Arg-é Bam
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"Bam se trouve à la lisière sud du haut plateau iranien, dans la province de Kerman, au sud-est de l’Iran, près de la frontière du Pakistan. Bam est à 1,060 mètres au dessus du niveau de la mer au centre de la vallée dominée au nord par les monts Kafut et au sud par les monts Jebal-e Barez. Cette vallée constitue le paysage culturel élargi du comté de Bam. Au-delà des montagnes s’étend le vaste désert de Lut de l’Iran central. L’eau des monts Jebal-e Barez alimente le cours d’eau saisonnier Posht-e Rud qui borde la ville de Bam entre l’Arg-e Bam et le Qal’eh Doktar. La rivière Chelokhoneh et ses affluents sont alimentés par l’eau des parties centrales des monts Jebal-e Barez. Elle coule maintenant en direction du nord-est alors qu’autrefois elle traversait la ville de Bam jusqu’à son détournement par un barrage lui donnant une nouvelle orientation et la faisant confluer avec le Posht-e Rud au nord-ouest de la ville. L’eau des monts Kafut alimente aussi le bassin versant. Les origines de la citadelle de Bam, Arg-e Bam, remontent à la période achéménide (VIe au IVe siècle avant J.-C.) et même plus loin. L’apogée de la citadelle se situe du VIIe au XIe siècle, en raison de sa position au carrefour d’importantes routes marchandes et de sa réputation en matière de production de vêtements en soie et en coton. La citadelle, qui contient les quartiers du gouverneur et la zone résidentielle fortifiée, constitue le centre d’un vaste paysage culturel qui est marqué par une série de forts et de citadelles aujourd’hui en ruines. L’existence de la vie dans l’oasis était fondée sur les canaux d’irrigation souterrains, les qanats, dont Bam a conservé certains des témoignages les plus anciens en Iran et qui continuent à fonctionner aujourd’hui. Arg-e Bam est l’exemple le plus représentatif d’une ville médiévale fortifiée construite selon la technique vernaculaire utilisant des couches de terre (chineh), des briques de terre séchées au soleil (khesht) et des structures à voûtes et à coupoles. En dehors de la zone principale de Arg-e Bam, autres structures historiques protégées sont les suivantes : le Qal'eh Dokhtar (forteresse de la Vierge, VIIe siècle environ), le mausolée d'Emamzadeh Zeyd (XIe -XIIe siècle) et celui d'Emamzadeh Asiri (XIIe siècle) et les systèmes des qanâts historiques et des cultures du sud-est de Arg Bam et son paysage culturel représentent un exemple exceptionnel d’ancien habitat fortifié qui s’est développé autour du haut plateau central de l’Iran et un témoignage exceptionnel du développement d’un peuplement marchand dans l’environnement désertique de la région d’Asie centrale. Cette construction impressionnante représente sans nul doute l’apogée et est la plus importante réalisation de son espèce non seulement dans la région de Bam, mais aussi dans une région culturelle bien plus étendue d’Asie de l’Ouest. Bam est située dans une oasis dont l’existence a reposé sur l’utilisation des canaux d’irrigation souterrains, les qanâts, pendant plus de deux millénaires. Des siècles durant, Bam a conservé une position stratégique sur les Routes de la soie la reliant à l’Asie centrale à l’est, au Golfe persique au sud et à l’Egypte à l’ouest et constitue un exemple de l’interaction de diverses influences. Le paysage culturel de Bam est une représentation importante de l’interaction de l’homme et de la nature et conserve un riche patrimoine de canalisations anciennes, d’habitats et de forts qui témoignent de manière tangible de l’évolution de la région. 𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆(𝒔) : 𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒘𝒆𝒃 𝒅𝒆 𝒍'𝑼𝑵𝑬𝑺𝑪𝑶 ; 𝑯𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝑰𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆"
@histoireitinerante
"https://www.instagram.com/reel/DO-b3VMiOq5/?igsh=MXdnNWR2N2ZicjhnZA=="
@claudio.bo
"Largest adobe (i.e., dried mud bricks made from earth, water, and an organic binding material like straw or grass) building in the world"
@nchavotier
"Si la forteresse n'est plus ouverte au public, la vieille ville aux alentours est accessible gratuitement et permet d'observer de près la citadelle en reconstruction. Avec un peu de chance, le gardien des lieux vous laissera même passer derrière les cordes de protection et vous promener parmi les échafaudages. La fondation de Bam remonterait à la civilisation parthe (247 av. J.-C.-224) - semi-nomades originaires de la province du Khorassan. Ferdowsi, grand poète persan (940-1020), évoque, dans son célèbre Shâh Nâmeh, l'histoire légendaire du roi sassanide Ardachir venu conquérir cette place forte. La citadelle de Bam, probablement érigée à l'époque sassanide (224-637), constituait un verrou sur la route de la soie entre l'Inde et l'Arabie Saoudite. Commerçants perses, arabes, indiens et chinois traversaient en effet le désert iranien d'oasis en oasis. Une population de plus de 5 000 âmes vivait alors confinée au sein des fortifications et répartie sur moins de 6 km². Son dédale de rues, abritait un quartier musulman, zoroastrien et juif. Soumise à plusieurs reprises à l'assaut des Mongols à partir du XIII e siècle, elle subira également les invasions des Afghans au XVIII e siècle. En 1794, le jeune souverain zand, Loft Ali Khan, traqué par Agha Mohammad Qadjar, s'y réfugia avant d'être capturé. Dans la foulée, le nouveau souverain de l'Empire perse, d'une cruauté sans nom, fit massacrer l'ensemble de la population de la ville. A l'époque moderne, Arg-e Bam servit pendant plusieurs décennies de caserne et de dépôt militaire, avant d'être désertée vers 1930."
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"Largest Adobe (mudbrick) building in the world. In a desert. "
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