Antigonë

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ALBANIE

ALBANIE

Placé dans un magnifique environnement, au pied du mont Çajupi (2 146 m d'altitude), le site s'étend sur 40 ha sur une colline s'élevant à 600 m d'altitude. Comme en attestent les médailles découvertes sur place portant l'inscription ΑΝΤΙΓΟΝΕΩΝ (Antigoneon), il s'agit de l'antique cité d'Antigonie (ou Antigonea) fondée en 295 av. J.-C. par le roi Pyrrhus I er (318-272 av. J.-C.). Relativement difficile facile d'accès, le site comporte en outre peu de vestiges impressionnants, à l'exception notamment d'une belle mosaïque paléo-chrétienne. Mais on recommande de s'adjoindre les services d'un guide compétent afin de mieux appréhender la portée des vestiges. On peut également s'y rendre à pied à l'occasion d'une agréable randonnée au départ de Saraqinishta (45 min) ou d'Asim Zneneli (2h) . Histoire Pyrrhus, roi des Molosses - Neveu d'Alexandre le Grand, Pyrrhus est célèbre pour sa victoire à Ausculum (aujourd'hui Ascoli Satriano, dans les Pouilles) contre les Romains, en 279, durant laquelle il perdit tant de ses hommes qu'il dût renoncer à marcher sur Rome. Cette bataille a donné naissance à l'expression " victoire à la Pyrrhus ". Roi des Molosses (principale tribu grecque d'Épire que la mythologie fait remonter aux Troyens), Pyrrhus deviendra roi d'Épire (v. 306 av. J.-C) puis de Macédoine (v. 288 av. J.-C.). Pour consolider les frontières de son royaume, il fonde ici une importante colonie qu'il nomme en l'honneur de sa défunte épouse Antigone. Prospérité - La ville connait une période prospère de 150 ans, devenant le centre économique de la vallée du Drino (principal affluent de la Vjosa). Les habitants vivent alors de l'agriculture et du commerce avec d'autres cités grecques. En témoignent les nombreuses pièces de monnaie découvertes sur place provenant des royaumes d'Épire et de Macédoine, des cités de Corinthe, et d'Apollonie d'Illyrie (près de Fier) . Destruction - Au début de la domination romaine (à partir de 197 av. J.-C.), Antigonie profite d'une relative autonomie. Mais lors de la Troisième guerre de Macédoine (172-168 av. J.-C.), les habitants choisissent de rallier le camp macédonien. Cette option leur sera fatale. Après la bataille de Pydna (sur le littoral macédonien) en 168 av. J.-C., le général romain Lucius Aemilius Paullus entreprend de punir les Macédoniens : Antigonie fait partie des 70 villes du nord de la Grèce qui seront incendiées et dont la population sera réduite en esclavage. Période chrétienne - Pendant longtemps, les historiens pensaient que la ville, détruite et abandonnée, n'avait jamais été reconstruite. Or, la découverte ici dans les années 1970 d'une basilique paléo-chrétienne dédiée à saint Christophe prouve que le site a de nouveau été habité au début de notre ère. La ville sera en définitivement abandonnée lors de l'arrivée des Slaves au VI e s. Par la suite, plusieurs églises seront érigées sur place jusqu'au XI e s. Fouilles - Ouvert au public depuis 2013, le site a fait l'objet de fouilles à partir de 1913, et de manière plus intensive dans les années 1970 par le grand archéologue albanais Dhinosten Budina. Depuis les années 2000, une équipe gréco-albanaise menée par le Musée archéologique de Ioannina est de nouveau au travail sur le site. Visite Le site est cerné d'un mur de protection extérieur de 4 km de long (III e s. av. J.-C). La ville occupait une surface de 40 ha située sur un vaste plateau triangulaire, lui-même dominé par une colline plus haute où se trouvait l'acropole (600 m d'altitude). Nymphée - En entrant dans le parc archéologique, on aperçoit d'abord les fondations de l'enceinte fortifiée, puis un nymphée (début du III e s. av. J.-C), bassin recevant l'eau d'une source considérée comme sacrée. Acropole et église - À l'extrémité est du site, la colline la plus haute, se trouve l'emplacement de l'acropole. On peut aujourd'hui y voir les ruines de l'église St-Michel (VI e -IX e s.) qui fut construite avec une partie des blocs de pierre d'un ancien temple. Fortifications - Celles-ci étaient constituées de 3 murs successifs, le plus imposant, à l'extérieur, étant défendu par sept tours. Commerces et ateliers - À gauche du chemin se trouve ancienne tannerie (seconde moitié du III e s. av. J.-C.), tandis que, un peu plus loin, à droite, subsistent les fondations d'une auberge-entrepôt (même époque) destinée aux attelages des transports de marchandises. C'est ici que furent faites les découvertes les plus nombreuses : pièces de monnaie en argent et en bronze, statuettes de Poséidon, outils de travail, plats en bronze ou encore statuette de harpie (jeune fille ailée) représentant une divinité du vent maléfique dérobant les récoltes. Villa - Environ 250 m plus loin, à droite, on découvre les traces d'une riche habitation (début du III e s. av. J.-C.) entourée de colonnes (péristyle) où furent découvertes une mosaïque et des pièces de monnaie. Encore 250 m plus loin, en continuant vers le nord, on passe à côté d'une fontaine (date inconnue). Il faut ensuite parcourir la même distance en revenant vers le sud-ouest. Mausolées - Reliés entre eux, ces deux mausolées de grande taille (III e -II e s. av. J.-C.) ont fait l'objet de fouilles en 2005. Ils correspondent parfaitement aux tombes classiques de la noblesse macédonienne. On y a notamment découvert des céramiques et objets en bronze. Le chemin se poursuit vers l'ouest. Grande Porte - Principale entrée de la ville (III e -II e s. av. J.-C.), elle était flanquée de deux tours. Poursuivez sur 250 m. Stoa - Les vestiges de ce portique (début du III e s. av. J.-C.) indiquent le lieu où se réunissait l'élite politique et commerciale. Le parcours revient ensuite vers l'est. Basilique Saint-Christophe (mosaïque) - Ses ruines furent découvertes en 1974. Il s'agit d'une église paléo-chrétienne à choeur tréflé érigée en deux temps entre le V e et VI e s. L'espace entre les absides latérales comporte une magnifique mosaïque, partiellement préservée, portant des inscriptions dédicatoires et considérée comme une oeuvre unique, l'une des plus précieuses de la région. Grâce aux récents travaux de restauration réalisés en 2015, la mosaïque doit désormais être visible en été (et protégée de graviers en hiver). À noter, entre la Grande Porte et la basilique, l'impressionnant mur d'enceinte, qui constitue la partie la plus massive des fortifications. Agora, stoa principale et musée - En revenant vers l'est, on aborde le coeur de la ville. Au nord, se trouve l'agora et la stoa principale (III e -II e s. av. J.-C.), un large rectangle de 59,6 m de longueur sur 8,6 m de largeur, autrefois délimité par des colonnes doriques, traversé au centre par un système de drainage. En 1987, furent découverts ici plusieurs des plus belles pièces du site : une grande statue de cavalier armé et des statuettes de bronze représentant Poséidon et l'un des célèbres chiens de combat de la tribu des Molosses utilisés pour garder les troupeaux (c'est de là que vient le terme " molosse " qui désigne plusieurs races de chiens comme le bouledogue). Certains des objets provenant du site sont exposés dans le petit musée situé à côté de l'agora. Cimetière, habitations, etc. - En direction du sud, le chemin longe, à droite, plusieurs bâtiments publics et privés (III e -II e s. av. J.-C.), puis, les ruines de deux églises byzantines et d'un petit cimetière médiéval (VII e -IX e s. et IX e -XI e s.). On parvient ensuite au quartier des artisans (début du III e s. av. J.-C.) composé d'un ensemble compact de maisons, ateliers et ruelles. Le parcours se termine, au sud, où se trouve une grotte qui fut utilisé comme abri par les premiers habitants avant la fortification de la ville.

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