍𝒊𝒆 (𝒍𝒊𝒆𝒏 𝒄𝒊-𝒅𝒆𝒔𝒔𝒐𝒖𝒔) ; 𝑾𝒊𝒌𝒊𝒑𝒆́𝒅𝒊𝒂 ; 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑰𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆"
@histoireitinerante
"La plus grande de toutes les cathédrales de Westphalie (108,95 m de long) ne cesse d'impressionner lorsqu'on parcourt la belle place à laquelle elle a donné son nom. oeuvre du XIII e siècle, elle est significative du roman tardif par son style tout en se situant à la charnière du passage au gothique. Sur la façade sud, se détache un porche appelé Porche du Paradis qui présente les statues des apôtres et des saints. Dans le déambulatoire, on peut voir une superbe horloge astronomique construite en 1540. Selon la légende, on creva les yeux de l'artisan horloger afin qu'il ne puisse jamais répéter son chef-d'oeuvre."
@